Si la crise sanitaire remet en cause les déplacements à l’étranger, la France compte beaucoup d’expatriés. Globalement satisfaits de leur expatriation, ces entrepreneurs ou salariés, à l’image du reste du monde, jugent cette période difficile à vivre. Bilan.

A l’issue d’une deuxième consultation internationale, l’Observatoire de l’expatriation Banque Transatlantique donne la parole aux Français établis hors de France et éclaire l’évolution de leur situation. Comment les expatriés ont-ils vécu la crise ? La pandémie remet-elle en cause les ressorts de l’expatriation ? Quel regard les expatriés portent-ils sur l’image de la France à l’heure du Covid ?

 

Les expatriés français face à la crise

Pour la moitié des Français vivant à l’étranger, la crise sanitaire est difficile à vivre. A l’exception notable de l’Océanie, où la crise a été jugée relativement plus facile à vivre (63%), les expatriés français ont vécu la crise sanitaire plutôt difficilement (38%) voire très difficilement (10%). Si pour beaucoup, l’année 2020 a généré une perte de revenus, elle a tout de même permis d’accorder plus de temps pour soi et pour la famille. Un bilan donc mitigé, avec des conséquences financières, mais aussi psychologiques et sociales : 23% ont perdu tout ou une partie de leurs revenus, 21% étaient inquiets de perdre leur travail et 7% déclarent avoir perdu leur emploi. Toutefois, la crise sanitaire a eu un impact positif, notamment pour les actifs qui ont apprécié de pouvoir passer plus de temps en famille (62%) et de voir leur rythme de vie ralentir (44%). Elle a également permis aux jeunes expatriés de développer de nouveaux projets.

 

Un bon management de crise pour les entreprises

Du côté des salariés, les avis sont plutôt positifs, 81% des actifs estimant que leur entreprise a bien géré la crise sanitaire. Ils soulignent notamment l’agilité dont leur entreprise a fait preuve pour faire face : 78% jugent qu’elle a su mettre en place des solutions permettant de travailler à distance. Par ailleurs, bon nombre d’expatriés reconnaissent que leur pays d’accueil a fait le nécessaire pour maintenir les emplois pendant la pandémie (63%). Deux tiers jugent que la crise a été bien gérée par leur pays d’accueil, mais de fortes différences de perception apparaissent selon la zone géographique d’expatriation. Les expatriés dénoncent à 63% la mauvaise gestion de la crise en Amérique Centrale et du Sud. En Amérique du Nord, où le sujet divise les Français, le sentiment de bonne gestion l’emporte d’une courte tête à 56%. Le gouvernement français a mis en place un certain nombre d’initiatives pour aider les entrepreneurs et les salariés à rester debout. Mais pour les expatriés, ce n’est pas assez. 40% des actifs auraient aimé bénéficier des mêmes aides que les salariés et entrepreneurs résidant en France. Néanmoins, 42% reconnaissent les efforts des autorités françaises pour la diffusion régulière d’informations officielles.

 

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