Fondée en 2012, l’agence SEO Eskimoz propose une vision très personnelle du référencement naturel, en valorisant la qualité de la relation humaine au moins autant que celle des services prodigués. Rencontre avec une agence pas comme les autres.

Si le SEO était un sport, ce serait une course automobile. Il ne suffit pas d’être bon conducteur pour passer la ligne d’arrivée en premier : il faut également connaître les moindres recoins du circuit, prendre en compte la technique, s’adapter aux conditions météo… et planifier sa stratégie longtemps avant le signal de départ. C’est avec ces prérequis en tête qu’Andréa Bensaid a fondé l’agence SEO Eskimoz en 2012, en faisant sienne cette célèbre devise : sans maîtrise, la puissance n’est rien. Surtout dans le domaine du référencement naturel.

Demandez à Andréa Bensaid d’où il a tiré le nom de son agence, Eskimoz, et il vous répondra par une pirouette. « C’est tout simple : l’esquimau chasse le pingouin ! ». Ce pingouin n’a rien à voir avec le sympathique habitant de l’Arctique. Il s’agit en réalité de l’algorithme du même nom, lancé en 2012 par Google pour faire la chasse aux backlinks de mauvaise qualité – des liens utilisés abusivement pour gagner des places dans les résultats des moteurs de recherche. Il faut dire ce que Pingouin-là n’a pas été manchot : il a provoqué un raz-de-marée dans le monde du référencement naturel, assez puissant pour balayer de nombreux sites qui avaient bâti leur SEO sur du vent (ou sur de la glace friable, mettons). C’est précisément l’instant où Andréa est sorti du bois. « Après ma journée de boulot, je portais secours aux sites web pénalisés par Google via Pingouin. Je leur bidouillais des solutions depuis mon ordi personnel. J’ai rapidement été débordé par la demande. » Le plombier du SEO reçoit tant d’appels désespérés qu’il envisage très vite de fonder sa propre agence… Dont le nom lui vient naturellement à l’esprit : puisqu’il s’agit de faire la chasse au vilain Pingouin, ce sera Eskimoz.

De quoi Eskimoz est-il le nom ?

Pourtant, il faut insister : la réponse reste une pirouette. Parce que la référence à l’esquimau va bien au-delà de la petite astuce zoologique. Pour bien le comprendre, il faut d’abord savoir de quoi on parle : le référencement naturel, c’est l’ensemble des méthodes et des leviers permettant de positionner les pages web dans les résultats des moteurs de recherche (les SERPs). Et notamment sur Google, qui truste plus de 90 % du marché en France. Pour y parvenir, les référenceurs SEO s’appuient sur les règles édictées par les moteurs et sur leur interprétation de conseils particulièrement alambiqués – dignes des énigmes du Père Fourras. Or, ces règles évoluent constamment et Google veille à ce qu’elles soient respectées. Le Pingouin de 2012 n’était ainsi que l’avant-garde d’une ménagerie qui compte aujourd’hui un Panda (chargé de contrôler la qualité des contenus), un Pigeon (favorisant les résultats de recherche locaux) et un Colibri (pour tâcher de comprendre l’intention qui se cache derrière les requêtes).

L’esquimau ne peut pas tous les chasser pour glaner des places dans les SERPs. Mais dans cet environnement en mouvement perpétuel, dont les paysages changent à vue d’œil, les référenceurs sont contraints de s’adapter en continu. Ils sont en territoire hostiles. Ils doivent apprendre à lire l’écosystème qui les entoure. Et qui mieux que l’esquimau peut s’accommoder de conditions de vie si précaires ? Poussé dans ses retranchements, Andréa finit par le reconnaître : « L’esquimau est aussi un symbole de robustesse, d’adaptabilité et de courage. Pour vivre sur la banquise, il a besoin de déployer des trésors d’inventivité, au jour le jour. C’est exactement ce que nous proposons à nos clients chez Eskimoz. »

« Tailler un costume SEO sur-mesure »

C’est dans cette relation quasi-sacrée au SEO et à ses règles que l’agence Eskimoz puise sa valeur ajoutée. En six ans d’existence, la startup a bien grandi – elle emploie aujourd’hui une quarantaine de personnes – mais n’a jamais oublié de traiter le référencement naturel avec déférence. Exactement comme on aborde l’Everest avant d’attaquer son ascension. La référence à la pratique sportive est d’ailleurs un lieu commun chez Eskimoz. Christophe, référenceur maison : « J’aime à voir le SEO comme une course automobile. Si tu veux gagner, tu dois prendre en compte une multitude de facteurs : la météo, la vitesse du vent, le poids de ta voiture, le moindre kilogramme en plus que tu embarques, l’état de la piste, le tracé… Au lieu d’essayer de plier les éléments à toi, tu es forcé de t’adapter à eux. C’est la seule façon de gagner des places. » Une philosophie que ne renieraient pas les sportifs de haut niveau.

Cette vision du référencement, Eskimoz s’emploie à la partager avec ses clients. Dans un domaine qui cultive le goût de la rapidité et de l’éphémère, les consultants de l’agence tâchent d’imposer une culture de la patience. On ne court pas un marathon comme un cent mètres. En SEO, donc, tout est affaire d’endurance. Contrairement à la majorité des agences de référencement qui promettent monts et merveilles (« vous serez premier sur Google dans deux semaines, croix de bois, croix de fer ! »), Andréa prône des valeurs plus justes et plus pérennes : la qualité, la transparence, le suivi et les garanties. « On démarre avec un audit SEO pour mesurer l’existant et prodiguer des services adaptés, on communique à tout instant sur nos actions, on suit de près les évolutions des pages, et on garantit des résultats durables. Tout cela nous permet de tailler un costume SEO sur-mesure à chacun de nos clients. » Un contrat de confiance, en quelque sorte. L’esquimau n’est donc pas totalement… de glace.

Du SEO et de l’humain avant tout

Cette stratégie, entre endurance et adaptabilité, entre robustesse et inventivité, a fait le succès de l’agence Eskimoz. Démarrée entre amis dans un studio parisien étriqué, l’entreprise s’est récemment installée dans de nouveaux bureaux, plus vastes, à Boulogne-Billancourt. Elle arbore désormais 125 clients actifs et un palmarès impressionnant : 75 000 mots-clés positionnés sur Google, dont 15 000 dans le top 3 des liens organiques, et un trafic journalier cumulé qui dépasse le demi-million de visiteurs. « Nous avons grandi à toute vitesse », confie Andréa. « Dans le milieu, on dit que nous sommes capables de murmurer à l’oreille des moteurs de recherche ! ». Pirouette zoologique, là encore ? Ou imparable constat d’une success story ?

Derrière cette croissance effrénée, il y a pourtant un secret. Qui nous est livré, entre quatre yeux, par Olivier, un autre consultant historique de l’agence. « Le référencement est une mécanique de précision, semblable à celle des montres haut de gamme. La qualité des matériaux et l’exactitude des process sont des prérequis incontournables. Mais tout cela serait vain sans les petites mains qui combinent et ajustent ces éléments. » Autrement dit, ce ne sont pas les leviers SEO qui font la qualité d’une prestation, mais les talents qui les actionnent en coulisses. Et la quiétude dans laquelle on travaille. « Nous déclinons de nombreuses demandes pour pouvoir assurer à nos clients une prise en charge optimale : pas plus de 5 ou 6 dossiers par consultant », souligne Andréa. « C’est un luxe. Mais un luxe nécessaire. »

Malgré la toute-puissance des algorithmes, la meilleure arme du référencement naturel reste donc l’humain – cet esquimau qui brave les éléments, coûte que coûte, pour rapporter de la nourriture aux membres de son clan… qu’il s’agisse de pingouin ou d’un autre met délicieux.