La fin d’un géant. D’un symbole.  D’une époque pour le transport aérien mondial. Le 20 mai 2020, la compagnie Air France a annoncé qu’elle ne fera plus voler ses 9 Airbus A 380. Forbes rend un dernier hommage au “big bird”.

Dans un communiqué, la compagnie française a expliqué que l’arrêt définitif de l’exploitation du superjumbo construit à Toulouse par Airbus a été décidé pour « face à la crise de la Covid-19 et compte tenu de son impact sur les niveaux d’activité prévus ». Le départ des superjumbos « s’inscrit dans la stratégie de simplification de la flotte du groupe Air France-KLM visant à rendre la flotte plus compétitive, en poursuivant sa transformation avec des avions plus performants et plus modernes avec un empreinte environnementale ».

Photos et montage Eric Demarcq

Air France possède neuf A 380, cinq en pleine propriété et quatre en location. Ils seront progressivement remplacés par des appareils plus petits, mais aussi plus performants et moins polluants, comme l’Airbus A350 et le Boeing 787.

Les A380 exploités par Air France depuis 2009 étaient déployés au départ de sa base à Paris-CDG vers les aéroports d’Atlanta, Los Angeles, New York-JFK, San Francisco et Washington aux USA et vers Abidjan en Côte d’Ivoire, Johannesburg en Afrique du Sud, Mexico au Mexique et Shanghai en Chine. Ils étaient configurés pour accueillir 516 passagers (9 places en Première, 80 en classe Affaires, 38 en Premium et 389 en Economie).

L’impact global de la dépréciation de l’Airbus A380 « est estimé à 500 millions d’euros et sera comptabilisé au deuxième trimestre 2020 en charges/dépenses non courantes ».

D’autres compagnies devraient suivre la même stratégie. Lufthansa a annoncé  que seulement la moitié de ses 14 superjumbos redécolleront, et uniquement au départ de Munich, alors qu’Emirates chercherait à annuler cinq de ses huit dernières livraisons.