Exclusivité Forbes : Brâam, start-up spécialisée dans l’installation de corners de cafétéria dans les entreprises, lance un nouveau dispositif de distribution de gel désinfectant. Tous les bénéfices réalisés sur la vente du gel seront reversés à l’association Astrée, qui accompagne des personnes fragiles isolées.

Et si le gel désinfectant devenait un compagnon quotidien dans nos vies ? Au-delà de la crise actuelle du Covid-19, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) envisage que le port du masque doive être désormais systématique dans le monde, on peut imaginer qu’il puisse en être de même pour le gel hydroalcoolique.


Comme le distributeur à café, y a-t-il une place dans nos bureaux pour un distributeur à solution désinfectante ? C’est le pari de Brâam. Fondée en 2017, Brâam propose à peu près tous les produits et services que vous pouvez trouver dans une cafétéria d’entreprise classique : eau, café, snacking, corbeilles de fruits et plantes. La particularité de Brâam est d’avoir identifié pour chacune de ces offres des alternatives innovantes à impact positif : machines à café en grains (0 capsule), fontaines à eau (0 plastique), snacks en vrac et fruits de saison (0 emballage). Ses fondateurs ont étendu ce principe au gel antibactérien en mettant au point Umano, un dispositif de distribution du gel, sans contact.

Fonctionne comme un sèche-mains automatique 

“Cela fonctionne un peu comme le sèche-main ou le distributeur de savon sans contact, nous explique Alexis de Loynes, CEO de Brâam. Vous placez vos mains sous le distributeur Umano et la machine détecte votre présence, elle vous distribue alors du gel hydroalcoolique sans que vous l’ayez touchée. Il n’y a aucun contact. Pour qu’Umano soit accessible à tous, nous avons aussi développé le projet sur d’autres bornes moins sophistiquées qui fonctionnent avec une pédale de pied. On ne peut alors pas dire qu’il y a un contact risqué.”

La promesse de Umano, c’est de se laver les mains, avec une dimension solidaire. Brâam a pensé à un geste solidaire. Se désinfecter les mains pour les personnes fragiles, et à chaque “Pschitt”, reverser 1 centime à l’association Astrée qui lutte contre l’isolement des personnes fragiles. Au-delà du symbole du “un centime”, c’est en fait tous les bénéfices réalisés par Brâam qui iront à l’association. 

Un projet bouclé en 72 h

La mise sur pieds du projet d’Umano a été bouclée en 72h. “Brâam distribue principalement des machines à café en grains et des fontaines à eau branchées sur réseaux. Ces machines ont un impact positif puisqu’elles ne produisent pas de déchet plastique. Il fallait trouver dans cette crise, une machine qui soit socialement utile et qui puisse entrer dans notre catalogue. On a cherché pendant tout le confinement, mais on naviguait à vue avec les informations du gouvernement qui tombaient au compte-goutte. Puis on a annoncé le déconfinement avec toutes les mesures sanitaires à adopter dans notre quotidien, dont le gel hydroalcoolique, nous raconte Alexis de Loynes. Là ça a fait « Pschitt », et on a pensé au distributeur de gel hydroalcoolique. Pour nous inciter à respecter ces mesures, il fallait ajouter une dimension positive, solidaire.”

Pour ce qui est du produit, Brâam réfléchit à proposer un dispositif par nature responsable. Mais cela n’a rien d’évident : “Pour ce qui est du gel désinfectant, nous avons réussi à trouver un fournisseur français Labojal, explique le CEO de Brâam. Nous avons d’abord cherché un produit bio. Pour nous c’était très important. Mais nous nous sommes aperçus que les gels biologiques ne détruisaient pas les microbes à 100%. Donc nous serons contraints de distribuer un gel hydroalcoolique médical français tant que le virus sera présent et dangereux. Dès que possible, nous passerons sur le gel français bio !” Quant aux distributeurs, ils sont produits là où il y a des lignes de production de tels objets, c’est-à-dire en Chine. Mais deux d’entre eux sont également produits en France.

Brâam a atteint la rentabilité en 2019 avec 250 entreprises clientes en France (dont plus de 80% de moyennes et grandes entreprises). Depuis un an, la start-up reverse 1% de son chiffre d’affaires à l’association Cœur de Forêt et travaille en partenariat avec la fondation Émeraude Solidaire qui possède l’entreprise Café Joyeux. L’intégralité des aliments invendus chez Brâam est donnée aux Restos du Cœur. Brâam compte sur son nouveau produit Umano pour poursuivre cette dynamique. 20 distributeurs ont déjà été vendus avant le lancement officiel de ce vendredi 15 mai.