Le titre de l’ex-PPR est porté par des vents favorables à la Bourse de Paris, grâce notamment à une série de relèvements d’objectif de cours de bureaux d’études de premier plan, au point d’atteindre un plus haut de 16 ans.

Kering au pinacle. Le numéro 2 mondial du luxe est solidement arrimé aux avant-postes du CAC 40, le titre de l’ex-PPR atteignant même un plus haut de 16 ans (+2,28% à 221,6 euros) grâce notamment au redressement de sa marque phare Gucci, qui a connu moult difficultés par le passé. Un retour en grâce salué par les brokers les plus influents, en l’occurrence UBS, Barclays, HSBC ou encore Natixis  qui ont, tour à tour, relevé leurs objectifs de cours respectifs sur le titre.

Pour rappel, le groupe dirigé par la famille Pinault a fait état, au troisième trimestre, de ventes en progression de 10% à 3,18 milliards d’euros. Tandis qu’en organique, la croissance est ressortie, sur la période, à 10,5%, soit bien au-dessus des +5,5% du premier semestre. Les deux porte-étendards du groupe, à savoir Yves-Saint-Laurent et donc Gucci, ont ainsi vu leurs ventes respectives s’apprécier de 34 et de 11%.


La rédemption de Gucci unanimement saluée

C’est d’ailleurs le retour sur le « devant de la scène » de cette dernière qui a donc incité plusieurs bureaux d’études à revoir leur copie et rehausser leur jugement sur le titre. Premier de cordée : Barcalys qui, tout en maintenant évidemment sa recommandation à Surpondérer, a relevé son objectif de cours à 235 euros mettant en exergue « l’une des valorisations les plus attractives dans le secteur du luxe ». Outre l’accélération du redressement de la maison italienne fondée il y a près d’un siècle, le broker donne un satisfecit aux progrès notables de Yves Saint-Laurent et salue le retour au premier plan de Puma, autre marque phare de Kering.

Pour UBS, qui a donc également rehaussé son objectif de cours à 236 euros, le cours de bourse actuel de Kering n’a pas suffisamment pris en compte la « résurrection Gucci » et son potentiel, à moyen terme, auprès de la classe moyenne chinoise. HSBC, en plus de porter son objectif de cours à 251 euros, estime que le « meilleur reste à venir » car le relèvement de la griffe italienne ne s’est traduit de manière significative dans les résultats qu’à partir du troisième trimestre 2016, ce qui offre encore trois trimestres de base de comparaison favorable.

La « reprise » se poursuit

Ainsi, le bureau d’études britannique, dans une note plus largement consacré à l’ensemble du secteur du luxe, table sur une prévision de croissance organique des ventes avoisinant les 6% en 2017, contre seulement 1% l’année dernière. Néanmoins, cette reprise demeurera largement tributaire des facteurs extérieurs à savoir le risque toujours présent d’attentats ou encore le potentiel de hausse de la demande en Chine. Une note qui a également suscité un début de frémissement chez le concurrent LVMH, dont le titre progresse, en milieu d’après-midi, de 1,05% dans un marché évoluant autour de son point d’équilibre.