En Italie, les choses s’accélèrent. Cela fait un mois que le nouveau coronavirus a frappé l’Italie. Si la situation se déroule de la même façon qu’en Chine, l’Italie devrait atteindre le pic de propagation du virus d’ici deux semaines, et montrer des signes d’affaiblissement du virus pendant la première semaine d’avril. Du moins, c’est ce que tout le monde espère.

Si l’Italie atteint son pic au cours des deux prochaines semaines, le marché aura une meilleure idée de la date à laquelle les restrictions de quarantaine pourront être levées. « Si l’on constate une accélération du nombre de morts, le marché va cracher. Mais s’il baisse, le marché se rétablira. » explique Peter Mallouk, directeur à Overland Park, société de conseil financier. « Ce qui est à craindre, c’est que les choses peuvent encore s’empirer avant de s’améliorer. »


L’Italie est en avance d’environ deux semaines par rapport à la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni et les États-Unis dans le cours de l’épidémie. Donc si l’Italie s’en sort d’ici deux semaines, alors le marché pourra s’attendre à une sortie de crise et une baisse du taux de mortalité du COVID -19 d’ici mi-mai pour la France.

L’Italie compte aujourd’hui 69 100 cas confirmés de COVID-19, dont 8 326 en sont sortis indemnes. Mais le taux de mortalité en Italie est le double de celui de la chine avec plus 6 820 morts. Selon le Journal of the American Medical Association (JAMA), environ un tiers des personnes testées positives au virus n’étaient pas atteintes par ses symptômes, mais elles représentent tout de même un risque de propagation. En effet, même les personnes qui ne présentent aucun symptôme de la maladie peuvent transmettre le virus.

La plupart des cas en Italie étaient légers (46,1 %), ce qui signifie aucune difficulté respiratoire nécessitant des recours intensifs. Cependant, il y a eu 24,9 % de cas sévères et 5 % de cas critiques causés par le COVID-19, selon les données de JAMA. Un participant au marché a déclaré que l’impact sur le marché était aussi catastrophique que si un ouragan de catégorie 5 se trouvait au beau milieu des attaques terroristes de septembre 2001, en train de combattre Godzilla. 

Mais si cette situation n’est qu’une image, la panique est bien réelle. Les étals des supermarchés sont vidés de leurs produits désinfectants et d’hygiène comme les mouchoirs, savons, gels antibactériens et alcools. Sans parler du papier toilette, complètement absent des rayons. La nourriture se fait rare, tout particulièrement dans les zones très peuplées. 

La rapidité de la chute du marché est sans précédent. Malgré la hausse des actions de mardi grâce à Washington, ce n’est qu’une question de temps avant que la tendance ne s’inverse. Le taux de chômage est sur le point de doubler. Certaines entreprises vont être mises à rude épreuve. Tandis que d’autres risquent de perdre en valeur. J. P. Morgan a publié cette semaine une note estimant que 250 milliards de dollars d’investissement n’auront bientôt plus aucune valeur.

Les investisseurs ont peur de tomber plus bas. C’est pourquoi la situation en Italie est si importante. C’est le premier signal de stabilité. Bien que la Chine soit en plein rétablissement. Notamment la province d’Hubei, l’épicentre du virus, semble prête à lever les restrictions de quarantaine. La province, qui compte environ 55 millions d’habitants, a été mise en quarantaine pendant environ deux mois.

Aux États-Unis, il n’est pas question de céder à la panique. D’après le PDG de Federated Hermes, le pic du coronavirus ne sera pas atteint avant quatre à six semaines. Mais cette durée estimée avant le pic du coronavirus de quatre à six semaines s’allongera si les cas de coronavirus en Italie continuent d’augmenter en avril. 

 

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