Orchestré par Cision*, ce baromètre recense les personnalités féminines politiques, médiatiques et sportives les plus influentes de l’année 2018 que ce soit dans les médias dits traditionnels ou encore sur Twitter. Un palmarès surprenant à bien des égards mais riche en enseignements sur la place des femmes dans le débat et la sphère publics.

FEMMES POLITIQUES


En pleine trêve des confiseurs, le moment est idoine pour regarder dans le rétroviseur et dresser le bilan d’une année 2018 jalonnée de soubresauts et d’une actualité toujours plus dense, notamment sur le front politique. Affaire Benalla, défiance, crise sociale, gilets jaune, le gouvernement a été « propulsé » sur le devant de la scène médiatique en cette seconde moitié de l’année 2018. Si certains ont assumé, avec plus ou moins de panache et de sérénité, leurs « errements », d’autres ont préféré cultiver une relative discrétion. Une dernière assertion aux antipodes de l’action des femmes politiques ces douze derniers mois. Pour autant, comme mis en exergue par Cision qui a scanné tous les médias francophones : presse (8 953 titres de presse), audiovisuel (3 170 émissions de radio et 2 800 émissions de télévision), web éditorial (14 437 sites web) et Twitter du 1 janvier au 15 décembre 2018, les personnalités politiques mises en avant au sein de ce classement ne sont pas forcément celles figurant en « première ligne » au sein des actualités susmentionnées. Actualités qui ont déchaîné les passions et ont (peut-être) relégué au second plan des thématiques moins « clivantes » mais fondamentales.  Ainsi, que ce soit dans les médias traditionnels ou sur Twitter on retrouve le même trio de tête : Agnès Buzin, Marlène Schiappa et Anne Hidalgo.

La ministre de la santé est restée en 2018 la femme politique la plus médiatisée dans la presse traditionnelle avec plus de 125 000 occurrences. Notons que c’est 32 % de plus que la seconde : Marlène Schiappa (avec plus de 85 000 occurrences).  Tout au long de l’année, la réforme globale du système de santé (hôpitaux, mutuelles, assurance maladie…) a finalement davantage mobilisé les rédactions que les événements de la dernière moitié d’année. A cela se sont  ajoutés l’augmentation du tabac, le décès de Naomi Musenga (non prise en charge par le Samu) et plus récemment le succès de la campagne de vaccination contre la grippe qui a provoqué des ruptures de stocks. Sur Twitter, c’est Marlène Schiappa qui arrive en tête des mentions. Les actions de la Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes sont toujours très commentées sur le réseau social. La publication de son livre n’a pas manqué de faire débat. Mais l’ancienne adjointe à la mairie du Mans est aussi la personnalité la plus contestée avec la plus grosse part de mentions défavorables, soit près de 30%. Enfin, l’édile de Paris, Anne Hidalgo, ferme la marche sur les médias traditionnels ou sur Twitter. Les principaux sujets abordés concernaient la piétonnisation des voies sur berge et l’arrivée des nouveaux Vélib’.

FEMMES SPORTIVES

Le tennis est le grand gagnant de ce baromètre. Un sport « individuel » qui permet de faire émerger une personnalité plus que le football féminin même si la Coupe du monde qui se profile en France en 2019 devrait peut-être permettre de corriger la tendance. Le tennis est donc à l’honneur dans les médias traditionnels et sur Twitter.  Kristina Mladenovic a notamment fait parler d’elle notamment en remportant un titre en double au grand Chelem de l’Open d’Australie et en étant finaliste en double de l’US Open (plus de 20 000 occurrences). Caroline Garcia, n°1 française de tennis, a atteint en 2018 son meilleur classement mondial (7ème rang). Sa participation au jury du concours de Miss France a également contribué à sa visibilité. La natation ferme ce trio de tête avec Charlotte Bonnet qui s’illustre avec 3 médailles d’or aux championnats d’Europe à Glasgow.

Sur Twitter, c’est encore une joueuse de tennis qui est la plus citée : Alizé Cornet. Ses prises de bec avec son entraîneur et compagnon en plein match lui valent près de 45% de mentions défavorables sur le réseau social. A l’inverse, c’est Laure Boulleau, consultante au Canal Footbal Club sur Canal Plus et ancienne joueuse du PSG, qui obtient le plus de mentions favorables. La seconde de ce classement a annoncé sa retraite suite à sa victoire en coupe de France le 29 mai 2018.

FEMMES DE TELEVISION

Ce classement a le mérite de la constance puisque, d’un bout à l’autre de l’année, celle qui n’a laissé « que des miettes à la concurrence » et a été sur la première marche du podium du 1er janvier au 15 décembre 2018 n’est autre que Léa Salamé. Son émission « Stupéfiant ! » est toujours très commentée ainsi que « l’invité de 7h50 » sur France Inter. C’est d’ailleurs lors de cette matinale que Nicolas Hulot a annoncé sa démission du gouvernement le 28 août. Elle arrive également 3ème du classement Twitter. Karine Ferri est à la 2ème place. La présentatrice de « Danse avec les stars » a fait couler beaucoup d’encre. Après l’annonce de l’attente de son second enfant – et son hommage à Grégory Lemarchal -, c’est la diffusion de photos dénudées d’elle sur TPMP qui a fait le buzz. La présentatrice a d’ailleurs saisi le CSA.

Elise Lucet se maintient dans le top en étant 3ème dans les médias traditionnels et 2ème sur Twitter. Son émission « Cash Investigation » a toujours autant de résonance sur les réseaux sociaux. Enfin, Hapsatou Sy se positionne en pole position sur Twitter avec le plus grand nombre de sentiments défavorables (42%). Son clash avec Eric Zemmour sur le plateau des « Terriens du Dimanche » en septembre et ses conséquences médiatiques ont créé cette polémique sur Twitter.

 

 

*Méthodologie

Le baromètre a été réalisé par Cision sur la période du 1er janvier au 15 décembre 2018.

Le panel “Politique” est composé des femmes du gouvernement, des présidentes de commissions à l’Assemblée Nationale, des maires et des présidentes de région.

Le panel “Sport” n’est pas limité à certains sports ni à certaines sportives.

Le panel “Télévision” est composé des femmes animatrices ou journalistes des chaînes de la TNT sur les créneaux access prime time et prime time.

Ce baromètre a été établi à partir du scan de tous les médias francophones : presse (8 953 titres de presse), audiovisuel (3 170 émissions radios et 2 800 émissions télévisions), web éditorial (14 437 sites web) et sur Twitter.

La répartition des voix correspond à la présence des mots clés (noms des individus) recherchés sur le volume total des documents. La tonalité de médiatisation est déterminée automatiquement par le logiciel TalkWalker.