Ces dernières années, l’entrepreneuriat a connu un véritable boom économique. En France, il n’est plus possible de parler de start-up sans évoquer Station F et son fondateur Xavier Niel.


Du minitel à la Freebox pop, Xavier Niel s’est imposé, en deux décennies, comme le Steve Jobs français dans l’industrie des télécommunications. 

Depuis quelques années, le fondateur d’Iliad a décidé d’investir dans l’avenir, en créant des formations comme Hectar et École 42, ou en accompagnant les jeunes pousses grâce à la désormais célèbre Station F. Son parcours entrepreneurial et la création du plus grand incubateur au monde ont fait de Xavier Niel un véritable expert dans ce domaine. Interview.


 

Pour vous quel est le profil du bon entrepreneur ? 

Xavier Niel : Le bon entrepreneur, c’est vous ! C’est tout le monde. Il n’y a pas de profils définis pour être un bon entrepreneur. L’important, c’est d’essayer de se dire qu’entreprendre, c’est la liberté de choisir sa vie. Il suffit donc d’avoir confiance en soi, de foncer et de ne pas avoir peur. 

“Il faut avoir une ambition, la volonté de voir loin et de vouloir changer le monde.”

Et pour faire partie des programmes station F, quel est le bon profil ? 

X. N. : vous savez, il y a 35 programmes chez Station F. Dans chaque programme, les critères de sélection sont différents, mais pour intégrer notre incubateur, il faut avoir une ambition, la volonté de voir loin et de vouloir changer le monde.

Il y a aussi quelque chose de très important à rappeler : on peut se planter et recommencer. Ce n’est pas une fatalité d’échouer. Chez station F, tous ceux qui se sont plantés peuvent revenir, on les reprendra avec plaisir. 

On entend de plus en plus parler de la Green Economy , est-ce que c’est l’avenir de l’entreprenariat ?

X. N. : Je ne pense pas que la Green Economy soit l’avenir de l’entrepreneuriat, en revanche, je pense la responsabilité écologique est incontournable aujourd’hui dans le développement économique d’une entreprise. C’est primordial qu’il y ait systématiquement l’intégration de ce sujet dans toute forme de start-up. Dans tous les projets, on doit intégrer une dimension green qui ne soit pas du green washing, mais c’est souvent ce que font les entreprises. 

Et puis après il y a effectivement le sujet des green-tech, dans lequel les entreprises sont en mesure de faire le bilan sur ce qu’elles sont capables d’inventer, de mettre en œuvre et de faire fonctionner. 

 

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