Petite révolution dans le monde feutré des assureurs. L’assurance à la demande est désormais plébiscitée par les jeunes.

L’assurance à la demande, c’est la possibilité d’être couvert de manière ponctuelle, selon ses besoins. Concrètement, j’achète un nouveau smartphone, je me connecte au site d’un assureur et souscris immédiatement une assurance en ligne pour mon nouveau petit bijou. Autre exemple. Avant de partir a la montagne, j’assure mes skis et ma GoPro pour la durée de mon séjour.

Les systèmes actuellement proposés par les Fintechs donnent la possibilité d’activer et désactiver instantanément, depuis un site Internet ou une application, une assurance pour un ou plusieurs objet(s) personnel(s).


Sur l’application Valoo, par exemple, on enregistre simplement son produit à assurer en joignant la photo d’une facture, la référence du produit, et en cliquant sur un bouton pour l’assurer. Même chose pour arrêter l’assurance. Pas de contrainte de durée, ni de délais de résiliation.

La néobanque Revolut propose depuis 2018, une assurance voyage facturée 1 euro par jour. Les utilisateurs peuvent l’activer et la désactiver manuellement, ou bien utiliser la fonction de géolocalisation pour que l’assurance s’active automatiquement dès lors qu’ils se trouvent à l’étranger.

Moonshot Internet développe, de son coté, elle aussi des contrats d’assurance à la demande, pensés sous la forme de services. Ces produits peuvent être souscrits lors d’un achat sur Internet, comme un voyage par exemple.

Et le système cartonne. Au point qu’il est plébiscité par une majorité de jeunes. Selon une récente étude (Les Français et l’assurance de demain du cabinet Mazars et OpinionWay), près de deux Français sur trois seraient prêts à utiliser des solutions d’assurance à la demande pour des besoins ponctuels. Selon cette étude, 65 % des Français aspirent à des solutions différentes, plus adaptées à leur rythme de vie et de consommation. L’objectif est de pouvoir solliciter les services d’un assureur pour un usage ponctuel, dans une durée limitée, avec des possibilités de résiliation facilitées. L’attente est particulièrement forte chez les 25-34 ans, qui sont 73 % à plébisciter ce type de dispositif.

Attention toutefois : cette solution n’est réservée qu’à certains types d’objets, généralement ceux référencés sur la plateforme de l’assureur. Chez Valoo, l’assurance d’un objet est comprise entre 11 centimes et 1 euro par jour, en fonction de sa valeur. La société, qui référence déjà plus de 10 millions d’objets sur sa plateforme d’inventaire, assure pour le moment les smartphones, tablettes, enceintes, appareils photos, vélos, skis, guitares, consoles de jeux et casques audio d’une valeur de 100 euros minimum.

L’application est téléchargeable gratuitement mais l’utilisateur doit payer 6,30 euros lors de la souscription de son contrat. C’est le montant obligatoire de la taxe attentat prélevée sur tous les contrats dits « affinitaires ». Un véritable frein pour des assurances qui ne coûtent que quelques euros.

Mais l’engouement est tel que même les assureurs traditionnels s’y mettent. À l’instar d’Altima, laboratoire d’innovation en assurances rattaché à la Maif. L’offre proposée par Altima permet d’assurer un bien pour une durée ponctuelle, le temps d’un voyage par exemple. Elle peut être souscrite en quelques clics et résiliée de la même manière, le tout directement sur smartphone.