L’armée américaine a réussi à intercepter cinq roquettes tirées sur l’aéroport de Kaboul, quelques jours après qu’un attentat-suicide à l’extérieur du périmètre de l’aéroport a coûté la vie à au moins 170 civils et 13 militaires américains.

 

Les roquettes ont été abattues par un système automatisé de défense aérienne, comme le rapporte le New York Times, citant un responsable américain. Les roquettes n’ont fait aucune victime et aucun groupe n’en a encore revendiqué la responsabilité.

L’aéroport de Kaboul reste ouvert malgré l’attaque, alors que l’armée américaine et ses alliés de l’OTAN tentent de terminer l’évacuation de leurs troupes et de leur personnel diplomatique avant la date limite de mardi 31 août.

Selon CNN, des habitants de Kaboul ont également signalé une explosion dans la matinée lundi 30 août, mais pour l’heure aucune explosion n’a été officiellement enregistrée.

Dimanche 29 août, l’armée américaine a déclaré avoir réalisé une frappe de drone qui a fait exploser un véhicule transportant des explosifs à l’aéroport de Kaboul. L’État-major américain a déclaré que cette frappe a contribué à éliminer une menace imminente pour l’aéroport de Kaboul. Selon les autorités afghanes, la frappe de drone a entraîné la mort d’au moins neuf civils, dont six enfants. Bill Urban, le porte-parole du commandement central de l’armée américaine, a reconnu les rapports faisant état de victimes civiles, les attribuant à de « puissantes explosions subséquentes » provoquées par la frappe du véhicule : « Nous serions profondément attristés par toute perte potentielle de vie innocente ».

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Siladitya Ray

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