Diriger une start-up n’est pas une mince affaire, surtout lorsqu’il s’agit de lancer la phase de recrutement des équipes qui lui donneront sa dynamique. Le volet de la rémunération est parfois difficile à valoriser, notamment lorsque le start-upper se trouve confronté à un encadrement drastique de ses budgets. Mais il lui est néanmoins possible de rendre sa structure attirante, en intégrant d’autres paradigmes tels que des conditions de travail innovantes, un cadre professionnel agréable, ou encore une souplesse dans l’emploi du temps qui sont autant de vecteurs d’attractivité.

L’agréabilité des conditions de travail, un agent actif de motivation

Ce n’est désormais plus un secret pour le monde de l’entreprise, le cadre de vie et les conditions de travail comptent autant si ce n’est plus que le simple aspect pécunier chez les moins de 30 ans.

S’il est impérieux d’atteindre un point zéro qui permette d’honorer ses charges courantes, le jeune cadre dynamique attache au surplus une importance particulière à évoluer dans un environnement sain, et dans des conditions qui sortent parfois des standards des dernières décénnies.

Les précurseurs du genre ont été les GAFA, pionniers du « mieux-vivre au travail », dont parfois, il faut l’avouer, les méthodes laissaient dubitatifs sur la productivité qui pouvait être liée aux aires de sieste et autres espaces détente.

Chez Google, les nouveaux papas reçoivent six semaines de congés payés. Quant aux mamans, elles peuvent prendre 18 semaines après avoir accouché, et le salaire et les bonus sont garantis pendant ce congé. Les parents reçoivent même un bonus atypique, le « Baby collage dollars », qui vise à combler les dépenses en couches et en plats à emporter pendant les congés maternités.

Chez Facebook aussi on choie la nativité, notamment par un congé parental qui peut atteindre 4 mois et un bonus exceptionnel pour le 5ème enfant.Chez le géant des réseaux sociaux, travailler à plein temps peut même rapporter une prime de 4.000,00 dollars. Le principe de la fidélisation du salarié est également une variable essentielle du mouvement.

Tout est mis en œuvre pour développer le sentiment d’appartenance à un groupe qui vous épaule, qui se préoccupe de vos besoins, d’une fraternité qui fédère.

Cette méthode est une mesure d’incentive pure, un procédé d’incitation économique qui a désormais fait ses preuves.

La sociologue Suzanne Quiers-Valette en avait d’ailleurs dessiné les traits liminaires dans son ouvrage visionnaire «  L’incitation : un nouveau concept de politique économique » en 1978, dans lequel elle décrivait avec brio que le contexte d’incitation était devenu fondamental, à l’inverse de toute présomption ornementale.

L’incentive, l’atout déterminant d’une start-up

Les start-up, sans doute plus encore que les autres modèles d’entreprises, doivent y apporter un soin particulier.

Ainsi, le neo-dirigeant doit innover en matière de conditions de travail, afin de se démarquer de son concurrent et d’emporter le choix des collaborateurs potentiels qu’il drague.

Car à la genèse d’une quelconque jeune pousse, l’équipe de travail, des concepteurs aux développeurs en passant par les sales managers, est la force vive, le poumon d’une entité en pleine gestation, qui accouchera d’un projet à la conquète du marché.

Et force est de constater que si une drasticité financière imposée par la difficulté de la création ex-nihilo ne permet par de rémunérer ces fourmis ouvrières à la hauteur de leur mérite, il est impérieux de compenser par une ambiance générale qui sort des sentiers battus et qui donne envie de venir s’investir personnellement pour l’intérêt commun de l’entreprise.

Horaires aménagés, espaces de travail chaleureux, patron accessible et « friendly », avantages sociaux, partenariats négociés avec des groupements de comités d’entreprise, participation aux frais de crèche ou de garderie, sont autant de facteurs qui conforteront les futurs collaborateurs dans leur choix d’intégrer une start-up et qui agiront comme un agent mobilisateur des forces vives.

Après la liquidité pécunaire et l’avantage en nature, iI y a indubitablement aujourd’hui une troisième voie de rémunération de ses salariés : le bien-être.