Nous avons rencontré l’entrepreneur à succès Benoit Lam qui, parmi les différentes cordes qu’il a à son arc, peut mettre en avant ses réussites dans l’immobilier en général et dans la location touristique de standing en particulier.

La crise induite par le Covid-19 ? Loin de l’ignorer, il sait la surmonter et s’adapter. Les défis le motivent. Son maître-mot : toujours aller de l’avant. Il nous livre ici ses recettes dont tous les autres entrepreneurs et les porteurs de projets pourront tirer profit !

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots pour que nos lecteurs apprennent à mieux vous connaître ?

Je m’appelle Benoit LAM et je suis entrepreneur depuis 10 ans. J’ai commencé à entreprendre dès la fin de mes études.

Mes différentes boîtes dans le secteur de l’immobilier et du tourisme ont recruté plus de 150 employés. Au début de la pandémie, nous étions 100 collaborateurs, avec des profils jeunes et internationaux.

La plupart des opérations s’effectuaient en Europe (Londres, Paris, Malte, Dublin, Genève…), mais aussi à Minsk en Biélorussie et à Hong Kong.

Sur cette période de 10 ans, nous avons géré plus de 500 appartements de standing en Europe.

Quelle analyse faites-vous et quelles leçons tirez-vous de ces dix dernières années riches en expériences aussi diverses que variées ?

Si je ne devais retenir qu’une seule chose de cette belle aventure entrepreneuriale, ce serait sans aucun doute l’apprentissage.

L’entrepreneuriat est, selon moi, la meilleure école qui soit. Parce qu’elle m’a permis de me surpasser, de ne pas compter mes heures, et d’apprécier les situations complexes.

D’ailleurs, je dirai même que les situations de crise m’excitent et me donnent encore plus l’envie et la motivation de me lever tous les jours à 4 h 30 du matin… !

L’immobilier et le tourisme… Votre secteur est donc, comme plusieurs autres, extrêmement touché par la pandémie et ses conséquences. Comment appréhendez-vous cette situation inédite ?

Je pense qu’il faut être honnête : j’ai jusqu’à présent eu la chance de pouvoir entreprendre dans une ère où tout le monde pouvait réussir. Ces dix dernières années ont été belles et sans vrais obstacles.

Cette pandémie, en fin de compte, va créer une génération de « super-entrepreneurs » et va nous pousser jusqu’au bout dans nos réflexions.

Aujourd’hui, il ne faut pas hésiter à tout challenger. Dans notre industrie, je pense qu’on ne vit pas seulement une période de crise, mais aussi un changement de comportement. Les gens vont voyager et vivre différemment, et il convient de s’adapter.

Il faudra être à l’écoute des clients et avoir la capacité de s’ajuster rapidement.

Le diagnostic étant bien établi, comment vous projetez-vous pour trouver une issue positive à la crise actuelle ?

Il faudra être encore plus à l’écoute du client. Nous devrons faire preuve de sagesse et de patience.

Selon moi, la clé du succès est d’avoir une vision sur le long terme. Il faut essayer d’anticiper les 10, 20, voire 30 prochaines années en capitalisant sur les expériences acquises avant la pandémie, et surtout de saisir l’opportunité de repenser les domaines dans lesquels nous avons été moins bons.

La crise a certainement mis en lumière pour chaque entrepreneur les domaines où il doit s’améliorer, il faut avoir le courage de s’en rendre compte pour pouvoir les travailler.

Cette crise est selon moi un véritable accélérateur, elle va accélérer l’apprentissage entrepreneurial de toute une génération.

Finalement, toutes les crises ont une fin… Il faut dès aujourd’hui se préparer à la reprise, sans essayer de contrôler ce que nous ne pouvons pas contrôler !

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