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  Henry Ford

Bourse : Le PIB Américain Fossoyeur Du CAC 40
Journaliste / Chef de rubrique Politique-Economie-Finances

La croissance américaine, publiée ce vendredi, a définitivement anéanti les (maigres) espoirs des investisseurs de terminer la semaine dans le vert. | © Commons Wikimedia

La Bourse de Paris a enregistré sa seconde perte hebdomadaire de l’année, la publication d’un PIB américain en deçà des attentes ce vendredi ayant définitivement enterré les espoirs des investisseurs de terminer la semaine sur une bonne note.

La Bourse de Paris rentre dans le rang. Galvanisés par l’élection de Donald Trump en cette fin d’année 2016, les marchés actions européens ont, depuis la fin de la trêve des confiseurs, singulièrement marqué le pas. Ainsi, sur cinq jours, le CAC 40 a abandonné 0,22% à 4, 839,98 points, s’éloignant irrémédiablement du seuil symbolique des 5 000 points pourtant encore à portée de fusil au sortir du mois de décembre dernier. Cette « sinistrose » est moins marquée sur l’ensemble des places européennes dans la mesure où l’Eurostoxx 50 a terminé proche de son point d’équilibre, grappillant 0,09% sur l’ensemble de la semaine.

Comme évoqué en préambule, la croissance américaine, publiée ce vendredi, a définitivement anéanti les (maigres) espoirs des investisseurs de terminer la semaine dans le vert. La forte baisse des exportations, notamment de soja, a considérablement pesé sur la tendance. Dans le détail, le produit intérieur brut a augmenté de 1,9% en rythme annualisé sur les trois derniers mois de l’année, après 3,5% au troisième trimestre, là où le consensus Reuters tablait sur une progression plus prononcée à 2,2%. La croissance ressort ainsi à 1,6% seulement pour l’ensemble de l’année 2016, son rythme le plus faible depuis 2011, après 2,6% en 2015.

Wall Street pour l’Histoire

Les marchés actions européens n’ont, dès lors, que très peu profité de la robustesse de Wall Street avant la publication de ses chiffres. En effet, pour la première fois de son histoire ce mercredi, le Dow Jones a franchi la barre symbolique des 20 000 points que les deux autres indices phares de la bourse de New York, en l’occurrence le S&P 500 et le Nasdaq Composite, ont également battu des records en clôture. Insuffisant pour porter aux nues les marchés européens, visiblement.

Sur le front des valeurs, LafargeHolcim est le champion de la semaine, le titre du cimentier grimpant de près de 7% en cinq jours, après avoir terminé dans les méandres de l’indice la semaine dernière. Le groupe franco-suisse profite ainsi allègrement des « velléités bâtisseuses » de Donald Trump qui a officiellement relancé les projets d’oléoducs Keystone XL et Dakota Access, mis en stand-by par Barack Obama. Ce qui profite donc aux valeurs du compartiment de la construction. A l’inverse, Engie a exploré les abysses du CAC 40, cédant 3,43% sur l’ensemble de la semaine, le titre continuant de subir de très forts dégagements.