Même si les projets blockchain délivrant un service concret et utilisable au quotidien tardent, ce qui est bien normal pour une méta-technologie, son avantage réside dans son aspect multi-sectoriel.

En effet, nombreux sont les projets blockchain visant à graviter dans le monde de la finance, de la Big Data ou encore de l’intelligence artificielle, mais d’autres secteurs pourront aussi en bénéficier. C’est le cas du monde du bâtiment, pourtant jugé peu sexy d’un point de vue technologique, il pourrait tirer son épingle du jeu.

 

Blockchain et monde du bâtiment, vraiment ?

Court rappel concernant les avantages de la technologie blockchain :

  • Transparence totale des transactions
  • Sécurisation desdites transactions
  • Immédiateté des données transférées

Autrement dit, la blockchain est une immense base de données dépourvue d’intermédiaire, un historique incorruptible, « vivant » et instantané.

Que ce soit concernant des transferts d’actifs, son exceptionnelle traçabilité liée à son registre ou encore la possibilité de définir des smart contracts (action automatique liée à des conditions prédéfinies), la blockchain dispose d’atouts réels pour le monde du bâtiment (5% du PIB hexagonal).

 

Quelles applications au monde du bâtiment ?

En premier lieu, et compte tenu du grand nombre de prestataires liés à un chantier, la blockchain permettrait de payer les fournisseurs et les partenaires beaucoup plus rapidement et efficacement (voir ici).

De plus, la blockchain permettrait de programmer tous les objets et autres « applications » d’une maison (chauffage, stores, électricité, etc…) afin de créer des scénarios de « vie » (une sorte de domestique très évoluée).

D’un point de vue plus global, la blockchain est un allié idéal au niveau énergétique. L’approvisionnement, la gestion et l’optimisation des énergies seraient un plus pour l’environnement, mais aussi, et surtout, pour les propriétaires finaux (échange d’électricité entre résidents notamment).

La blockchain est aussi un partenaire technologique de pointe concernant la gestion des cadastres. Cette version numérisée permet d’éviter bien des erreurs humaines (toujours problématiques à ce niveau) et offre une rapidité à toute épreuve. Dans le même registre, la blockchain est ou outil-clé pour valider, certifier et signer un contrat à distance (immobilier, assurance,…).

 

Une 4ème révolution industrielle : la France est-elle prête ?

Les annonces, notamment gouvernementales, sont nombreuses, mais il semblerait que la France dispose d’un certain retard dans le cadre de cette révolution industrielle. Comme en atteste une récente étude menée auprès des PME/ETI par l’Institut Montaigne (plus d’infos ici), nos dirigeants n’estiment qu’à hauteur de 13% que les nouvelles technologies (dont la blockchain) sont une clé pour leur réussite future.

Que ce soit l’impression 3D, l’intelligence artificielle, la Big Data ou encore la réalité augmentée, les bénéfices sont pourtant concrets, à savoir une amélioration de la compétitivité pouvant aller jusqu’à 20% (étude menée par le Boston Consulting Group).

Cela étant, les pôles de compétitivité disséminés sur tout le territoire hexagonal militent en ce sens, et, les efforts sont notables (réflexion, livre blanc, concours, etc…).

Le plus important, toujours selon l’Institut Montaigne, est de bien préparer le « présent » via des cycles de formation adaptés, car une batterie de nouveaux emplois, bien plus qualifiés, devra voir le jour avant de jouir d’une compétitivité accrue…Un travail de fond qu’il faudrait débuter dès à présent !