Le Nord-Ouest du Pacifique, connu pour son climat tempéré et pluvieux, est confronté à une vague de chaleur record que les autorités qualifient d’ « historique et dangereuse ».

 

Principaux faits

  • Certaines parties de Portland, dans l’Oregon, ont atteint 110 degrés Fahrenheit (43,3 degrés Celsius) dimanche, selon le National Weather Service, battant ainsi le précédent record de 108 degrés Fahrenheit (42,2 degrés Celsius), établi la veille.
  • Seattle, dans l’État de Washington, n’était qu’à deux degrés de battre son record de 103 degrés Fahrenheit (39,4 degrés Celsius) dimanche, mais c’était le deuxième jour consécutif où les températures à Seattle ont dépassé les 100 degrés Fahrenheit (37,7 degrés Celsius) pour la première fois dans l’histoire, selon le NWS.
  • Les autorités ont prévenu que les températures dans le nord-ouest, entre 20 et 30 degrés Fahrenheit de plus que la moyenne, représentent un danger pour les personnes qui ne sont pas équipées pour faire face à cette chaleur inhabituelle.
  • Les États de Washington et de l’Oregon ont assoupli les restrictions de capacité des centres de refroidissement pour permettre aux gens de se reposer de la chaleur, tandis que les responsables encouragent les personnes disposant d’une climatisation à inviter d’autres personnes pour les aider à se rafraîchir.

 

Chiffre important

20 millions. C’est le nombre de personnes faisant l’objet d’une alerte ou d’un avertissement de chaleur le long de la côte ouest, selon CNN.

 

Ce qu’il faut surveiller

Davantage de vagues de chaleur, car le changement climatique continue d’avoir un impact profond sur les conditions météorologiques. « Nous savons, d’après les preuves recueillies dans le monde entier, que le changement climatique augmente la fréquence, l’intensité et la durée des vagues de chaleur. Nous allons devoir nous y habituer à l’avenir », a déclaré à l’Associated Press Kristie Ebi, professeur à l’université de Washington, qui étudie le réchauffement climatique et la santé publique.

 

Le contexte

La vague de chaleur sans précédent que connaît la région est due à ce que les météorologues appellent un « dôme de chaleur », lorsque la circulation à haute pression piège l’air chaud dans une zone particulière, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration. Les experts s’inquiètent du fait que la chaleur, associée à la sécheresse existante, pourrait augmenter la probabilité d’incendies de forêt, tandis que d’autres disent que l’augmentation de la climatisation pourrait créer une demande d’électricité qui pourrait mettre à mal les réseaux électriques des États.

 

Article traduit de Forbes US – Auteure : Carlie Porterfield

 

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