Le cours du CAC 40 tend vers ses sommets de 2018, obstacle technique majeur. L’indice de référence de la finance mondiale, le S&P 500, temporise autour des 3000 points, le record historique.

Le marché reste soutenu par les perspectives de politique monétaire davantage accommodante mais se met à présent en position d’attente des résultats des entreprises au second trimestre et surtout, des perspectives présentées par ces dernières.

Après le soutien des Banques Centrales, place au concret, aux résultats financiers des entreprises et surtout à leurs perspectives (la forward guidance). Pour justifier la hausse des indices et du CAC 40 le marché anticipe une croissance des bénéfices de 5% au T2, toute moyenne plus proche de 0% serait un risque pour des indices toujours au contact de forte résistance technique, soit les 5600/5657 points du CAC 40 (le fameux PX1) ; 5600, la moyenne des plus hauts depuis 2017 et 5657 points, le sommet de l’année 2018. Le S&P 500 est en position d’attente autour des 3000 points, son record historique.

Pour la dimension des perspectives des entreprises, c’est le nombre des avertissements sur résultat qu’il faut limiter pour pouvoir s’affranchir des obstacles techniques actuelsIl faut tout particulièrement accorder toute son attention aux grands groupes allemands et zone-européens très sensibles à la dynamique du commerce mondiale, notamment le secteur manufacturier. Le spectre des taux d’intérêt tendant vers zéro ou négatif est une chose, mais au stade technique actuel, seules de bonnes perspectives de profit et une bonne confiance des entreprises peuvent permettre d’aller plus haut.

 Rappelons enfin que la Banque Centrale Européenne (BCE) et la Réserve Fédérale des Etats-Unis (FED), peuvent intervenir prochainement via une politique monétaire plus accommodante.

Pour la Banque Centrale Européenne (BCE), ce sont les « Minutes » publiées jeudi dernier (le compte-rendu de la précédente décision de politique monétaire) qui laissent supposer une action dès le mois de septembre prochain. Le marché se projette sur une baisse des taux d’intérêt, soit la baisse du taux de dépôt, soit la baisse du taux de refinancement. La BCE semble aussi préparer le marché au retour d’un programme d’achat d’actifs, un Quantitative Easing (QE) qui pourrait être déployé à partir de la fin de l’année. Sur le plan des fondamentaux, le facteur monétaire reste donc largement baissier sur le taux de change de l’euro.

Pour la Réserve Fédérale des Etats-Unis (FED), la communication accommodante de Jérôme Powell devant le Congrès des Etats-Unis a pris le dessus sur les récents chiffres solides pour l’économie des Etats-Unis, écartant pour le moment le scénario d’une récession auquel le marché semble se préparer. Il s’agissait peut-être d’une posture politique, mais la FED met en avant les risques pour l’économie des Etats-Unis et il semble acquis que le taux des Fed Funds va baisser de 25 points de base (bps) le 31 juillet prochain. L’incertitude reste cependant forte car rappelons que la dernière fois que la FED a engagé un cycle baissier de ses taux d’intérêt, remonte à la crise financière de 2008.

 

Le graphique : CAC 40 – graphique réalisé avec la plateforme TradingView qui expose les bougies japonaises en données journalières