Le monde de l’entreprise, et plus encore des technologies, évolue très rapidement. L’apparition de la COVID-19 en mars dernier a bouleversé nos vies et contraint les entreprises à revoir radicalement leurs opérations, leurs projets et leurs stratégies. La situation ne semble malheureusement pas près de s’améliorer dans un avenir proche, et les destructions d’emplois, la crise économique et les difficultés des entreprises sont loin d’être derrière nous.

Les organisations se trouvent désormais confrontées à des défis inédits. Nombre d’entre elles ont naturellement été prises au dépourvu et ont donc pour priorité de limiter les risques afin de se protéger face à d’éventuelles situations similaires. Dans une récente étude multi-secteurs menée auprès de cadres supérieurs et de personnel informatique de première ligne notamment en France, nous pouvons constater sans surprise qu’environ un participant français sur quatre (42 %) n’était « pas du tout préparé » ou « peu préparé » à faire face à l’impact de la pandémie. Par ailleurs, 78 % ont déclaré que se préparer à de nouvelles pandémies ou autres bouleversements du même ordre était une priorité absolue. Les entreprises commencent donc déjà à réfléchir à l’environnement de travail de demain et à la manière dont elles peuvent maintenir leur activité même dans les moments les plus difficiles.


Alors, à quoi ressemblera le monde d’après ? Pour beaucoup d’entre nous, la réponse à cette question a sans doute beaucoup évolué au cours des derniers mois. Les entreprises doivent aujourd’hui maintenir l’efficacité, la connexion et la collaboration de leur personnel, même à distance, et s’adapter à ce « monde d’après ». Pour cela, elles doivent cesser leurs investissements dans les domaines qui ne sont plus viables et privilégier les domaines qui contribueront à leur pérennité et à limiter les risques.

L’automatisation intelligente fait partie des technologies à fort potentiel de croissance. Selon la même étude, 73 % des participants français ont renforcé leurs investissements dans cette technologie à la suite de la pandémie, et pensent que les épidémies imprévisibles et/ou le confinement stimuleront la demande des entreprises pour l’automatisation intelligente.

Pourquoi choisir l’automatisation intelligente pour se protéger de ces bouleversements ?

Il y a plusieurs raisons à cela. L’automatisation intelligente contribue à améliorer l’efficacité des processus, l’expérience client et les opérations de back-office, tout en limitant les contacts humains et en favorisant la distanciation sociale. Mais ses avantages vont au-delà du paysage post-pandémique.

Pour faire simple, elle a un rôle important à jouer dans la recherche d’un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Dans le cadre l’étude, 80 % des participants français ont déclaré que l’automatisation intelligente aide à réduire la charge de travail des collaborateurs humains, et pour plus d’un tiers (46 %), qu’elle leur a déjà fait économiser entre une et neuf heures de travail par semaine au cours des deux dernières années. Point essentiel : plus de la moitié (52 %) déclare consacrer le temps gagné grâce à l’automatisation intelligente, à des activités plus créatives comme la recherche d’idées et l’innovation, et pour 44 %, l’analyse et la réflexion.

Notons toutefois que l’environnement de travail de demain ne se résumera pas à l’automatisation intelligente ; d’autres technologies gagneront du terrain à mesure que les entreprises, et surtout les employés, y verront un intérêt. L’étude a en effet montré que les collaborateurs jouent désormais un rôle de premier plan pour favoriser l’utilisation de la technologie et le changement au sein des entreprises. Ainsi, 58 % des participants français déclarent que ce sont les employés qui demandent des technologies plus avancées pour faciliter leur travail et 70 % conviennent que ces technologies améliorent la satisfaction des employés.

Preuve de cette adhésion aux nouvelles technologies : un grand nombre d’employés considère en réalité les machines intelligentes comme faisant partie de la main-d’œuvre. 60 % ont en effet indiqué que le terme « main-d’œuvre » devrait inclure à la fois les employés humains et les machines intelligentes, et la grande majorité (83 %) serait prête à travailler aux côtés de ces technologies. 50 % ont même déclaré qu’ils ne verraient aucun problème à être supervisés par des machines intelligentes !

Dans un contexte économique en constante évolution, les entreprises continueront certainement à investir dans les technologies en croissance traditionnelles comme le cloud et l’intelligence artificielle. Mais d’autres technologies plus récentes et capables d’améliorer la productivité, comme le low code, devraient aussi trouver leur place. 79 % des participants français ont indiqué que le service informatique devrait mettre à disposition des employés des plateformes et des systèmes leur permettant de créer et d’implémenter leurs propres outils technologiques, et près de la moitié (49 %) ont affirmé que « tout le monde » ou « la majorité » des collaborateurs dans leur secteur aura besoin de compétences en low code dans les cinq prochaines années.

L’avenir semble aujourd’hui très incertain, mais une chose est claire : la plupart des entreprises s’efforcent avant tout de se préparer au monde d’après, en envisageant le pire pour en limiter au maximum l’impact. L’environnement de travail de demain sera très différent de celui que nous avons connu jusqu’alors, mais les technologies pour optimiser notre efficacité, notre productivité et notre charge de travail seront là pour nous accompagner.

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