1. Constat :  comment vivre de son art lorsque l’on est artiste visuel

Créée en 2014 à Marseille, la collection HOsiHO compte plus de 36 000 vidéos et photos aériennes sur le Monde vu d’en haut. La plateforme d’e-commerce de l’agence, accessible sur HOsiHO.com, permet la recherche, le partage par visionneuse ainsi que l’acquisition de droits pour un téléchargement immédiat des images en haute résolution.

Durement impacté par la crise sanitaire, le monde de la culture et de la création visuelle commence à s’essouffler. En tant que fondateur de la banque spécialisée en images aériennes marseillaise HOsiHO, je lance un appel d’urgence auprès des acteurs du secteur visuel pour essayer de sauver les artistes professionnels d’une éventuelle disparition. 

La situation devient alarmante pour les artistes professionnels ! Baisse de commande, interminable guerre des prix, projets annulés, cessation d’activité… les raisons et cas se multiplient et le confinement n’est pas pour arranger la situation déjà précaire de ces artistes. La situation semble paradoxale dans ce monde saturé d’images en tout genre. Vidéos promotionnelles, publicités, web, écran d’affichage… Les utilisations des œuvres de ces artistes indépendants sont nombreuses. 

De plus, aujourd’hui, rares sont les banques d’images reversant une commission équitable de 50% à leurs contributeurs. Une situation inéquitable et insuffisante pour permettre aux auteurs professionnels de vivre de leur production, au regard des prix de ventes de plus en plus bas, accentuée par des promotions quasi-permanentes.

Aussi, chez HOsiHO nous alertons sur le risque encouru si des solutions ne sont pas mises en place pour sauver cette profession, amenant à la disparition de l’ensemble de la chaîne professionnelle de l’image en stock et archive (artistes et plateformes). 

  1. Proposition : Un appel à la solidarité de juste valeur

Pour sauver l’ensemble des artistes professionnels d’une éventuelle disparition, HosiHo tire la sonnette d’alarme en appelant l’ensemble des photothèques à revaloriser la part versée aux auteurs, ainsi qu’à stopper la baisse continue des prix de vente des photos comme des vidéos.

Nous avons décidé chez HOsiHO de proposer une rémunération à leur juste valeur les créateurs de visuels pour sauvegarder leur existence. Bien avant la crise sanitaire, les photographes et vidéastes indépendants étaient déjà durement impactés par la dramatique guerre des prix, faisant fondre leurs revenus. A cela s’ajoute la diminution de leur part observée depuis une dizaine d’année. Aujourd’hui, rares sont les banques d’images reversant une commission équitable de 50% à leurs contributeurs. 30, 20 voire 15% sont devenus la triste norme. Une situation inéquitable et insuffisante pour permettre aux auteurs professionnels de vivre de leur production, au regard des prix de ventes de plus en plus bas, accentuée par des promotions quasi-permanentes.

C’est une question d’équité, d’équilibre, de survie, pour toute la profession. Une banque d’images n’est rien sans les images que ses auteurs veulent bien lui confier. J’ai fondé l’agence HOsiHO pour que les auteurs puissent vivre décemment de leur art et pour que les acheteurs puissent trouver facilement, et à un tarif équitable, les images aériennes, légales et de haute qualité, dont ils ont besoin.

A l’évidence, il existe une interdépendance entre auteurs, acheteurs et intermédiaires, qui ont tous, en définitive, le même intérêt : celui de maintenir un niveau de revenus permettant aux artistes de continuer de créer, aux agences de proposer de nouvelles images originales à des acheteurs toujours plus exigeants et en quête de nouveautés. 

Pour exemple, j’ai fait le choix, pour appuyer ma démarche, de reverser à ses auteurs 80% du montant des ventes réalisées durant le mois de décembre 2020 (au lieu des 50% habituels). Décembre étant, pour l’agence, l’un des meilleurs mois de l’année !

 

Tribune rédigée par Sami Sarkis, fondateur de HOsiHO 

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