Demeure de charme, la Villa Saint Ange la bien nommée est la promesse d’une bulle de sérénité aux abords du centre d’Aix-en-Provence. C’est dans un hôtel particulier de style Empire, créé par l’entrepreneur Jean Brice Garella que les hôtes sont reçus le temps d’un week-end, au calme, tels des invités de marque, au sein d’un jardin foisonnant, à 10 minutes à pied du cœur de la ville aux mille fontaines. Une adresse idéale après le confinement, un cadeau de Noël à offrir ou s’offrir pour les beaux jours.

 

Un hôtel particulier à Aix-en-Provence

Aller à la Villa Saint-Ange, c’est d’abord aller à Aix-en-Provence, prendre le TGV direction Marseille et faire un premier pas vers le pays du soleil.
En trois heures, les paysages changent au fur et mesure qu’on s’approche du sud, la nature se transforme, bocages, forêts, pâturages, vallons, champs laissent la place aux pins parasols, les maisons se couvrent de toits de tuiles roses, la lumière s’éclaircit. Douce France, si belle.
Arrivés à Aix-en-Provence, direction le centre ; au lieu-dit de Saint-Ange, un hôtel particulier se devine, discret en haut d’une petite côte.
Deux lions en pierre de taille accueillent les visiteurs, comme les gardiens bienveillants de ce domaine dont le premier volet s’est construit après la révolution sur le site d’une chapelle et d’un couvent, au sein d’un grand parc.
Tout de suite après avoir franchi l’escalier encadré des deux lions, les cyprès, les oliviers, le jardin verdoyant d’essences méditerranéennes et de fleurs colorées, ponctué de statuettes souhaitent la bienvenue.
Le romantisme de la maison,  le clapotis des fontaines et des bassins, la douceur de vivre et le calme des lieux vous enveloppent. Le temps se suspend. 

Trente sept corps de métiers français ont participé à la construction de l’hôtel

Ouvert en juillet 2019, il aura fallu cinq ans de travaux après de  multiples rebondissements dont 5 permis de construire différents avant d’obtenir le permis final, pour embellir ce terrain de 8000 m2 et transformer l’ancienne bâtisse datant de la révolution, en hôtel de luxe contemporain.
Trente sept corps de métiers français dont la majorité recrutée dans la région aixoise et plus de la moitié labellisée Patrimoine Vivant ont participé au chantier orchestré par Jean Brice Garella, le propriétaire des lieux, aidé de l’architecte Henri Paret.
Peintres doreurs, ébénistes, plombiers zingueurs, couvreurs, tapissiers ont façonné la Villa Saint Ange en maison de maître de style Napoléon III, en témoigne la toiture en zinc, bombée et dentelée typique de l’époque qui métamorphose la demeure d’origine. Déjà propriétaire d’un hôtel de 13 chambres, dans le quartier Mazarin, en plein centre-ville, le maître des lieux a conservé dans cette nouvelle acquisition, le bâtiment principal, rasé de petites maisons pour reconstruire un ensemble, traité comme un hôtel particulier dans l’esprit de ceux de la fin du Second Empire, l’âge d’or d’Aix-en-Provence, avec l’assurance que « le vrai luxe n’est pas ostentatoire, il n’est pas bling bling » affirme t-il.

Un hôtel comme une maison de famille

Sans être influencé par les standards internationaux, l’entrepreneur a apporté aussi sa touche personnelle, en chinant les œuvres d’art, les tableaux, les bibelots, les pendules et les faïences pour créer 35 chambres et suites toutes différentes. Confortables, agrémentées de salles de bains spacieuses, elles sont ouvertes sur les jardins et les patios et donnent l’impression d’être dans une maison de famille. Pas de réception fastidieuse ici, l’hôte est accueilli comme un invité de marque avec un rafraîchissement ou un thé et conduit directement à sa chambre. Les formalités sont remplies et les informations sont apportées après l’installation en chambre.

Un hôtel dédié à la femme 

Dirigé par Céline Renaud avec des équipes à majorité féminine, dont la cheffe exécutive Nadège Serret, l’hôtel est dédié à la femme, doté de détails et décors choisis comme une ode à la féminité. Les poignées de bronze sont ciselés, les paravents sont précieux, les rideaux de soie sont retenus par des embrases broches, boîtes laquées, lampes chinées accompagnent le mobilier rare, le tout crée un univers précieux. Les salons s’appellent Malmaison, Louise de Vilmorin, Joséphine de Beauharnais, les jardins ont été dessinés sur le modèle des jardins anglais, en hommage à Virginia Woolf, avec un style organisé, désorganisé aux accents méditerranéens ornés de bassins et de fontaines qui rappellent que l’on est bel et bien à Aix-en-Provence, la ville aux mille fontaines.

Un restaurant dans un jardin d’hiver 

Le restaurant, lui, a été installé dans un salon comme un jardin d’hiver de la fin du 19ème siècle, avec des tables rondes de style Empire, des fauteuils cabriolets au cannage blanc et de grandes plantes vertes s’épanouissant dans des pots de faïences. Sous les lustres en cristal, un splendide vaisselier, noir décoré de lettres dorées entrelacées des initiales de la Villa Saint Ange présente la vaisselle entièrement signée par Christofle. Originaire de la région, Nadège Serret y propose une cuisine aux saveurs méditerranéennes sans ostentation qu’elle fait évoluer au rythme des saisons avec des produits locaux fournis en circuit direct.
“On n’a pas l’ambition d’obtenir une étoile pour ne pas se mettre de pression” confie Jean Brice Garella.
Le service se fait en gants blancs tandis que les assiettes sont desservies sans les gants, à l’ancienne. L’ensemble de l’équipe du restaurant a suivi une formation chez Christofle pour apprendre l’entretien de la porcelaine, la verrerie, l’argenterie et l’art de dresser la table.
L’été les déjeuners et les dîners peuvent se dérouler en terrasse, face à la piscine chauffée de 28 m. On s’y installe aussi pour siroter un cocktail maison, fait de framboise, de basilic arrosé d’un tonic à la rose, créé par Joën Saint-Requier.
Une salle de fitness, un spa, bientôt agrandi, complètent ce domaine qui propose une bulle de sérénité au plus proche du centre ville. Vivement sa réouverture, prévue en février 2021!

Les adresses de la villa Saint Ange : La Fondation Vasarely
Guidé par le petit fils de l’artiste contemporain Victor Vasarely, c’est un tout autre style qu’il vous fera découvrir quand la Fondation ouvrira ses portes après le confinement. Situé dans le quartier du Jas de Bouffan, le centre érigé entre 1971 et 1976, classé aux Monuments Historiques marie l’art et l’architecture en l’honneur de l’artiste franco hongrois. Les expositions permanentes et temporaires mettent en avant 44 œuvres monumentales, les céramiques de Delft, les émaux, les tapisseries, sculptures et autres œuvres optico-cinétique du plasticien.
En attendant vous pouvez découvrir les œuvres dans une visite virtuelle sur leur site : fondation vasarely.org

Reportage et texte Capucine Gougenheim Geagea-Plume Voyage

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