Etes-vous intéressé, comme de plus en plus de monde, par l’exercice de la méditation? Si oui, vous gagnerez à connaître les cinq obstacles qui peuvent se dresser sur votre chemin lorsque vous méditez, et ce même si vous êtes habituellement plutôt discipliné. Ces cinq obstacles vous sont ici présentés, de même que quelques moyens d’y faire face, pour que vos méditations soient plus homogènes et plus faciles.

1. La mollesse. Les bouddhistes appellent cela “la paresse et la torpeur”: l’une et l’autre peuvent générer de la frustration lorsque vous méditez. Sachez qu’il n’est pas rare de se sentir faible ou fatigué pendant la méditation, ou de ressentir une certaine lourdeur physique ou mentale. Pour contrer cela, vous pouvez vous lever et faire quelques pas, où que vous soyez. Vous pouvez également faire l’exercice de respiration Pranayama, peut-être en alternant la respiration par une narine pendant que vous bloquez l’autre (une inspiration puis une expiration), et inversement. Si la torpeur se fait trop intense, vous pouvez opter pour la méditation debout, qui réduira grandement les chances de vous endormir et augmentera certainement votre vigilance!


2. Le désir sensoriel. Il est aussi fréquent de ressentir de vives envies pendant la méditation : des envies de nourriture, d’une chose à regarder, ou de quoi que ce soit qui puisse fournir du bonheur par le biais des cinq sens. Si vous pratiquez la pleine conscience, il est très efficace de simplement observer cette inclinaison que vous ressentez. Que se passe-t-il si vous l’observez, sans jugement, puis laissez ce sentiment ou cette envie simplement s’éloigner en flottant, comme un nuage ? C’est un exercice merveilleux pour l’esprit de ne pas céder à chacune des envies qui se présentent à soi, et de les observer pour se rendre compte qu’elles sont éphémères.

3. La rancune. Il se peut que vous éprouviez du ressentiment pendant votre méditation. Vous pourriez même être agacé par le simple fait qu’il vous faille méditer ! Si vous passez un mauvais moment parce que vous ressentez de la douleur dans une partie de votre corps, sachez qu’un changement de position ne vous fera que du bien. Mais s’il ne s’agit que d’un vague sentiment de rancune, quel qu’en soit le motif, vous pourriez là aussi faire l’agréable expérience d’observer le sentiment, puis de déplacer votre attention vers un sentiment différent, peut-être physique cette fois, comme un picotement dans vos doigts ou sur votre cuir chevelu. Alors peut-être votre ressentiment s’évanouir- t-il, sans même que vous vous en aperceviez. 

4. L’agitation et l’inquiétude. Il s’agit ici des moments où l’esprit ne veut pas s’apaiser. Les bouddhistes appellent ceci “l’esprit singe”. Tous les êtres humains en font l’expérience, car cela découle de la façon dont nos cerveaux sont faits, et il en est ainsi jusqu’à ce que nous les formions à autre chose. Soyez tendre avec vous-même sur ce point : là encore, si vous observez simplement la déambulation de votre esprit, sans jugement, il s’apaisera avec le temps, au fur et à mesure de vos méditations quotidiennes. La clé est de ne pas vous en vouloir, mais de réaliser que le simple fait de constater la déambulation de votre esprit est en cela même l’expérience de la pleine conscience.

5. Le doute. Il s’agit là du moment où vous vous posez toute une série de questions : “Est-ce que cela fonctionne ? Ne devrais-je pas plutôt cuisiner, lire ou faire du yoga, ou même travailler à la place ?” Sachez que les bénéfices de la méditation ne sont pas toujours immédiats, de même que votre corps n’est pas plus sculpté et plus svelte après seulement une heure de sport. Mais avec le temps, comme des centaines d’études le montrent, la méditation réduit la quantité de cortisol (communément appelée “l’hormone du stress”) produite dans le corps. Elle ajoute de la matière grise dans le cortex préfrontal du cerveau, ce qui vous aide à gérer vos émotions et à être plus stable le long de la journée. Et ce n’est pas tout : la méditation augmente votre sentiment de bonheur et de bien-être. Elle vous permet de trouver l’approbation dont vous avez besoin à l’intérieur de vous plutôt qu’à l’extérieur, sous la forme de louanges et d’accolades.

Appréciez donc votre méditation, en vous ménageant. Sachez que chacun mène une lutte ou une autre pendant la méditation, mais que sur le long terme, ses effets extraordinaires sur le corps et l’esprit en valent la peine.