Quand le manque de confiance s’installe en soi au point d’échafauder un véritable plafond de verre au-dessus de sa tête, c’est qu’il devient urgent de briser en éclats celui-ci. Comment ? Grâce à une réelle prise de conscience qui permet d’entrer dans un cercle vertueux afin de retrouver de nouvelles perspectives de carrière. Mode d’emploi.

Pourquoi un déficit de confiance en soi empêche-t-il d’avancer professionnellement ?

La baisse de l’estime de soi va de pair avec une certaine forme d’immobilisme. L’une entraîne l’autre et vice-versa. Dans le champ professionnel, cela se traduit par un manque d’initiative causé bien souvent par la peur de l’échec ou le découragement. Or, on a tout intérêt à sortir de sa zone de confort pour avancer…

Comment (re)trouver la confiance en soi au travail ?

La première chose à retenir, c’est qu’il faut prendre conscience de ce qui génère une augmentation de confiance en soi d’une part et de ce qui la fragilise d’autre part. Ainsi, il faut considérer objectivement son parcours en listant ses compétences sans les attribuer au seul fruit du hasard. Sachez donc vous rendre responsable de vos succès ! De la même façon, savoir regarder en face ses échecs permet de relativiser… et surtout d’intégrer que l’erreur est humaine et qu’elle peut même être formatrice.

Ceux qui osent font des erreurs et se nourrissent de celles-ci pour rebondir et s’adapter !

En somme, ils sont souples, réactifs et prennent des initiatives sans être freinés dans leur élan par une peur excessive et paralysante.

Pour se rassurer et gagner en confiance, il faut accepter d’avoir des émotions tout en veillant à ne pas se faire dominer par l’une d’entre elles, particulièrement handicapante en effet : la peur. Car si l’on a peur d’entreprendre, d’entamer de nouvelles démarches, d’avoir des projets ambitieux, alors oui dans certaines situations on limite peut-être les risques d’échouer… mais on stagne.

Sachez donc vous dégager de la peur irraisonnée de l’échec… et accepter d’en essuyer quelques-uns !

Toujours dans un esprit constructif, il faut éviter d’être fataliste sur son propre compte. Trop de personnes, dans leur travail, sont résignées et pensent que rien de meilleur ne peut leur arriver. Or il est bon de sortir régulièrement la tête de l’eau pour respirer et savoir où l’on va. Interrogez-vous sur vos valeurs professionnelles et sur ce qui vous motive dans la vie plus généralement.

Et quel est le rôle du management dans tout cela ?

Le rôle des managers est primordial dans la construction ou la restauration de la confiance en soi.

Malheureusement, la valorisation systématique des travailleurs est encore trop peu ancrée dans la culture d’entreprise aujourd’hui. A croire que certains managers craignent que les feed-back positifs entraînent des demandes d’augmentation par la suite… Or ils auraient pourtant tout à y gagner : les travailleurs dont on reconnaît au quotidien les compétences et les réussites voient non seulement leur estime de soi consolidée, ce qui est un signe d’épanouissement personnel et professionnel indéniable, mais en plus,  ils contribuent tous ensemble à développer une synergie extrêmement positive au sein de leur entreprise.

Malheureusement, quand on est confronté au contraire à une dépréciation continuelle de la part de ses managers, il faut absolument ne pas laisser sa confiance en soi s’effriter voire se détériorer totalement. Que l‘on s’appuie sur ses collègues grâce auxquels on pourra trouver une forme de solidarité ou que l’on se fasse aider par une personne extérieure (un proche, un psychologue du travail), il est indispensable de ne pas rester isolé. Il s’agira alors de relativiser les remarques dépréciatives et blessantes à la lumière de ses aptitudes réelles pour être en mesure de prendre les bonnes décisions et ainsi pouvoir avancer de nouveau.