Les sportives du monde entier nous en mettent régulièrement plein les yeux grâce à leurs exploits toujours plus impressionnants. Au début de l’été, tous les yeux étaient tournés vers la France pour la Coupe du monde féminine de football 2019, pourtant ce ne sont pas les footballeuses qui se placent en haut du classement des sportives les mieux payées.

Naomi Osaka avait fait une entrée remarquée à l’U.S. Open 2018 en remportant le tournoi face à Serena Williams, alors qu’elle était classée 19e joueuse mondiale. Lorsque la joueuse japonaise a remporté l’Open d’Australie en janvier, elle a pu confirmer son statut de joueuse incontournable de la scène actuelle du tennis, devenant par la même occasion un produit marketing inestimable.


Les exploits de Naomi Osaka, son jeune âge, son talent ainsi que ses origines métisses en font le rêve de tout professionnel du marketing. Née d’une mère japonaise et d’un père haïtiano-américain, elle se distingue comme étant la première Japonaise à remporter un titre de Grand Chelem et la première joueuse asiatique à occuper la tête du classement en simple.

En dehors de la prize money, ses revenus annuels ont grimpé de 1,5 million de dollars à environ 16 millions de dollars au 1er juin 2019, notamment grâce à des contrats signés avec Matsercard, All Nippon Airway, Nissan et Procter & Gamble. En incluant la prize money, les revenus de Naomi Osaka s’élèvent à 24,3 millions de dollars selon les estimations de Forbes.


Ses gains devraient être encore plus importants l’année prochaine, puisque la joueuse japonaise a signé au printemps dernier un contrat de plusieurs millions de dollars avec Nike. À 21 ans, Naomi Osaka s’apprête à être l’un des visages des Jeux olympiques d’été de 2020 à Tokyo.

Les revenus de la joueuse se placent dans le sillage de Serena Williams, qui conserve sa position de sportive la mieux payée au monde pour la quatrième année consécutive. L’Américaine a empoché 29,2 millions de dollars cette année, dont 4,2 millions en prize money grâce à son retour sur les courts après la naissance de sa fille, Olympia, en septembre 2017.

De plus, Serena Williams ne cesse de signer de nouveaux contrats, rajoutant notamment Pampers, Axa et General Mills à sa liste de partenariats comprenant une dizaine d’autres marques, telles que Nike, Beats, Gatorade ou encore JPMorgan Chase.

La championne américaine a remporté 23 titres en Grand Chelem et sa fortune estimée à 225 millions de dollars fait d’elle la seule sportive présente dans le classement des Américaines autodidactes les plus riches.

Les deux joueuses de tennis ont gagné cette année deux fois plus que la troisième sportive la mieux payée, Angeline Kerber, leur concurrente allemande qui a perçu 11,8 millions de dollars.

Le tennis demeure ainsi le sport no1 en termes de revenus pour les sportives du monde tntier. La semaine dernière, la Women’s Tennis Association (WTA) a annoncé que la gagnante du WTA Tour empocherait 4,7 millions de dollars cette année. Il s’agit du gain le plus important de l’histoire du tennis, hommes et femmes confondus. En 2019, la prize money attribuée lors du WTA Tour s’élevait au total à 179 millions de dollars. À noter également que les 10 sportives les mieux payées au monde cette année sont toutes des joueuses de tennis (on retrouve ensuite des joueuses de golf, de football et de badminton).

Pour leur part, les joueuses de football, de basketball et de softball touchent des revenus bien inférieurs à leurs équivalents masculins. La tranche salariale maximale de la Women’s National Basketball Association (WNBA) s’élevait cette année à 117 500 dollars, contre 37,4 millions de dollars pour les joueurs de la NBA.

Malgré l’écart salarial dans les sports d’équipe, les opportunités de marketing sont de plus en plus importantes pour les sportives du monde entier, notamment grâce au pouvoir croissant des réseaux sociaux. C’est la thèse avancée par Dan Levy, dirigeant de la division des sportives féminines chez Wasserman Media Group.

Il explique : « Les sportives professionnelles disposent désormais d’un moyen inestimable pour communiquer avec leurs fans. C’est cette connexion avec les consommateurs que les marques recherchent. Grâce à cette évolution, de nombreuses femmes sont devenues bien plus influentes dans le monde du marketing sportif ».

La société Wasserman compte plus de 2 000 clients et représente notamment Alex Morgan, Megan Rapinoe et Katie Ledecky. Le groupe a lancé un nouveau service le mois dernier, intitulé Athlete Exchange, qui permet d’aider les sportifs disposant d’une grande influence sur le Net à trouver des marques qui leur correspondent.

Les revenus indiqués dans la liste ci-dessous prennent en compte la prize money, le salaire, les bonus, les partenariats et les cachets pour des apparitions exceptionnelles des sportives entre le 1er juin 2018 et le 1er juin 2019. Au cours de cette période, 15 sportives ont empoché au moins 5 millions de dollars, alors que chez leurs homologues masculins, ils sont plus de 1 300 à dépasser ce seuil. Les 15 femmes du classement ont gagné au total 146 millions de dollars, contre 130 millions l’an passé. La liste comprend des sportives de 11 nationalités différentes.

 

15. Ariya Jutanugarn

sportives

Revenus totaux : 5,3 millions de dollars

Prize money : 3,3 millions de dollars

Partenariats : 2 millions de dollars

La golfeuse thaïlandaise a remporté le tournoi LPGA Tour’s Race to the CME Globe et a ainsi empoché 1 million de dollars de bonus. Ariya Jutanugarn a également signé au total 10 partenariats avec des marques, comme Titleist, Toyota, KBank et Thai Airways.

 

13. Madison Keys (ex aequo)

sportives

Revenus totaux : 5,5 millions de dollars

Prize money : 2,5 millions de dollars

Partenariats : 3 millions de dollars

La joueuse de tennis américaine a atteint la finale de plusieurs tournois du Grand Chelem en 2018 (Roland Garros et l’U.S. Open) et a remporté son premier titre sur terre battue lors du tournoi de Charleston cette année. Son contrat signé avec Nike est le plus important de sa carrière, mais elle compte également Évian, Wilson et Ultimate Software parmi ses sponsors.

 

13. Pusarla Venkata Sindhu (ex aequo)

sportives

Revenus totaux : 5,5 millions de dollars

Prize money : 500 000 dollars

Partenariats : 5 millions de dollars

P.V. Sindhu s’impose comme la sportive la plus rentable d’Inde. La championne de badminton a signé des contrats avec Bridgestone, JBL, Gatorade, Panasonic et bien d’autres. Elle est devenue la première indienne à remporter la finale du BWF World Tour en 2018.

 

12. Alex Morgan

sportives

Revenus totaux : 5,8 millions de dollars

Salaire : 250 000 dollars

Partenariats : 5,5 millions de dollars

La superstar de l’équipe des États-Unis féminine de soccer a déclaré qu’elle serait de la partie pour la Coupe du monde féminine de football 2023, et de même pour ses sponsors Nike, Coca-Cola, Beats, AT&T, Continental AG et Volkswagen. La co-capitaine de l’équipe prévoit également de créer une société de médias axée sur les femmes dans le sport.

 

10. Garbine Muguruza (ex-aequo)

sportives

Revenus totaux : 5,9 millions de dollars

Prize money: 2,4 millions de dollars

Partenariats : 3,5 millions de dollars

Les revenus de la championne de tennis ont chuté depuis qu’elle est passée de la 2e place mondiale à la 28e place. Elle conserve néanmoins ses nombreux partenariats, notamment avec Adidas, Évian, Beats, Rolex et Babolat.

 

10. Venus Williams (ex aequo)

sportives

Revenus totaux : 5,9 millions de dollars

Prize money : 900 000 dollars

Partenariats : 5 millions de dollars

La championne américaine âgée de 39 ans a investi dans la société de bien-être Asutra et a été nommée directrice de la marque en mai. Forte de ses 23 titres de Grand Chelem, la joueuse a lancé sa chaîne YouTube de « fitness, tennis, bien-être, design et plus » le mois dernier.

 

9. Elina Svitolina

sportives

Revenus totaux : 6,1 millions de dollars

Prize money : 4,6 millions de dollars

Partenariats : 1,5 million de dollars

La joueuse ukrainienne a remporté le titre le plus important de sa carrière en décrochant la victoire du Masters WTA de Singapour en 2018. Elle a ainsi empoché 2,4 millions de dollars et a terminé l’année en 4e position dans le classement des meilleures joueuses de tennis, touchant par la même occasion des bonus de la part de ses sponsors Nike et Wilson.

 

8. Karolina Pliskova

sportives

Revenus totaux : 6,3 millions de dollars

Prize money : 4,6 millions de dollars

Partenariats : 1,7 million de dollars

La joueuse de tennis tchèque a remporté 4 tournois ces 12 derniers mois, mais elle n’a pas réussi à atteindre la finale d’un seul tournoi du Grand Chelem depuis l’U.S. Open 2016. Karolina Pliskova a par ailleurs boosté ses revenus hors court grâce à son nouveau contrat signé cette année avec Fila.

 

7. Maria Sharapova

sportives

Revenus totaux : 7 millions de dollars

Prize money : 1 million de dollars

Partenariats : 6 millions de dollars

Du fait de ses blessures, Sharapova n’a pu jouer que 18 matchs l’an passé, mais elle conserve toutefois ses partenariats lucratifs avec Nike, Porsche, Head, Évian et Tag Heuer. La joueuse russe a investi dans l’Ultimate Fighting Championship (la ligue américaine d’arts martiaux mixtes) et dans la marque de soins Supergoop, mais ses principaux revenus hors court proviennent de sa marque de confiseries Sugarpova.

 

6. Caroline Wozniacki

sportives

Revenus totaux : 7,5 millions de dollars

Prize money : 3,5 millions de dollars

Partenariats : 4 millions de dollars

Wozniacki a remporté 3 tournois en 2018 et s’est classée dans le top 3 toute l’année. Au mois de juin, elle a épousé l’ancien joueur de NBA David Lee. Le mariage a rassemblé des stars de leurs sports respectifs, avec Serena Williams en demoiselle d’honneur, mais également Angelique Kerber, Pau Gasol et Harrison Barnes.

 

5. Sloane Stephens

sportives

Revenus totaux : 9,6 millions de dollars

Prize money : 4,1 millions de dollars

Partenariats : 5,5 millions de dollars

La joueuse américaine a atteint la finale de quatre tournois l’an passé et se classe no6 des meilleures joueuses mondiales. Son partenariat avec Nike, signé l’année dernière, est l’un des plus importants jamais conclus dans le monde du tennis. Stephens a également présenté son modèle de chaussures de tennis cet été, inspirée par le coloris « Aqua » des Nike rétro Air Jordan VIII.

 

4. Simona Halep

sportives

Revenus totaux : 10,2 millions de dollars

Prize money : 6,2 millions de dollars

Partenariats : 4 millions de dollars

Halep a empoché la prize money la plus importante du monde du tennis en 2018 et se place 5e au classement des plus gros gains de tous les temps, avec 33 millions de dollars au total. Au cours de ces deux dernières années, la joueuse roumaine a remporté plusieurs titres du Grand Chelem, touchant ainsi des bonus alléchants. Parmi ses sponsors, la championne peut compter sur Nike, Wilson, Mereces-Benz et Hublot.

 

3. Angelique Kerber

sportives

Revenus totaux : 11,8 millions de dollars

Prize money : 5,3 millions de dollars

Partenariats : 6,5 millions de dollars

Kerber a remporté Wimbledon en 2018 et a terminé l’année 2e au classement des meilleures joueuses de tennis, remportant ainsi des bonus de la part de ses partenaires. Elle a renouvelé ses contrats avec Adidas, SAP, Generali et NetJets, et a récemment conclu un accord avec Head & Shoulders. Ses autres partenariats incluent Yonex, Porsche, Rolex et Lavazza.

 

2. Naomi Osaka

sportives

Revenus totaux : 24,3 millions de dollars

Prize money : 8,3 millions de dollars

Partenariats : 16 millions de dollars

Nike a fait trembler le monde du tennis en annonçant au mois d’avril son partenariat avec la joueuse japonaise. De nombreux experts pensaient que Naomi Osaka se tournerait vers le groupe Adidas, avec lequel elle avait déjà signé un contrat qui avait pris fin en 2018.

 

1. Serena Williams

sportives

Revenus totaux : 29,2 millions de dollars

Prize money : 4,2 millions de dollars

Partenariats : 25 millions de dollars

À 37 ans, la championne prévoit de continuer à jouer au moins pour la saison prochaine, mais étend également son activité avec sa marque de vêtements, S by Serena. Elle planche par ailleurs sur sa collection de bijoux et de produits de beauté qui devrait être commercialisée fin 2020. Serena Williams a également mis au point un fonds d’investissement d’une valeur de plus de 10 millions de dollars.