Jean-Marie Santander, vous voilà de nouveau sur le devant de la scène. Après l’equity line qui a propulsé THEOLIA en bourse, la faisant passer du Marché Libre au SBF 120 en tout juste 27 mois: un fait unique qui ne s’est jamais reproduit en France. Rappelons que cinq ans plus tôt, comme pour THEOLIA, vous lancez la construction d’unités que vous associez à une ICO. Adonc, vous décidez de lancer une ICO pour des opérations touchant le monde de la santé et du bien-être.

 

Ancien PDG d’entreprises de green business, vous avez mené avec succès plusieurs belles levées en bourse. Pourquoi avez-vous décidé de vous financer aujourd’hui par un token ?

Jean-Marie Santander : Je me suis d’abord méfié des cryptomonnaies. Mais rapidement, j’ai saisi tous les attraits d’une ICO et, notamment, son fonctionnement sans autorité centrale. C’est un modèle de financement innovant. Les prochaines années devraient être profondément bouleversées par la cryptomonnaie et par ce type de financement.

 

Quel est votre objectif de fonds ?

J.- M. S. : A ce stade, nous souhaitons lever 5 millions d’Euros qui participeront aux fonds propres que nous allons investir dans les trois opérations que nous allons construire, conserver et exploiter : deux projets sur la spiruline et son « or bleu », la phycocyanine, ainsi qu’une unité de culture du cannabis et d’éco-extraction du cannabidiol (CBD) à usage thérapeutique au Portugal. La période de souscription a commencé le 15 Juillet jusqu’au 15 Janvier prochain par French-ICO, la première société française à avoir obtenu le visa de l’AMF dans le cadre de sa propre ICO.

 

De quels avantages bénéficieront les détenteurs de Blueco ?

J.- M. S. : Nous allons créer le « Club VIP BLC Premium » pour tous les porteurs détenteurs de jetons Blueco (BLC). Tout membre dont les jetons seront stackés pourra acheter en exclusivité et à des prix de gros, du CBD, de la spiruline ou de la phycocyanine. Les investisseurs auront des avantages plus ou moins importants selon qu’ils sont Platinium, Gold ou Silver. Et toujours en exclusivité. Du cashback sera également offert pour tous les paiements réalisés en BLC. Les jetons sont vendus à des prix préférentiels pendant les trois périodes de l’ICO actuellement en cours. Et il sera toujours possible d’acheter et de vendre des jetons sur des marchés secondaires selon l’offre et la demande. Mais attention, plus il y aura de jetons stackés et plus les jetons seront rares. Leur prix aura probablement tendance à monter au profit des primo-investisseurs…

 

Vous avez évoqué des «exclusivités» ?

J.- M. S. : Oui, c’est l’avantage le plus important. Pouvoir payer les produits à la moitié du prix public c’est bien, notamment pour ces produits très efficaces, mais également rares et chers. Mais cette priorité d’achat sur les produits du groupe est à mon sens le vrai privilège. Faracha Equities, via ses filiales, va produire et vendre en gros à des professionnels, comme des laboratoires. Pour le CBD, le groupe va vendre toute sa production à un seul laboratoire. Ce dernier va traiter le CBD sous diverses formes. Faracha Equities va réaliser des produits conçus spécialement pour les détenteurs de BLC avec un design spécifique au Club VIP BLC Premium. Ils seront préparés en priorité par rapport au CBD qui sera vendu au client unique. Idem pour la spiruline ou la phycocyanine. Elles seront préparées pour le club avec le design du club. Tous les membres, Platinium, Gold ou Silver, auront accès à ces produits préparés spécifiquement pour le club et en amont de tous les accords commerciaux. Cet avantage va durer le temps de vie de ces sites et les détenteurs de BLC bénéficieront en priorité de ces innovations issues de l’activité R&D du Groupe. Il est important d’indiquer que le CBD thérapeutique va devenir libre, en Europe dans les prochaines années. Nos produits pourront être payés en Ethers comme en Euros.  

 

Vous avez un profil original dans le milieu des cryptos. Pourriez-vous nous en dire plus sur vos trente ans d’expérience, vous qui portez le projet Blueco ?

J.- M. S. : Ingénieur en électrotechnique, j’ai complété cette formation par des masters en Finance et en Management. Je construits des centrales autonomes de production d’électricité depuis plus de 20 ans. D’abord des cogénérations (production simultanée d’électricité et de chaleur) à partir du gaz naturel, puis des centrales dites « de pointe », puis des cogénérations à partir du biogaz et enfin des centrales mettant en œuvre des énergies éolienne et photovoltaïque. J’ai construit 1000 MW de centrales éoliennes et 200 MWc de centrales photovoltaïques ! J’ai créé et développé un leader de l’électricité verte, THEOLIA. Bref, je fais partie de la dizaine d’entrepreneurs qui ont créé la filière éolienne en France. J’ai par la suite créé GEP jusqu’à ma démission en juillet 2020 pour construire mes propres projets. 

 

Pourquoi avoir quitté le secteur des énergies renouvelables ?

J.- M. S. : La rentabilité n’était plus au rendez-vous. En effet, depuis plusieurs années, la suppression progressive de l’obligation d’achat et des tarifs garantis par l’Etat, d’abord dans le photovoltaïque, puis dans l’éolien, m’ont donné l’idée de réaliser des opérations plus complexes : de produits « énergivores » en association avec des énergies renouvelables.

 

Comment avez-vous été amené à réaliser vos premières introductions en bourse ?

J.- M. S. : Je construis des centrales depuis 2001. Ces centrales de production d’électricité sont « capitalistiques » et nécessitent des fonds propres importants et la bourse était le moyen privilégié pour disposer de ces fonds.

 

Parlez-nous justement de ces entrées en bourse (IPO) ?

J.- M. S. : Comme pour la cryptomonnaie, je ne connaissais rien avant d’entrer en bourse. Mais j’apprends vite. L’IPO la plus caractéristique est sans doute THEOLIA, en 2006. Après un an de discussions avec les autorités de tutelle, ma société est inscrite au Marché Libre de Euronext Paris, en 2002. En 2006, compte tenu de nos performances boursières, nous décidons de passer directement du Marché Libre à Eurolist, compartiment B (plus de 300 M€ de capitalisation boursière). La Société Générale et la BNP nous accompagnent. Pour préparer le prospectus, nous organisons des réunions hebdomadaires durant 6 mois. Imaginez : 24 banquiers (12 pour la SG et 12 pour la BNP), notre avocat et son équipe, le DAF et moi. Au moment de lancer l’opération, nous invitons notre broker hollandais, AEK. En effet, nous pensions que les banques s’étaient entendues préalablement. Nous ne nous étions pas trompés : les banquiers nous annoncent que pour lever 20 M€ d’euros nous devons « casser » notre cours de 30%. Diktat que notre broker refuse en garantissant la levée de fonds sans consentir aucune réfaction. Les deux banques plient. Et au bout du compte nous recevons plus de 200 millions de demandes et notre broker n’a même pas besoin de mobiliser sa caution. Dès lors, les deux banques se vanteront d’avoir fait faire une magnifique opération à THEOLIA… 

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