Si les nouveaux modes de travail sont les symboles d’un management (enfin) libéré, ils mettent toutefois les entreprises face à un défi de taille : celui de la cohésion. Oui, avec des équipes de plus en plus éclatées, le sentiment d’appartenance du collaborateur peut rapidement s’étioler. Le flex office aura-t-il raison de la convivialité au travail ? Comment concilier nomadisme et “entreprise tribu” ? Par Guillaume Quaetaers.

 


Des espaces de travail en pleine mutation

Desk sharing, flex office, télétravail… ces « new ways of working » favorisent la mobilité et la flexibilité. D’après le baromètre #QVT 2019 de Dynamic Workplace et Speak & Act, seuls 56% des salariés interrogés déclarent être présents cinq jours par semaine à leur bureau. Rendu possible grâce à Internet, aux plateformes collaboratives et aux nouveaux moyens de communication, le travail à distance contribue grandement à améliorer la qualité de vie des collaborateurs et leur performance.

Mais si abolir les frontières physiques et repenser les espaces de travail est si efficace, qu’en est-il du « Future of Work » ? Pour répondre aux attentes sociétales des employés, à la recherche de bien-être et de sens au travail, les entreprises devront sans conteste trouver le juste équilibre entre nouveaux modes de travail et maintien de la cohésion d’équipe et de la convivialité.

 

Nomadisme versus convivialité ?

L’entreprise libérée, celle qui prône de nouveaux modes de travail peut aussi s’imposer comme une “entreprise tribu” dont les équipes aussi libres qu’unies ! Le nomadisme présente, certes, de véritables atouts, il permet notamment d’attirer et de retenir les talents, mais également de réduire les tensions liées à la compétitivité entre collègues. Lorsqu’il est “maitrisé”, il devient un formidable levier pour créer de l’émulation en favorisant les rencontres et la coopération entre les équipes. Un vecteur d’harmonie et de solidarité, en somme.

Par ailleurs, en proposant des modes de travail alternatifs, l’entreprise ouvre le champ des possibles quant à sa vocation. Si elle n’est plus assimilée à la seule notion de travail, son rôle peut alors évoluer. Concrètement, un collaborateur qui n’est pas obligé de venir au bureau pour travailler se déplacera plus volontiers pour partager un moment convivial avec ses pairs.

 

Redéfinir la vocation de l’entreprise

Le collectif est l’essence même du fonctionnement d’une entreprise : une base idéale pour développer la convivialité. Pour que cette notion ne se perde pas avec l’avènement du travail à distance, l’entreprise doit impérativement demeurer un espace de socialisation. Si les collaborateurs désertent leur lieu de travail, l’objectif est de leur proposer de nouvelles occasions de s’y retrouver. L’idée est d’inviter les collaborateurs à se réunir régulièrement en entreprise, que ce soit pour célébrer les événements marquants, participer à des activités d’équipes ou bien simplement pour échanger entre eux. Pour cela, il est primordial d’instaurer des espaces de détente au sein des bureaux pour que les collaborateurs aient plaisir à y passer du temps.

De plus, si la convivialité est un facteur clé de succès, elle n’apparaît pas comme par magie ! C’est à l’entreprise d’amorcer les démarches et d’être créative dans ses propositions. Afterworks, séminaires, déjeuners d’équipe, séances de sport ou encore actions solidaires… La cohésion et la convivialité passent par le partage d’activités extra-professionnelles ludiques et “fun”, qui fédèrent les troupes et leur permettent de tisser ensemble des liens durables.

<<< A lire également : Emploi : Les Intentions D’embauche Pour 2020 Sont Au Plus Haut >>>

 

Tribune par Guillaume Quaetaers, co-fondateur de Move Your Buddy