Malt vient de publier son étude annuelle sur les freelances en 2019. 56% des freelances estiment que les conditions de collaboration avec les entreprises se sont améliorées. 88% ne souhaitent pas redevenir salariés à temps plein (contre 73% l’an dernier). 79% des freelances du numérique gagnent plus qu’en étant salarié.

Les freelances ont pris une place de plus en plus importante dans le monde de l’entreprise. Et comme chaque année, Malt – la première communauté des freelances du numérique en France – sort un nouvel opus de son étude annuelle sur le “freelancing”. La troisième édition de l’étude “le freelancing en France” nous apporte une bonne nouvelle : dans un contexte de pénurie de talents, les entreprises ont amélioré leur manière de travailler avec les freelances (pour 56% des répondants). Cette capacité à mieux s’ajuster à ces talents externes est capitale car le baromètre nous apprend par ailleurs que les freelances n’ont aucune envie de réintégrer le monde de l’entreprise (88% des freelances du numérique). 



56% estiment que les conditions de collaboration avec les entreprises se sont améliorées 


Les conditions de travail octroyées aux freelances se sont améliorées : possibilité de télétravail, intégration avec les équipes en interne… Cela est dû à plusieurs facteurs : premièrement, le télétravail et les conditions d’un travail plus autonome sont également demandés (et obtenus) par un nombre de plus en plus grand de salariés ; deuxièmement, les outils numériques ont rendu le travail collaboratif à distance beaucoup plus aisé ; troisièmement, les freelances sont aujourd’hui davantage identifiés comme des ressources clés qu’il s’agit dans certains cas de séduire et d’attirer. Dans certains, des stratégies de marque employeur spécialement dédiées sont même conçues et utilisées.



Une évolution qui va dans le sens d’une stratégie de gestion des talents réussie à l’ère digitale

Cette tendance va dans le sens des préconisations de l’étude Manpower 2018. Axée sur la pénurie de talents, perçue comme un risque majeur, cette étude recommandait aux entreprises une stratégie de gestion des talents articulée sur quatre axes clés dont celui de “puiser” dans un vivier de talents externes (freelances, indépendants, intérimaires…) en les fidélisant et en apprenant à travailler avec eux. Les trois autres piliers étant “construire” et “faire évoluer” les compétences des collaborateurs et acquérir des profils talentueux en faisant évoluer leur proposition de valeur, notamment leur culture d’entreprise, dans un contexte de compétition mondiale.



88% ne souhaitent pas redevenir salariés à temps plein (contre 73% l’an dernier

Le timing est donc parfait pour les entreprises car dans le même temps, les freelances déclarent qu’ils resteront freelances, étant heureux de leurs conditions de travail et de leur situation.  Ce chiffre de 88% ne souhaitant pas redevenir salarié est corroboré par un autre indicateur : 92% des répondants voient le freelancing comme une situation à long terme. Les freelances du numérique, les plus recherchés (développeurs, data scientists et administrateurs systèmes) sont 96% à déclarer que ce statut est un choix (90% pour les autres freelances en général).  



Une meilleure situation financière qu’en salariat et une « agentivité » inappréciable

Les freelances sont 50% à déclarer mieux gagner leur vie que lorsqu’ils étaient en entreprise (79% des freelances du numérique). Néanmoins l’argent ne vient qu’en dernière position (33%) comme motivation pour le statut de freelance. La première motivation (88%) reste le besoin d’indépendance et d’autonomie. Cet état d’esprit s’explique par le fait que ce qu’ils valorisent le plus, c’est de pouvoir décider de leurs missions et de leurs conditions de travail. Ce que les sociologues appellent l’agentivité, c’est-à-dire la capacité à agir sur sa vie, par opposition à ce qu’impose la structure, est le principal avantage ressenti par les freelances.