La marque …Be…, lancée en décembre 2020, est née d’une rencontre entre deux personnalités fortes. D’un côté, Sandra Sisley, reine des nuits parisiennes et cannoises, directrice d’une agence spécialisée dans l’événementiel et les relations publiques dispose d’une notoriété incontestable. Suivie par plus de 100 000 abonnés sur Instagram et animatrice sur C8, la femme d’affaires sait faire rimer créativité et relationnel. L’autre membre de ce duo n’est autre que Nicolas Ouchenir, calligraphe français ayant travaillé pour les plus prestigieuses maisons de Couture en France et à l’international. Cet artiste d’exception a d’ailleurs récemment réaffirmé son talent en signant une collection de 20 boucles d’oreilles pour la marque Stone Paris à l’occasion de la Saint Valentin. 

Retour sur cette belle collaboration et sur le fruit de leur travail commun : la marque …Be…

 

 

Présentation du concept 

…Be… est une ligne de hoodies personnalisables, haut de gamme, en coton 100% bio pour assurer un confort et une qualité absolue. Le vêtement, décliné en cinq couleurs vives, se distingue par le logo …be… apposé sur le torse ou dans le dos. Ingénieuse idée puisque ces deux lettres peuvent se mixer à l’infini pour former tout type de mots. On retrouve ainsi dans le catalogue de la marque des formules telles que « be yourself », « beatles », « gros bedon » et une mention particulière pour les formules d’actualité comme « be 2020’s » ou « Joe Beden ». Alliant humour et créativité, …be… permet de convenir à tous et de fédérer une véritable communauté de fans.  

La marque …be… n’est pas seulement originale, elle est également solidaire. Chaque mois, une création spécialise est réalisée avec une association, les bénéfices des ventes lui étant intégralement reversés. En janvier 2021, c’est l’association « La Maison des Femmes de Saint Denis », venant en aide aux femmes victimes de violence conjugales, qui est mise à l’honneur par la marque avec un hoodie rose où figure l’inscription « be 93 ». Cette volonté d’insérer une partie solidaire au projet n’est en rien à viser marketing. En effet, il s’agit davantage d’une démarche chère à Sandra Sisley qui prend part depuis plusieurs années à des projets solidaires. A titre d’exemple, au printemps dernier, elle avait été à l’initiative d’une tombola au profit du personnel médical. Elle a renouvelé cette action à l’automne en faveur, cette fois, du téléthon. Il est donc tout naturel pour la femme d’affaires d’intégrer une partie solidaire dans son projet. 

 

Comment se passe votre expérience d’entrepreneur ? 

Sandra Sisley : De mon côté, j’ai d’ores et déjà eu plusieurs expériences en tant qu’entrepreneuse. J’ai créé une première société, spécialisée dans le domaine de production de clips et documentaires. Par la suite, j’ai fondé l’agence “Sandra and Co” dans le domaine de l’événementiel. J’organise, notamment, des soirées privées pendant le Festival de Cannes. Cependant, mon activité est à l’heure actuelle au point mort depuis le début de la pandémie de la Covid-19. En parallèle, mon partenaire a, également, une riche expérience dans le domaine de l’entrepreneuriat : il dirige une société de calligraphie qui travaille avec les plus prestigieuses maisons de couture du monde entier. Cependant, la marque “be” diffère de nos expériences passées dans le sens où c’est la première fois que nous avons l’occasion l’un et l’autre de travailler en binôme, ce qui est assez agréable. 

Quelles sont vos qualités respectives ? 

Sandra Sisley : Nous sommes très complémentaires et c’est ce qui nous permet de travailler efficacement ensemble et dans la bonne humeur. De mon côté, je connais les personnes qui ont du talent et c’est pourquoi dès que j’ai eu l’idée de cette marque j’ai fait appel à Nicolas. Il a une vision artistique et un sens créatif indéniable, c’est lui qui a dessiné l’alphabet et qui réalise les tâches si caractéristiques de nos modèles. Par la suite, je me suis chargée de l’aspect marketing et communicationnel. 

Quel est votre public cible ? 

Sandra Sisley : On reste sur une gamme de personnes ayant des moyens financiers. En effet, la classification tarifaire n’est pas d’entrée de gamme mais cela est justifié par deux raisons majeures. D’une part, il s’agit d’un bel objet ayant vocation à durer dans le temps. Sur les réseaux sociaux, plusieurs femmes, que j’apprécient (Sandrine KIBERLAIN, Axelle LAFFONT,…), ont mis en lumière cette qualité de pérennité du produit. D’autre part, on est sur un gros grammage de coton biologique, ce qui garantit un certain confort. La période actuelle, où il est question de rester davantage chez soi et de travailler depuis son domicile, modifie les exigences des consommateurs qui sont à la recherche de plus de confort, et c’est exactement ce que nous leur proposons. La marque convient également à des personnes ayant le sens de l’humour, qui assument qui elles sont et qui ont une approche vestimentaire branchée et sympa. 

Quelles suites souhaiteriez-vous donner à ce beau projet ? 

Sandra Sisley : Pour le moment, la marque a été très bien accueillie et nous souhaitons que cela continue. Par ailleurs, nous sommes actuellement sur un mono-produit, pourquoi ne pas dériver les supports (par exemple des T-shirt) ? 

N’est-ce pas compliqué de lancer son entreprise dans ce contexte si particulier ? 

Sandra Sisley : La période de pandémie de la Covid-19 m’a forcé à me réinventer et à booster ma créativité. Le confinement a été un véritable déclencheur d’idées. Cependant, en parallèle, c’est une période très compliquée pour les magasins. La marque fonctionne sur le modèle de la vente en ligne mais également, en partie, sur la vente directe en magasin. C’est sur ce point que quelques difficultés se font sentir car les boutiques avec lesquelles nous travaillons souffrent des fermetures successives et du paiement des loyers et autres charges alors qu’aucune rentrée d’argent ne se fait.

 

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