Nous dirigerions nous vers un cataclysme où, dans quelques années, plus personne n’aura de travail ? Les robots auront-ils conquis les tâches de la majeur partie des êtres humains ? Ou, une fois de plus, ce nouveau cycle dans la manière dont le travail s’effectue génèrera-t-il une adaptation accélérée ?

Tous les changements d’organisations et toutes les révolutions culturelles entrainent une déstabilisation qui nécessite de retrouver un équilibre. Avec la robotisation, selon l’OCDE, « environ 14% des #emplois ont de fortes chances d’être automatisés et 32%  vont être radicalement transformés ». Face à cet imprévu, à l’aléatoire des situations à venir, au développement incessant des nouvelles technologies, il faut faire preuve d’agilité et d’adaptabilité. La résilience est une qualité essentielle à développer dans ce monde algorithmique et prédictif.

 


La preuve de la victoire par le jeu

Face à la machine, chaque nouveau match semble perdu d’avance ! En effet, aucun des jeux inventés par l’Homme ne résiste à la nouvelle intelligence technologique. Le jeu de Go ou les Echecs se sont transformés en de simples cours de récréations capables de divertir les puces électroniques pendant leurs années d’apprentissage de leur nouvelle vie électronique. Impossible de prévoir quel niveau elles pourront atteindre tant les limites humaines semblent déjà surpassées et destinées à être englouties dans les méandres de l’ingénierie. Face à un empilement de règles du jeu, face à des labyrinthes dont la sortie est plus ou moins complexe à trouver, les successeurs de Deep Blue semblent imbattables et inarrêtables. Conçus pour utiliser à 100% la puissance des machines, ils en connaissent chaque recoin des processeurs. Pourtant, seule une partie du cerveau humain est dominée et sa sous-exploitation offre encore des milliards de possibilité de se distinguer. Jamais la machine se pourra comprendre ce qui en fait l’essence.  

 

La technologie au service des humains

Pour un être humain, la répétition est source d’ennui et de risque d’erreurs. Personne ne se verrait plus comme Charlie Chaplin, dans les Temps Modernes, être soumis à un gavage de nourriture par une machine pour mieux visser des écrous à un rythme effréné. En 1931, il déclara que « Les machines devraient faire le bien de l’humanité, au lieu de provoquer tragédie et chômage ». La transformation numérique et les automatisations sont nécessaires pour faciliter des tâches sans réelle valeur ajoutée, pour rendre le travail plus agréable et le libérer de contraintes répétitives. L’Intelligence Artificielle devrait être intégrée au système d’information pour combattre des récurrences inintéressantes dont il faut assurer la maitrise. Charlie Chaplin disait aussi que « La chose la plus triste qui pourrait m’arriver, ce serait de m’habituer au luxe ». Dans ce monde moderne, la pire des situations serait de ne plus pouvoir se passer des automatismes et de ne pouvoir prendre le relais quand ils déraillent ou tombent en panne. L’intelligence humaine ne peut sa passer de continuer à comprendre et savoir.

 

Une capacité sans limite à affronter l’imprévu

Ce qui restera comme le pouvoir absolu des personnes face à la machine est cette capacité à faire face à l’imprévu et à avoir une créativité débordante. Face à l’algorithmie, aux prises de décisions analysées et « presque parfaites », il faut aussi savoir utiliser des chemins improbables et décider autrement. En entreprise, l’Intelligence Artificielle est faite pour traiter des processus plus ou moins complexes le plus rapidement possible. Elle ne connait pas l’émotion et ne comprend pas les modes de pensées imprévisibles. Certes elle pousse à se réinventer, à développer de nouvelles compétences, à savoir être résilient et à se remettre en cause, mais elle s’arrête face à ce qu’elle ne sait envisager. Il faut se rappeler ce que disait Charlie Chaplin « Il faut tendre vers l’impossible : les grands exploits à travers l’histoire ont été la conquête de ce qui semblait impossible ». L’intelligence humaine arrivera pour longtemps à atteindre de nouveaux territoires et à améliorer son existence.

 

Se former pour mieux comprendre

Face à ce mur qui se dresse pour beaucoup, Angel Gurria, Secrétaire général de l’OCDE, déclarait « Il nous faut un système efficace de formation tout au long de la vie qui ouvre de nouvelles perspectives aux moins qualifiés, ceux que l’automatisation menace en premier lieu. » Empêcher l’inévitable est impossible, en revanche apprendre à s’adapter est impératif. L’avenir passe par cette recherche des nouveaux rôles qui seront attendus, par une anticipation positive des besoins de demain. En changeant, en se formant, il faut savoir se projeter dans quelques années et trouver l’endroit où l’avenir de l’emploi se trace.

 

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