Alors que les bleus sont arrivés mercredi à Clairefontaine, trois semaines avant le début de la coupe du monde de football qui se tiendra en Russie du 14 juin au 15 juillet, la start-up Corporico propose aux entreprises de mettre en place des concours de pronostics en interne. Une manière de fédérer les salariés autour d’un événement populaire.

Du 14 juin au 15 juillet se déroulera en Russie la Coupe du Monde 2018 de football. Plus de soixante rencontres. Et autant de raisons d’ouvrir les paris : qui va l’emporter, et avec combien de but ? Corporico propose d’instaurer des concours de pronostics au sein même de l’entreprise.


Tout commence en 2010, avec la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud. David Bellaiche organise des concours de pronostics avec ses amis. En ligne, pour éviter la lourdeur du tableur. Il réitère l’expérience en 2012, puis en 2014. Avec une petite nouveauté en 2014. Son confrère et ami, Rony Msika, lui conseille de lancer le concours, au sein même de l’entreprise dans laquelle ils évoluent. « Je ne suis pas du tout footeux, je me sentais donc un peu exclu de la bande parce qu’ils parlaient sans cesse de leurs pronostics. » L’entreprise organise donc un concours permettant à chacun de participer : « les salariés parient sur le score, pas sur le nom du ou des buteurs, afin que ce soit accessible à tous », indique David Bellaiche.

Résultat, un taux de participation à l’événement de 85%. Là où habituellement le team building ne remporte guère d’adhésion. Parce que le soir, parce que peu adapté aux envies des salariés. « Or, la com et les RH sont toujours à la recherche d’événements fédérateurs pour renforcer le sentiment d’appartenance à l’entreprise et la cohésion des équipes », ajoute Rony Msika.

Marque employeur : fidélisation des employés par le fun

En 2016, pour l’Euro de foot ils décident de se lancer officiellement, en parallèle de leur start-up TopFive (qui accompagne les consultants dans leur passage du salariat à l’indépendance ) créée en 2015. Pour Corporico, Vincent Daubry vient compléter le trio de ses compétences techniques. « A l’époque, les gens nous disaient que nous étions fous de nous lancer sur ce créneau, que les entreprises ne paieraient jamais pour que leurs employés s’amusent », se remémorent-ils. C’était sans compter l’incroyable popularité du football, peu importe le métier, peu importe la catégorie sociaux-professionnelle, et la montée en puissance de la marque employeur. « Elle permet la fidélisation des employés par le fun », souligne Rony Msika.

Si les associés ont dû évangéliser les entreprises en 2016 – mais sont tout de même parvenus à convaincre une centaine d’entreprises, dont Danone, Google et Spotify – cette année pour la Coupe du Monde, tout se fait beaucoup plus aisément. « C’est une opération de team building. » Les entreprises sont accompagnées dans la mise en place du concours en marque blanche « pour que les salariés comprennent que c’est corporate ».

« Nous voulons que ce soit un sujet de cafét’ », s’amusent les deux entrepreneurs. Les entreprises peuvent ou non laisser les salariés discuter sur la plate-forme, peuvent ou non faire des équipes par agences par exemple. Chaque jour, le podium des meilleurs parieurs peut être affiché, « une occasion de valoriser les salariés sur un autre critère que le business ». Et au terme de ce mois de concours, des cadeaux sont distribués aux meilleurs parieurs. Du sac à dos de l’entreprise pour les sociétés les plus chiches, au voyage à Rio lors des JO pour la plus généreuse, en passant par le Champagne, les chèques cadeaux, les box, et même les dons à des associations. « C’est une bonne vitrine pour l’entreprise et pour son patron qui prend l’initiative de faire quelque chose de fun pour ses salariés. »