L’e-commerce connaît un véritable essor en France depuis cette dernière décennie. En 2019, le chiffre d’affaires de ce secteur atteignait la barre des 100 milliards d’euros, ce qui correspond à une augmentation de 11,6% par rapport à l’année précédente. Ces chiffres sont encourageants pour les professionnels du secteur, qui n’hésitent pas à étendre leur marché à l’étranger, et notamment aux USA où l’e-commerce est également particulièrement fructueux.

 


Les États-Unis ont 10 années d’avance sur la France en matière d’e-commerce, avec 88% d’Américains qui utilisent internet, dont 67% qui effectuent régulièrement des achats en ligne. Au vu de ces chiffres, l’expansion des ventes aux USA est donc un projet des plus réalistes. Il y a toutefois lieu de mettre en place une stratégie commerciale solide pour le voir couronné de succès. Zoom sur la marche à suivre pour étendre les ventes de son e-commerce aux États-Unis.

 

Organiser un voyage d’affaires pour jauger le marché aux USA

Pour développer son activité commerciale aux USA, il est impératif d’avoir une connaissance approfondie du secteur dans lequel on désire percer. S’agissant ici d’e-commerce, il est donc nécessaire de connaître dans un premier temps les besoins de la population cible. L’étude de marché doit donc se baser sur des informations précises et des données qu’il va falloir récolter sur place. Il peut aussi être utile de prospecter des partenaires professionnels sur les lieux, en assistant à des salons professionnels par exemple.

Tout ceci implique l’organisation d’un voyage d’affaires aux USA.

 

L’ESTA pour un déplacement professionnel de moins de 90 jours aux USA

Organiser un déplacement d’affaires aux USA est une procédure aisée pour les ressortissants des pays membres du programme d’exemption de visa, tels que la France, notamment si le séjour ne dure pas plus de 90 jours.

Effectivement, le formulaire ESTA pour les USA, l’autorisation électronique de voyage qui remplace le visa, suffit pour tout séjour professionnel ou touristique de moins de 3 mois. La demande s’effectue en ligne via le site de l’agence gouvernementale des USA ou sur des sites d’organismes privés qui se chargent de faciliter les démarches pour les particuliers.

Par ailleurs, la demande d’ESTA doit être réalisée au moins dans les 72 heures qui précèdent le départ aux USA, mais il est toujours recommandé de s’y prendre le plus tôt possible pour parer à tout imprévu.

 

esta usa

Le visa pour long voyage d’affaires aux USA

Dès lors que le déplacement dépasse les 90 jours, il est exigé à tous les voyageurs étrangers de présenter un visa B1. Celui-ci est spécialement conçu pour les déplacements commerciaux et peut être fort utile pour les entrepreneurs qui envisagent de développer des relations d’affaires sur le territoire américain.

Il peut être utile pour assister à des salons professionnels, réaliser des investissements, rencontrer des partenaires commerciaux, négocier des contrats, etc. Sa validité est de 6 mois, et il est facile à renouveler dès qu’il arrive à expiration. Pour l’obtenir, il suffit de remplir le formulaire DS-160, qui est également disponible en ligne.

 

Tendances du marché américain de l’e-commerce

Tout comme en France, l’e-commerce aux USA s’effectue via des plateformes en ligne, Woocommerce étant la plus plébiscitée par les internautes américains. En ce qui concerne les produits phares, ceux liés à l’électroménager, la mode, les médias et les loisirs sont les plus achetés aux États-Unis.

Il est également d’usage de se fournir en gros en produits pour la maison (articles de décoration, accessoires, etc.) auprès de fournisseurs en Chine, pour les revendre en ligne. Ce type de produits rencontre en effet beaucoup de succès aux USA.

Les produits alimentaires, quant à eux, se vendent beaucoup moins en ligne qu’en France, en raison d’une régulation un peu plus rude et complexe. Il est d’ailleurs important de préciser que les produits d’épicerie fine française tels que les fromages et les pâtés, de même que les alcools, font l’objet d’une législation spécifique aux USA.

Il y a donc lieu de bien s’informer sur ces lois et réglementations avant de monter son projet.

 

Les bonnes pratiques pour faire du e-commerce aux USA

Étendre son business e-commerce aux USA est une démarche moins compliquée qu’en Chine. L’implantation est également moins coûteuse qu’une boutique physique et la TVA n’est pas imposable.

 

Être référencé sur une marketplace

Faire du e-commerce aux USA consiste en premier lieu à se positionner sur les marketplaces, les places de marché telles qu’Amazon ou Ebay. Sachant qu’un acheteur sur deux se rend sur ces plateformes pour acheter, il est donc impératif d’y être visible.

 

 

Il est également important de bien choisir une place de marché qui correspond à ses produits et d’adapter l’offre au profil des acheteurs.

Aux USA, les consommateurs sont plus enclins à acheter des produits visuellement attractifs et sont moins regardants en ce qui concerne la qualité. Pour percer le marché américain, il faut donc mettre un point d’honneur à concevoir un beau packaging et des visuels percutants.

 

Concevoir un site

Pour faire de l’e-commerce aux USA, il ne suffit pas de traduire son site en anglais. Les Américains accordent beaucoup d’importance à l’identité visuelle des marques et des produits. Le site doit donc répondre à cette exigence, et se contenter d’une traduction serait une solution de facilité qui ne mènerait pas bien loin.

Il est absolument nécessaire de repenser le design et l’ergonomie du site, pour que ces éléments soient en adéquation avec les standards et les habitudes des internautes américains. Ces derniers préfèrent par exemple naviguer depuis la Home page du site, ce qui signifie que celle-ci doit être la plus attractive et la plus intuitive possible.

 

Développer son réseau commercial

Pour développer les ventes de son e-commerce sur le marché américain, il est également nécessaire d’avoir un bon réseau de partenaires. Les professionnels sont plus sensibles à la personnalité de l’entreprise avant les produits eux-mêmes. Il est donc plus facile de les attirer, en mettant l’accent sur les éléments humains du projet. En d’autres termes, il faut axer la communication sur l’humain, l’apport de chaque collaborateur dans l’entreprise, en faisant du storytelling par exemple.