Depuis le début des années 2010 (comme cela paraît loin…), le mot « cryptomonnaie » est arrivé dans le monde figé, pour ne pas dire congestionné, de la « finance » (au sens très large à l’époque – et pas seulement).
Vilipendée, traînée dans la boue (parfois à juste titre à coups de projets… douteux), pointée d’un doigt méprisant, la cryptomonnaie a fait son chemin.

 

Ou plutôt les projets blockchain, car il faudra arrêter d’associer aveuglément les deux un jour ou l’autre. Au gré des projets sérieux, des concepts novateurs et des équipes éprouvées, l’heure du grand départ est-il arrivé ? Alors que le Bitcoin dépasse à nouveau les 50 000 USD depuis quelques heures

Une bulle spéculative?

Le titre de ce paragraphe est volontairement provocateur, tant ce terme revient sans cesse au gré du yo-yo des valeurs blockchain.

Ceci d’autant plus qu’il y a encore peu, bien des médias ont « organisé » des débats sur la notion de bulle spéculative au sein des cryptomonnaies (France Inter en tête…), preuve béante d’un manque de connaissances, pour ne pas dire d’éducation (mais chaque chose en son temps).

A ce stade, nous pourrions dire que nous sommes en pleine montée en puissance des crypto-actifs chez les « famosos » early-adopters. Toutefois, il est facile de constater le décalage générationnel, notamment (à la louche) entre les moins de 35 ans et les plus de 35 ans. Evident pour les premiers, perturbant pour les seconds.

 

Qu’est-ce qui a changé versus la période 2016-2021? (projets, institutions, exchanges, KYC)

Tout.

Les projets sont plus solides et plus matures, les équipes sont plus cohérentes et plus habitées, les problèmes solutionnés sont réels, les institutionnels en parlent positivement, les banques déclarent investir publiquement, les conseillers financiers affutent leurs offres, les Etats mettent le sujet sur la table sans le dédaigner, la montée en charge de la Defi,… et le récent calme d’Elon Musk.

Tant de raisons qui aspirent le marché vers le haut. Prenez le temps d’aller sur le site de référence pour le suivi des valeurs, à savoir CoinMarketCap, pour appréhender le chemin parcouru depuis 18 mois. Sans oublier le facteur CoVid qui est un atout puisque tout est dématérialisé, plus que jamais.

Au-delà des points-pivots soulignés ci-dessus, l’un des grands changements s’opèrent chez les vendeurs de pelles, à savoir les exchanges. Haut lieu d’achats et de ventes à coups de pouce sur un smartphone, les exchanges jouent de moins en moins sur le floue et ont conscience que l’adoption de masse passera (aussi) par eux. En ce sens, les effets de levier sont (nettement) revus à la baisse et les KYC deviennent obligatoires. Preuve qu’une régulation est en cours…

Top 5 des meilleurs crypto-actifs (et brève présentation)

Plus concrètement, quels sont ces projets qui sont/pourraient devenir des pierres angulaires d’un marché embryonnaire ? Ceci n’est évidemment pas un conseil en investissement, il s’agit uniquement de mes coups de cœur pour vous mettre la puce à l’oreille. Comme disent nos amis anglo-saxons, « do your homework ».

Top 5 dans le désordre :

Solana (SOL) : Alternative (mais pas seulement) sérieuse au petit prince Ethereum. Solana offre des frais de transaction bas, une scalabilité réelle et des délais d’action très courts.

Avalanche (AVAX) : Plateforme permettant le déploiement de smart contracts via des sous-réseaux, des Dapps et la création de crypto-actifs. DeFi et stable coins sont ses meilleurs amis.

Link (LINK) : Il s’agit d’un Oracle capable de connecter le monde on-chain (smart contract notamment) et le monde off-chain (collecte et validation de données du monde « réel »). Cela peut vous paraitre flou, mais c’est essentiel.

Polkadot (DOT) : il s’agit d’un système d’architecture permettant l’échange et le transfert entre plusieurs « chains » hétérogènes (publiques comme spécialisées), et ce, sans tiers de confiance 😉

VeChain (VET) : Sans doute l’un des plus prometteurs (il a déjà fait ses preuves). La VeChain permet de numériser des actifs pour améliorer les interactions entre le monde physique et virtuel (ex: accumuler toutes les données liées à la fabrication d’un produit, idéal pour la supply chain)

Mais comment ne pas citer d’autres projets tous aussi excitants les uns que les autres : TOMO, HBAR, ADA, SNX, AAVE, THETA, UTK, CHZ, FTM, OMG, AXS, TRIAS ou encore UNO.

En somme, nous sommes passés d’actifs « suspicieux » à des actifs « essentiels ». La route est encore longue et la régulation sera une étape clé (et douloureuse ?).

N’hésitez pas à profiter de l’écosystème francophone pour en apprendre plus tous les jours via des médias comme Le Journal Du Coin et Cryptoast, des vidéastes comme EnterTheCryptoMatrix et CryptoFutur, ou encore l’inévitable Hasheur (Owen Simonin).

La révolution (bien plus que cela, à vrai dire, tant celle-ci est l’équivalente de celle d’internet x 1000) est en route ; vous montez à bord ?

 

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