Alors que l’équilibre des générations est voué à s’écrouler dans les 5 à 10 prochaines années, les grandes entreprises sont boudées par les millénials et la Gen Z qui les jugent peu attractives. Face à cette problématique imminente, elles doivent agir sans tarder et activer les leviers efficients pour séduire et fidéliser de nouveaux talents. Une affaire de co-création et d’intelligence collective

 


Plus que jamais, l’objectif aujourd’hui est de s’intéresser à ce que les collaborateurs recherchent réellement dans leur environnement de travail. Miser sur la qualité de vie au travail, oui, mais sans tomber dans les stéréotypes qui font plus de mal que de bien. Parce qu’une politique de QVT réussie se construit avec les salariés, il est crucial d’établir une culture d’agilité, d’intelligence collective, de co-création et de partage. Impliquer les collaborateurs dans ce processus est primordial afin de comprendre leurs attentes et leurs besoins, en matière de management, d’espaces de travail, mais aussi de services. Ce travail en amont a pour vocation d’éviter un mauvais investissement des ressources, de temps et d’argent tout en décuplant l’implication des collaborateurs.

Repenser la structuration des équipes 

 

Exit l’ancestrale hiérarchie pyramidale ! Les nouvelles générations plébiscitent le management horizontal : plus collaboratif, plus participatif, ouvert à l’innovation et orienté autour de la performance collective. Ce type de management accroît l’autonomie et l’engagement et permet une meilleure répartition des responsabilités et exploitation des compétences. Au sein de l’entreprise, il convient de revoir l’organisation des effectifs pour faire place aux métiers émergents, à l’instar de l’hospitality manager, et de faire évoluer les métiers existants pour qu’ils soient en accord avec leur temps. Cela passe évidemment par la formation des responsables, de la direction jusqu’aux managers intermédiaires. Cet investissement doit aussi s’accompagner d’un plongeon dans l’innovation afin de s’entourer d’un écosystème riche qui se traduit par l’intégration d’outils de travail collaboratifs permettant de faciliter la gestion des projets.

Quand le bien-être serviciel s’invite dans l’entreprise

 

Les nouvelles générations attendent de l’entreprise un accompagnement qui va au-delà de l’aspect professionnel. La prise en considération de leur charge mentale est un point clé. Plus l’entreprise s’investit pour le bien-être du collaborateur, plus l’engagement du collaborateur envers l’entreprise sera fort.Pour cela, l’entreprise peut mettre en place des solutions servicielles ayant pour but de soulager les collaborateurs de certaines contraintes personnelles. Libérés de ces « pain points » les salariés sont plus productifs et jouissent d’unmeilleur équilibre entre leur vie professionnelle et privée. Activités sportives, réception et envoi des colis, covoiturage, networking… Il existe une multitude d’options et l’entreprise doit avoir la capacité de s’informer sur tout ce qu’il existe sur le marché. Pour plus de pertinence, cette démarche doit toujours être coconstruite avec les équipes pour leur proposer une offre en parfaite adéquation avec leurs besoins et usages.

La communication est d’or

Selon l’étude « Empowering the New Generation » de Jobteaser, 43 % des 18-35 ans considèrent qu’ils ne bénéficient pas d’une communication transparente dans leur entreprise. Pour conquérir de nouveaux talents chez les générations Y et Z, les entreprises doivent mieux communiquer, que ce soit sur leurs sites, réseaux sociaux, événements, etc., mais aussi à l’échelle du collaborateur qui sera le meilleur ambassadeur de l’entreprise s’il est fier de la représenter. L’attractivité d’une entreprise se construit à travers de nombreuses composantes : son engagement écologique et éthique, sa santé financière ou encore son implication dans la qualité de vie au travail… mais elle doit communiquer pour exister ! Partie intégrante de la culture d’entreprise, la notion de transparence est déterminante, car elle permet de faire grandir le sentiment d’appartenance des collaborateurs et de les encourager à s’engager individuellement et collectivement pour l’entreprise. 

Tribune par Nermine El Shekshaky, Chief Marketing Officer chez Dynamic Workplace

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