Selon l’enquête internationale Mercer 2019 sur le coût de la vie, la ville la plus chère au monde pour les expatriés n’est ni New York, ni Los Angeles, ni même Londres, mais bien Hong Kong.

C’est la deuxième année consécutive que Hong Kong se place en tête du classement des villes les plus chères du monde, et ceci est d’autant plus surprenant au vu des manifestations contre l’amendement de la loi d’extradition qui ont lieu dans la ville depuis le mois de mars.


En fait, selon Mercer, ces événements rendent la vie à Hong Kong encore plus chère. Le cabinet de conseil mesure en effet le coût de la vie dans chaque ville en fonction d’un « panier international de biens et services », qui comprend notamment du pain blanc tranché ou encore un jeans pour homme.

Sur les 10 premières villes du classement, 8 sont asiatiques. On retrouve en effet Tokyo (2e), Singapour (3e), Séoul (4e), Shanghaï (6e), Achgabat (7e), Pékin (8e) et Shenzhen (10e).

Les deux autres villes non asiatiques du top 10 sont Zurich (5e) et New York (9e). La grosse pomme a grimpé dans le classement par rapport à l’année dernière (elle se classait alors 13e), et Zurich n’est que la première d’une série de villes suisses qui dominent le classement européen.

Si le cours du franc suisse propulse les villes helvétiques en tête du classement européen, c’est le cas contraire pour le Royaume-Uni, où le coût de la vie a chuté grâce à la baisse de la livre sterling.

Londres reste la ville la plus chère du Royaume-Uni, mais perd 4 places depuis l’année dernière. Selon Kate Fitzpatrick, cheffe des services professionnels en mobilité internationale chez Mercer pour la zone Royaume-Uni et Irlande : « La tendance à la baisse des villes du Royaume-Uni est principalement imputable à l’appréciation du dollar américain par rapport à la livre sterling ».

Mais pour elle, cela n’a rien à voir avec le Brexit. « Ces conclusions indiquent que le Royaume-Uni demeure une destination attractive pour les entreprises qui cherchent à délocaliser leur personnel vers les centres d’affaires et de finance internationaux, en dépit des vents contraires insufflés par les médias, dont le Brexit fait partie ».

Selon d’autres sondages, l’attractivité de Londres n’a pas été ébranlée par le Brexit. Il y a quelques mois, Knight Franck, agence spécialisée dans l’immobilier d’entreprise, a désigné Londres comme le premier pôle de richesses au monde. Plutôt que de prendre en compte le prix du pain et des jeans, l’étude a évalué Londres en fonction du nombre de UHNWI (Ultra High Net Worth Individual), soit les ultra riches disposant d’une fortune supérieure à 30 millions de dollars, du volume des investissements immobiliers et du mode de vie.

Cependant, Londres reste prise en tenaille entre Kinshasa et Libreville, capitales de la République démocratique du Congo et du Gabon, ce qui explique pourquoi elle reste si populaire auprès des migrants.

En effet, entre vivre dans une ville chère et politiquement instable, ou dans une ville chère mais offrant une qualité de vie élevée, le choix paraît plutôt évident. C’est pour cette raison précisément que des migrants en provenance de pays d’Afrique et du Moyen-Orient se tournent vers les capitales européennes. La ville de Londres voit également un afflux de demandes de la part de Chinois fortunés désireux de rejoindre la capitale anglaise. Et si les tensions à Hong Kong ne s’apaisent pas, ses habitants pourraient bien se joindre à leurs voisins et gagner la City à leur tour.


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