Proposer un système de portage salarial digitalisé permettant aux consultants indépendants de gérer au mieux leur activité professionnelle, tel est l’objectif de l’entreprise OpenWork. Interview avec Fabien Salicis, directeur marketing et Jean-Hugues Zenoni, président de l’entreprise. 

 

Pouvez-vous présenter le cœur d’activité d’OpenWork ? 

OpenWork : notre métier, c’est d’incarner le futur du monde du travail, c’est-à-dire d’apporter de la souplesse et de l’évidence dans un milieu qui est encore un petit peu figé. Nous voulons incarner un monde horizontal où chaque employé devient un co-créateur et où chacun peut apporter quotidiennement son expertise et son savoir-faire. 

Grâce au portage salarial, nous permettons aux indépendants de devenir salariés en seulement quelques clics. L’idée, c’est de proposer un modèle où tout a été pensé pour le travailleur : sa retraite, sa santé, son chômage, sa protection civile et professionnelle, sa mutuelle, etc. 

Dans un monde en pleine évolution et complexifié par la covid, cette solution permet d’être totalement indépendant en profitant par ailleurs des avantages du salariat. 

Liberté, sécurité et gain de temps : voilà comment pourrait être caractérisé le système du portage salarial ? 

Exactement ! Un indépendant, pendant la semaine, va réaliser ses prestations, et le soir ou le week-end va devoir faire ses factures, ses relances pour le recouvrement, et toutes sortes de démarches administratives souvent complexes. Avec le portage salarial, nous nous occupons de tout de A à Z. Le travailleur n’entend jamais parler de ces tâches chronophages ! 

L’activité d’un indépendant est déjà très complexe : il doit trouver des missions, les réaliser, et en retrouver d’autres. Nous sommes là pour simplifier au maximum son activité. 

Qu’est-ce qui aujourd’hui vous permet de vous démarquer sur le marché du portage salarial ? 

Depuis dix ans, nous avons beaucoup de remerciements, et c’est cela qui nous motive. Pour réussir à maintenir la satisfaction de nos collaborateurs, nous souhaitons proposer un esprit de communauté très fort en organisant de nombreux webinaires et autres formations. C’est extrêmement utile de maintenir ce lien social, notamment dans cette période de trouble. 

La volonté d’OpenWork est également de booster le numérique pour permettre plus d’artisanat humain. Le numérique pour le numérique ne nous intéresse pas. En revanche, parvenir à traiter l’ensemble des sujets très rapidement grâce à la technologie, c’est extrêmement intéressant pour favoriser la relation avec les consultants. 

Nous souhaitons également proposer un service extrêmement transparent pour nos partenaires. Pour éviter tout procès d’intention par rapport à l’argent qui est sous notre responsabilité, nous indiquons le montant de l’ensemble des cotisations et taxes au centime près dès la simulation. 

L’innovation occupe-t-elle une place importante au sein de votre société ? 

Nous avons tout fait pour que les élections du Comité Social d’Entreprise (CSE) puissent avoir lieu à travers un vote électronique. Trois représentants du personnel ont été élus il y a quelques mois, cela permet de faire émerger de nouvelles idées, de nouveaux challenges, et d’innover. 

Il y a trente ans, les innovations permettaient aux entreprises d’être compétitives pendant plusieurs années. Désormais, une innovation est vite dépassée : presque à chaque trimestre. Il y a donc une vraie utilité à innover constamment. Sans innovation, il n’y a pas de progrès. Nous souhaitons proposer toujours plus de qualité de service à nos travailleurs indépendants, sans pour autant augmenter nos tarifs qui n’ont pas changé depuis plus de dix ans. Nous réinvestissons 80 % de ce que nous gagnons dans l’innovation. 

Quels sont vos objectifs pour les mois à venir ? 

Au lendemain de la crise sanitaire, le pari est de retrouver rapidement une croissance à deux chiffres. Le marché a fait – 10 %, et nous sommes pour notre part à une croissance de 7 % là où d’habitude nous atteignons les 30 à 40 %. 

Nous sommes présents en Angleterre et en Belgique, et nous souhaitons fin 2021 ou début 2022 définir les bases pour exporter nos services dans un quatrième pays.