Demain des algorithmes décideront-ils pour nous ? L’Intelligence artificielle gérera-t-elle notre vie? L’étude récente «iLife» de l’agence de communication BETC Digital menée auprès de plus de 12 000 adultes dans 32 pays, nous révèle que 56 % des millennials dans le monde pensent que l’intelligence artificielle sera bénéfique pour la société ; ils sont seulement 33 % en France, 53 % aux Etats-Unis et 89 % en Chine.

48 % des Prosommaters (comprenez un consommateur producteur ou un consommateur  professionnel) mondiaux pensent eux que l’intelligence artificielle sera un fer de lance du progrès. Ils sont seulement 39 % en France , 40% aux états unis et 70% en Chine.  La Chine, qui vise la première place du monde de l’IA en 2025, est semble-t-il la plus enthousiaste. Chaque invention générant des effets collatéraux, la question aujourd’hui n’est pas de savoir si l’IA est bonne, mais de savoir si la sagesse des hommes sera suffisante pour évaluer et maîtriser les éventuelles conséquences négatives. L’IA c’est tout d’abord un « buzz word » qui nous est servi à longueur de journée par beaucoup de marketeurs et autres leaders d’opinion, pour nous montrer qu’eux, ils maîtrisent et utilisent intensément les algorithmes et l’IA.

En fait, on devrait plutôt parler d’intelligence augmentée ou d’utilisation très intensive de data ou  « dataisme » ou « infobésité ». Mais tout d’abord, qu’est-ce que l’intelligence artificielle ? On peut résumer l’IA à un système, des logiciels ou algorithmes qui traiteront des tâches qui ne peuvent être traitées par l’humain pour des questions de coûts de délais ou de qualité.

L’IA ou Intelligence augmentée, permet avant tout de répertorier de très nombreux faits, actions et engagements, et d’analyser les interactions entre différentes sollicitations, les corréler pour en tirer des enseignements qui déboucheront sur une réaction, une adaptation ou une prévision. Elle est à la fois descriptive, c’est-à-dire qu’elle analyse ce qui c’est déjà produit, mais est aussi prédictive, c’est-à-dire qu’elle exploite l’existant et en tire des enseignements qui permettent d’anticiper. l’IA est la corrélation de technologies, de sciences dures et de neurobiologie computationnelle permettant d’imiter certaines fonctions dites cognitives.  

L’IA permet avant tout de gérer un colossal volume de données. Plus la quantité d’expériences est importante, plus le modèle est performant, plus le niveau de fiabilités de la prédiction augmente.  La seule différence entre l’humain et l’IA, c’est donc cette capacité de stockage d’informations qui est quasiment illimitée pour les systèmes, et, bien sûr, la différence de puissance et rapidité de calcul entre l’humain et l’IA.

Un outil de poids pour le marketing

Le marketing est de loin le domaine qui tire le plus de profits substantiels des possibilités générées par l’IA. L’IA, par son impressionnant volume de data, est l’outil support par excellence des actions marketing. L’IA amène des solutions pour toutes les problématiques liées au ciblage, à  l’acquisition, à l’analyse d’audience,  à la segmentation, au scoring et à la fidélisation.

Grâce aussi à ses analyses comportementales corrélées,  l’IA permet surtout de meilleures prédictions comportementales. Enfin, par sa rapidité de traitement, elle permet un marketing prédictif donnant souvent une longueur d’avance par rapport aux concurrents. Capables d’identifier les appétences naturelles des consommateurs, les entreprises peuvent alors développer un marketing de préconisation suggérant les produits qui conviennent à un moment donné. Les entreprises vous proposeront donc demain l’achat d’un produit ou d’un service éventuellement nécessaire, alors que vous n’avez pas encore pris conscience de ce besoin.

Une médecine 2.0

Le médical est vraisemblablement le second secteur d’activités à bénéficier de l’IA. Grâce à ses exponentielles bases de données, l’IA permet de développer une approche prédictive et donc de diagnostiquer plus rapidement les pathologies. En étant à l’écoute permanente des signaux faibles, elle permet aussi l’accompagnement médical de pathologies chroniques et améliore la prévention des risques dits secondaires ou collatéraux. Cela permet donc d’agir très en amont et de réduire les coûts médicaux.

Enfin l’IA a déjà fait ses preuves en micro-instrumentalisation ou robotisation ainsi qu’en radiologie grâce aux « CAD » (systèmes d’aide au diagnostic) qui détectent ou caractérisent les lésions. Le taux de reconnaissance par l’IA des mélanomes est déjà bien supérieur à celui des spécialistes.

Applications industrielles et services de l’IA

Toutes les industries performantes sont robotisées. Les robots sont déjà connectés et bardés de capteurs. L’IA permet surtout, grâce à ses bases de données, d’améliorer les performances, d’anticiper les pannes et de faire des économies de maintenance. 

La révolution que l’on peut attendre dans l’industrie, c’est que certaines taches qui ne pouvaient être traitées par l’humain à cause des coûts, des délais de production ou des problèmes de stabilité de qualité ou perfection du banal puissent être traitées par « la machine ». On ne devrait pas rencontrer de révolution dans l’industrie, mais seulement une amélioration continue des performances des robots précurseurs en IA.

Dans les services, il est assez difficile d’identifier les tâches aléatoires non répétitives qui pourraient être améliorées et traitées par l’IA. En résumé, globalement est-ce que demain ce sont les machines qui décideront pour nous dans ce monde « infobèse » ? La machine gérera-t-elle certaines de nos tâches quotidiennes, serons-nous guidés et conditionnés par les suggestions des algorithmes ? Vraisemblablement. 

Néanmoins, après certaines dérives de méga entreprises transnationales, le libre arbitre devrait reprendre progressivement le dessus, faisons confiance à l’intelligence humaine.