Alors que la ville de Tokyo entame son dernier mois de préparation avant le début des JO de Tokyo le 23 juillet, les organisateurs ont annoncé qu’ils allaient interdire la vente d’alcool sur les différents sites de la compétition. En outre, les spectateurs qui assisteront aux épreuves devront respecter des règles strictes.

 

Seiko Hashimoto, la responsable du comité d’organisation des JO de Tokyo, a déclaré aux journalistes que les organisateurs avaient décidé d’interdire la vente d’alcool sur les différents sites de la compétition, après avoir reçu « l’avis d’experts ». Par ailleurs, le sponsor de la compétition, Asahi Breweries, a indiqué qu’il était d’accord avec cette décision. Selon Japan Times, les organisateurs des JO de Tokyo avaient envisagé dans un premier temps d’autoriser la vente d’alcool avec certaines restrictions, mais cette éventualité a provoqué un tollé dans le pays.
Les spectateurs qui se rendront sur les sites de la compétition devront porter un masque et se soumettre à des contrôles de température. Les personnes présentant une température élevée ou tout autre symptôme du covid ne seront pas autorisées à entrer et ne recevront aucun remboursement. En raison de la chaleur estivale au Japon, les spectateurs seront autorisés à retirer leur masque sur les sites extérieurs si une distance de deux mètres est respectée entre chaque spectateur. À l’intérieur, il est interdit aux spectateurs d’entrer en contact direct avec d’autres personnes, d’applaudir bruyamment, de taper dans les mains des athlètes, d’agiter des serviettes ou de demander des autographes aux athlètes.
Il sera demandé à tous les spectateurs de conserver le talon de leur billet ou leurs données de billetterie pendant au moins deux semaines après avoir assisté à un évènement, car les organisateurs prévoient d’afficher le numéro de siège et la date de présence de tout participant testé positif au covid-19 après la compétition.
« L’ambiance festive devra être réprimée, c’est devenu un défi majeur », a déclaré Seiko Hashimoto aux journalistes. « Les gens peuvent ressentir de la joie dans leur cœur, mais ils ne peuvent pas être bruyants, et ils doivent éviter les foules. Ce sont les secteurs où nous devons être créatifs, et nous déployons beaucoup d’efforts pour trouver une nouvelle façon de célébrer. »
Après des semaines d’incertitudes, les organisateurs ont annoncé lundi 21 juin que les spectateurs nationaux seront autorisés à assister aux épreuves des JO de Tokyo, mais qu’une jauge serait appliquée (10 000 spectateurs par évènement, ou 50 % de la capacité) afin de minimiser le risque de propagation du covid-19. Cette décision a été prise alors que la ville de Tokyo et plusieurs autres régions japonaises ont levé l’état d’urgence. Toutefois, la capitale japonaise devrait rester en état de semi-urgence jusqu’au 11 juillet.
La limitation du nombre de spectateurs aux JO de Tokyo est en parfaite adéquation avec la stratégie du gouvernement nippon, qui applique déjà ces limitations à d’autres grands évènements tels que les concerts ou les matchs. Après l’annonce du comité organisateur des JO de Tokyo, le Premier ministre du Japon, Yoshihide Suga, a déclaré aux journalistes que si un nouvel état d’urgence devait être déclaré durant les jeux en raison de la situation pandémique, la compétition devrait alors se dérouler à huis clos. La gouverneure de Tokyo, Yuriko Keiko, a confirmé cette hypothèse en indiquant que les organisateurs réexamineraient leur décision et envisageraient de mettre en place un huis clos en cas de « changement dramatique majeur dans la situation de la pandémie. »

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Siladitya Ray

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