À la tête du cabinet I-Deal Development depuis 2005, Frédéric Bonan accompagne les PME dans leur expansion. Il nous dévoile aujourd’hui sa vision du succès, plus que jamais possible, malgré la crise sanitaire planétaire.

Frédéric Bonan et I-Deal Development : un homme, une entreprise, une évidence

I-Deal Development est un cabinet réputé en conseil stratégique et en fusion-acquisition dont l’objectif est de faire croître les PME en leur apportant une réponse personnalisée et efficace. À cet effet, il faut définir leur stratégie opérationnelle. Il faut alors soit leur amener les fonds dont elles ont besoin, leur faire réaliser des acquisitions ou encore encore organiser leur cession pour un passage de relais.

Pour autant, Frédéric Bonan qualifie davantage son entreprise comme un architecte de valeur que comme un simple conseil investisseur : « Pour qu’une entreprise marche, il faut un projet sur un marché porteur, un dirigeant et des capitaux. Si un des trois vous manque, vous ne percerez pas. Notre rôle chez I-Deal Development consiste à détecter les deux premiers et conseiller la direction des choix stratégiques et à apporter le troisième. »

Pour Frédéric Bonan, la clé de la réussite consiste à savoir se poser les bonnes questions sans craindre de se remettre en cause. Les certitudes ne permettent pas d’avancer, le doute aussi bien que les incertitudes et le doute oui. C’est avec cet état d’esprit qu’I-Deal Development transforme les projets qu’il accompagne en success story.

“Il peut arriver de se tromper. La question est de savoir si le dirigeant est capable ou a envie de se remettre en cause. Certains acceptent, d’autres non. Avec ceux qui n’acceptent pas, nous n’y arrivons pas. Nous avons un tel processus d’approche et d’échanges que nous refusons les dossiers et ne sélectionnons que les dossiers pour lesquels nous sommes convaincus de la réussite. “

Et si Frédéric Bonan admet volontiers qu’il a déjà pu se tromper, l’homme d’affaires compte à son actif plus de 90 % de succès, parce qu’il sait s’entourer de talents et mise beaucoup sur l’avis de ses collaborateurs.  

Il nous confie sans détour : « L’équipe doit être impliquée et donner son avis, libre au chef d’entreprise de le suivre ou non, mais son éclairage est fondamental ». Les consultants d’I-Deal Development sont d’ailleurs rémunérés avec une forte part de variable, ce sont de véritables intra-preneurs.

 

I-Deal Development face à la crise : Frédéric Bonan mise sur l’agilité

2020 aura sans aucun doute été une année particulière pour toutes les entreprises. Celle de Frédéric Bonan n’a pas échappé à la règle, du moins, au début : mise en place de l’activité partielle, chômage technique des salariés, octroi d’un prêt garanti par l’État…

“Nous avons été comme tout le monde portés par une dynamique et puis beaucoup d’opérations se sont arrêtées et une nouvelle série d’opérations est arrivée. Comme pour beaucoup, notre volume et les prises de décisions ont été compliqués. En pleine crise, nous avons finalement fait comme tout le monde. Avec moins de contacts, moins d’interlocuteurs, nous sommes passés au chômage partiel, ce qui me paraissait totalement irréaliste. Nous avons demandé un PGE et nous avons activé le mode escargot. Durant l’été 2020, nous nous sommes rendus compte que nous n’avions signé aucune affaire.” 

Puis, une remise en question s’est imposée. Comment une entreprise peut-elle rentrer de l’argent sans travailler ? Les aides ne font pas tout, et les clients ne répondent plus à l’appel. Alors, que faire ? 

Le dirigeant d’I-Deal Development met fin à l’activité partielle et privilégie le retour au travail pour ses équipes. C’est ainsi qu’I-Deal Development se concentre depuis septembre 2020 sur les petites entreprises et des opérations moins grandes que celles auxquelles l’entreprise était habituée. Le besoin est manifeste et 4 salariés supplémentaires, en pleine pandémie de Covid-19, sont recrutés pour faire face à la demande. Le Pge a été remboursé en 6 mois.

Frédéric Bonan est très transparent sur sa vision de la crise :  « Le mode escargot imposé par la crise n’était plus compatible avec notre responsabilité sociétale. Donnons de l’ambition à tout le monde. Essayons de trouver des financements. Essayons de rapprocher des entreprises affaiblies.” Si on se concentre sur la crise, je pense que nous avons fait un miracle »

Pour rebondir face à cette crise, I-Deal s’est appliquée à elle-même sa méthodologie en mettant toutes les cartes sur la table. Les résultats sont là : le volume d’affaires traitées n’a jamais été aussi important. A tel point que le cabinet a recruté de nouveaux talents pour faire face à cette demande grandissante. Avancer dans l’incertitude lorsque d’autres sont à l’arrêt, c’est aussi se donner une chance, une dynamique, un nouveau souffle. Le cabinet est passé de 0 affaire à 17 opérations traitées en 2020 : acquisition, cession, augmentation de capital ou de haut de bilan.

Même si 2020 n’a pas été la meilleure année d’I-Deal Development en matière de chiffre d’affaires, elle a été la meilleure en matière de volume d’opérations. La performance a été au rendez-vous et a permis une création de valeur ajoutée pour des PME ayant la volonté de sortir grandies de la crise.  «  I-Deal Development est dans une jolie dynamique. Les opérations sont plus petites mais le travail ne manque pas et on reste sur un marché très actif » confie Frédéric Bonan. Les experts I-Deal Development ont continué à travailler d’arrache pied aux côtés des dirigeants durant ces longs mois de crise. Ce n’est qu’en ne lâchant rien qu’on obtient du résultat.

 

Le bilan d’I-Deal Development, un an après l’arrivée de la Covid-19

En 2021, I-Deal Development s’en sort bien. Si le marché a subi des mutations profondes avec la généralisation du télétravail et la lenteur des prises de décisions,  la demande existe bel et bien. Cette dernière émane de PME et de belles TPE qui veulent relever la tête hors de l’eau. Ainsi, l’entreprise de Frédéric Bonan ne chôme pas et traite une opération par mois depuis le mois de janvier. Elle rapproche les entreprises en demande pour les rendre plus solides et plus agiles. La consolidation du chiffre d’affaires et le renforcement des équipes sont essentiels pour maintenir le cap.

Pour lui, toutes les entreprises suivies par I-Deal Development en 2021 partagent des points communs : « Elles ont une volonté de consolidation, de changement de culture, de modernité, elles sont ouvertes aux nouvelles opportunités et à l’écoute du marché ».

Pour l’heure, I-Deal Development travaille sur plusieurs opérations (dans les secteurs du bio, de la mécanique, de la distribution, du bâtiment, du conseil, de la santé…) et notamment sur l’accompagnement de Alan Allman Associates, une entreprise qui entrera en bourse au mois d’avril avec un chiffre d’affaires estimé à plus de 140 millions d’euros. La société, dont le cœur d’activité est centré sur le conseil aux entreprises, est partiellement touché par la crise. Présente en France, au Benelux, au Canada et en Asie, elle a réalisé pas moins de 26 opérations de croissance externe avec l’appui d’I-Deal Development. Les audits et le « reverse take over » avec la société Verneuil ont pourtant eu lieu en pleine crise sanitaire. Selon Frédéric Bonan :  « La pandémie et la croissance ne sont pas incompatibles pour ceux qui font preuve d’agilité et sont sur les bons marchés». L’activité d’I-Deal Development le prouve : la dynamique est bien présente. 

 

Les composantes de la réussite d’entreprise selon Frédéric Bonan

La crise du coronavirus nous livre finalement un message pour répondre aux enjeux du futur en toutes circonstances. Les entreprises doivent apprendre à s’adapter aux nouveaux comportements des consommateurs. Pour réussir, elles doivent faire preuve d’agilité, composer avec l’incertitude et savoir bien s’entourer.

Confinement, déconfinement, couvre-feu, reconfinement, voici des mots qui rythment la vie de notre société depuis plus d’un an. Face à cette nouvelle donne, les comportements changent et la consommation s’accélère malgré la crise. « Le consommateur d’aujourd’hui est différent d’hier, parce qu’il a conscience que tout peut s’arrêter du jour au lendemain » relève Frédéric Bonan. 

Les libertés dont les gens peuvent encore profiter s’inscrivent dans la surconsommation et la surabondance. Le dirigeant l’exprime clairement : « Ma conviction aujourd’hui, c’est que la consommation peut être beaucoup plus forte, plus cyclique et plus dynamique. Cela signifie qu’il faut être capable d’adapter son entreprise à cette volatilité du client. »

En effet, le moindre grain de sable dans l’engrenage peut gripper une machine bien huilée. En d’autres termes, l’habitude est l’ennemie de la réussite : « Il n’y a rien de plus dramatique que la dépendance à soi-même et l’aversion au changement. L’adaptabilité fait partie de notre quotidien, notamment avec la Covid. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Pour avoir un horizon, il faut de l’agilité. Il faut être prêt à descendre n’importe quelle pente sur n’importe quelle neige avec n’importe quel ski et dans le brouillard.»

Fort de ce constat, Frédéric Bonan insiste : « Il faut s’entourer de personnes qui identifient les problèmes existants et apportent des solutions concrètes. A contrario, il faut fuir ceux qui ne détectent aucun problème ou ne sont pas en mesure d’y apporter des réponses ».

 

Frédéric Bonan a su relever les défis malgré la crise économique et sanitaire

Pour Frédéric Bonan, ceux qui sauront tirer leur épingle du jeu en cette période de crise sortiront gagnants et seront mieux armés pour faire face à tous les scénarii possibles à l’avenir. L’agilité et l’incertitude sont deux moteurs de l’adaptabilité. 

Au regard de la crise économique et sanitaire, Frédéric Bonan a su relever les défis de son entreprise I-Deal Development. Selon lui, la gestion de l’incertitude peut être une source de succès. « Les gens veulent de la certitude c’est une erreur, il faut vivre avec l’incertitude et alors vous vous en sortirez. Si vous avez l’incertitude dans vos paramètres, plutôt que de chercher la certitude, vous avez gagné.» Ces derniers mois ont été riches en apprentissages pour de nombreux chefs d’entreprise. Frédéric Bonan confie d’ailleurs que s’il faut apprendre à vivre dans l’incertitude, il faut surtout apprendre à manier avec agilité ce paramètre. « Aujourd’hui, très peu d’acteurs ont des approches alternatives qui leur permettent d’être capables de naviguer dans la tempête. N’ayez pas peur de l’incertitude, faites-en une force ! », un état d’esprit qui devrait en inspirer plus d’un. 

Frédéric Bonan en profite pour donner un conseil, en effet apprendre à vivre dans l’incertitude ne suffit pas ! Il faut également travailler en accord avec ce paramètre afin de connaître le succès. 

Pour plus d’informations, écoutez I-DEAL DEVELOPMENT, L’INTERVIEW : Analyse du marché avec Eric DEJOIE (mbo & co)