Ouvert en décembre 2018 après six mois de travaux, l’hôtel Schweizerhof Zermatt qui fait désormais partie de la collection Michel Reybier Hospitality, vit une belle renaissance grâce à la vision du luxe simple de son propriétaire et aux inventions des architectes d’intérieur Kristian Gavoille et Valérie Garcia. Incarnant un nouveau nomadisme audacieux, ils ont transformé cet ancien hôtel de famille en refuge montagnard de luxe.

L’hôtel historique au pied du Mont Cervin a entamé le nouveau chapitre de son histoire et sa deuxième saison de ski avant que la crise du coronavirus ne perturbe l’organisation mondiale.
En attendant de pouvoir voyager et découvrir cet établissement, réalisé comme une maison de famille accueillante, au confort moderne, voici un petit tour de propriétaire, le temps d’une évasion à la montagne en photo.

hôtel Schweizerhof

L’hôtel Schweizerhof au coeur de Zermatt, le berceau de l’alpinisme 
Il faut prendre trois trains depuis Paris dont deux trains régionaux  pour gravir les quelques 1600 mètres qui séparent la vallée du village de Zermatt au pied du Mont Cervin. La forme pyramidale si particulière de cette emblématique montagne  se détache dans le ciel. Elle semble protéger le village. Appelée Matterhorn, ici dans la vallée d’Aoste, son sommet est le graal de tout alpiniste.  C’est ici au cœur du berceau de l’alpinisme, dans un somptueux cadre naturel au milieu des Alpes du Valais, que l’établissement se découvre dans la rue principale, la Bahnhofstrasse, à trois minutes à pied de la gare. Toute la vie de la station se déroule dans cette rue, bordée de chalets de bois. L’hôtel Schweizerhof est l’un d’entre eux, discret, bien placé, au numéro 5.
Pour les familiers et les clients de l’ancien hôtel, sa façade de bois garnie de balcons linéaires et réguliers est restée identique.
Il faut s’engager dans un passage sous l’hôtel pour atteindre son entrée et découvrir la métamorphose.
Tout de suite, l’immense espace du restaurant The Kitchen, son salon et son bar accueillent bras ouvert. Une bibliothèque ouverte remplie de livres dans toutes les langues, un four à pizza, un « show kitchen »  autour duquel s’affaire la brigade, même un grand fumoir et un set de DJ tous les après midi à partir de 17H30 promettent des après ski hivernaux accueillants, des rendez-vous agréables.
Partout le bois blond tapisse les murs, recouvre le sol, pare le plafond à caisson, et réchauffe de sa couleur miel, le lieu, totalement ouvert, meublé de fauteuils en cuir confortables. Le style alpin et les codes de la montagne sont présents dans l’ensemble de l’hôtel mais imaginés différemment, mixés à une modernité originale par le cabinet de design et d’architecture Kristian Gavoille & Valérie Garcia, déjà créateur des MOB Hôtels, une autre enseigne du groupe de Michel Reybier.
Du mobilier à l’architecture intérieure, tout a été fait sur mesure pour créer un cocon luxueux, vivant, confortable et unique.

Des chambres au luxe simple et moderne
Pas d’accueil, juste un comptoir pour s’enregistrer.
Au dessus les 95 chambres et suites sont aménagées de façon moderne avec des lits douillets, du mobilier en bois de chêne, fait sur mesure pour chaque chambre, incluant une ingénieuse tringle en métal avec un système d’accroches multiples pour le dressing, le bureau, les étagères et la décoration comme les photos et le miroir. Les salles de bains toutes en marbre blanc sont lumineuse, luxueuses et sans fioriture. Une démonstration du nouveau nomadisme urbain que le cabinet d’architecture incarne. La suite Attica sous les toits est particulièrement agréable avec ses poutres apparentes, et sa cheminée.
Une application sur une tablette permet de se connecter aux informations de l’hôtel, réserver une table dans l’un des trois restaurants, payer la notre sans passer par l’accueil, réserver du matériel de ski dans la petite boutique de l’hôtel Schweizerhof , s’informer de la météo, fait gagner du temps. Une technologie qui marche (Jonas l’un des deux directeurs s’est chargé de vérifier lui-même l’installation de chacune des tablettes des 95 chambres) assortie au service, c’est le gage d’une nouvelle hôtellerie intelligente comme le préconise Michel Reybier.  

hôtel Schweizerhof

Une nuit reposante dans un cocon douillet avant de prendre  d’assaut la montagne
La nuit, c’est le calme absolu, aucun bruit de moteur, juste le léger sifflement des voitures électriques. La station n’autorise que ce genre de véhicules, hybride, entre le minibus et un taxi anglais. La nuit est douce. Il ne neige pas ce jour-là. De ce petit village du Valais, après avoir pris le glacier express, 360 km de pistes vous attendent en hiver et 400 km de sentiers pédestres dans un cadre naturel de toute beauté, pour les amateurs d’alpinisme et de randonnées sur les anciens chemins des muletiers. Fermé  d’avril à juin, et d’octobre à décembre en principe, l’hôtel prévoit d’ouvrir toute l’année en 2022.

hôtel Schweizerhof

Des restaurants typiques et atypiques, menés par une jeune équipe
Le soir Jonas et Roman, les deux jeunes directeurs de l’hôtel (l’un a 28 ans et l’autre 35 ans) accueillent les clients, les familles, les habitués. L’équipe de l’hôtel est très jeune et internationale, sauf José, le concierge-bagagiste qui travaille depuis 32 ans au sein de l’établissement. « C’est la mémoire de l’hôtel » confie Jonas « il connaît toutes ses anecdotes !» 
L’apéritif se prend au bar du restaurant The Kitchen ou sur la table haute, avec l’un des nombreux cocktails maison comme celui au fruit de la passion ou une coupe de champagne brut premier cru de Michel Reybier, ou encore  un  délicieux vin blanc de Cos d’Estournel. Le dîner peut se prolonger là au Schweizerhof Kitchen dont le menu propose une carte locale et internationale de pizzas, de grandes tablées, de produits frais de la région.
Ou alors au restaurant La Muñia, du nom d’une plante médicinale péruvienne, propose, comme à la Réserve de Zurich un menu fusion péruvien-japonais avec par exemple des ceviches de dorade à la sauce sésame et à l’huile de truffe, ultra frais, une salade de pousses d’épinard, parmesan et truffe, un tataki de bœuf sauce soja et ponzu, le tout accompagné des vins du Valais. Accords parfaits proposés par Aleberto Fulong le chef exécutif.
Le troisième restaurant, La Cheese Factory, situé juste à côté de l’hôtel, offre un décor totalement différent, dans le style d’une taverne montagnarde suisse avec au menu des spécialités alpines, des fondues à l’apricotine (un alcool local), à la truffe, aux herbes fraîches , aux ceps…et des raclettes de fromages locaux. 
Les digestifs se prennent au Fumoir, spacieux, confortable, doté de caves à cigares comme un club. Installés dans de grands rocking chair, on peut y déguster les grands crus de la cave. L’ensemble des cuisines est mené par le chef exécutif français, Pierre de Vialet.

hôtel Schweizerhof

Un spa, une piscine, un kids club
Un kids club flambant neuf accueille les enfants et une petite boutique de location au sous sol de l’hôtel Schweizerhof près des casiers à ski dépannent ceux qui chaussent une tailles standard. Un spa complète l’ensemble avec une piscine de nage, un sauna, des jacuzzis et un parcours de bien être et deux salles de massage qui propose tout une gamme de soins du visage anti âge de la marque suisse Nescens. 

l'hôtel Schweizerhof

Michel Reybier Hospitality, une collection de maisons
A l’image de sa chaine d’hôtels La Réserve et des 150 hôtels de sa collection, Michel Reybier est connu pour son sens de l’hospitalité, son goût du luxe intelligent et du service attentionné. Il signe ici avec  l’ouverture de cet ancien hôtel de famille transformé en cocon luxueux et moderne, un nouveau style d’hôtellerie, un nouvel art de recevoir. Privilégiant le confort au superflu, l’histoire du lieu, le charme de son emplacement et surtout apportant un luxe discret et moderne sans dénaturer l’âme et la personnalité du lieu, l’homme d’affaires propose, sous l’enseigne Michel Reybier Hospitality, des hôtels ou des maisons, comme ce refuge de luxe ou encore La Maison d’Estournel, une maison de charme dans le Bordelais près du domaine de Cos d’Estournel. Bientôt dans Forbes.

Texte par Capucine Gougenheim Geagea – Plume Voyage. Photographies copyright Michel Reybier

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