Facebook et Google font maintenant l’objet de quatre enquêtes antitrust distinctes dans le cadre d’un effort bipartite visant à déterminer si la Big Tech devrait être démantelée et qui comprend une vaste mobilisation contre Google annoncée lundi dernier par 50 procureurs généraux des États.

Google fait l’objet d’une enquête pour avoir apparemment donné la priorité à ses propres services et produits dans les résultats de recherche et sur son système d’exploitation Android, et pour déterminer si sa dominance dans l’industrie de la publicité en ligne est injuste envers les petites entreprises.

Alors que Facebook a été critiqué pour sa gestion des données personnelles, la désinformation et les incitations à la haine, les législateurs se demandent maintenant si Facebook fait face à une quelconque concurrence, en particulier pour les utilisateurs qui voudraient changer de crèmerie à cause du nombre de données personnelles collectées par l’entreprises.

Les enquêteurs pourraient également se pencher sur les rachats par Facebook de WhatsApp et Instagram.

L’Union Européenne avait déjà infligé des amendes à Google et Facebook pour pratiques anticoncurrentielles.

Will Castleberry, vice-président de la politique de l’État et des collectivités locales de Facebook, a indiqué dans une déclaration la semaine dernière que « les utilisateurs ont de multiples options pour chacun des services que nous fournissons ».

Dans un article de blog, Kent Walker, vice-président des affaires mondiales de Google, avait écrit : « Nous nous réjouissons à l’idée de montrer que nous investissons dans l’innovation, fournissons des services que les gens demandent, et nous engageons dans une concurrence rigoureuse et juste ».

Voici la liste des enquêtes :

Commission Fédérale du Commerce : la CFC avait déjà enquêté et infligé une amende à Facebook pour ses pratiques relatives à la vie privée, mais elle a également ouvert sa propre enquête antitrust envers l’entreprise en juin.

La CFC dispose par ailleurs des compétences requises pour enquêter sur Amazon pour de possibles violations de la loi antitrust.

Département de la Justice : le Département de la Justice passe actuellement en revue le pouvoir et la dominance de la Big Tech, ce qui inclura probablement Google, Facebook, Apple et Amazon. Le Wall Street Journal a rapporté que le Département pourrait explorer des pratiques technologiques ou des théories juridiques différentes de celles de la CFC dans son enquête sur Amazon et Facebook.

Congrès : la Chambre des Représentants dirige une enquête à l’encontre de Google, Facebook, Amazon et Apple, et ses résultats pourraient mener à des modifications des lois antitrust, ce qui rendrait le démantèlement de ces entreprises plus aisé.

Procureurs Généraux des États : huit États et la ville de Washington enquêtent actuellement sur Facebook, tandis qu’un large groupe de procureurs généraux de 48 États (ainsi que Puerto Rico et Washington D.C.) ont annoncé lundi 9 septembre qu’ils menaient une enquête sur Google, se concentrant sur le fait que l’entreprise détienne ou non trop de pouvoir dans l’industrie de la publicité.

La Californie, où est basé Google, et l’Alabama, sont les seuls États non-signataires de l’investigation. Le cabinet du procureur général de Californie a indiqué dans un communiqué qu’il n’avait pas encore pris sa décision quant au fait de se joindre à l’enquête. Le cabinet d’Alabama n’a pas, dans l’immédiat, répondu à une demande de commentaire de la part de Forbes.