Nommée PDG de Transavia France en février 2016, l’ancienne secrétaire du comité exécutif d’Air France-KLM Nathalie Stubler a permis à Transavia de redresser le cap et d’afficher un taux de croissance sans précédent. Un beau cadeau d’anniversaire pour les 10 ans de la compagnie low-cost d’Air France-KLM !

 

Quand vous avez été nommée PDG de Transavia France, quel était le challenge ?

Il était de réussir le pari de la croissance et d’atteindre l’objectif d’un retour à l’équilibre en 2017. Pour cela j’ai misé sur deux axes. Une diversification de la clientèle pour l’élargir à la clientèle d’affaires. Et une multiplication des routes en Europe d’où le choix de développer de nouvelles destinations depuis nos trois aéroports d’implantation en France : Lyon, Nantes et Paris.

Aujourd’hui, ce sont les 10 ans de la compagnie : quel bilan en faites vous ?

C’est une véritable success story pour Transavia en France. Si l’on prend les chiffres sur la période 2011-2016, nous avons plus  que triplé le nombre d’avions (de 8 à 28), le nombre de passagers (1,6 millions à 5,3), et nous avons embauché 100 collaborateurs par an sur ces 5 dernières années (à ce jour, nous avons 860 personnes en CDI dont 300 pilotes). Une très belle croissance qui nous a permis de devenir la 1ère compagnie low-cost à Orly, et de nous développer sur Nantes et Lyon.

Notre croissance se répercute également dans l’image, la notoriété et la côte de popularité que la compagnie a acquis puisque pour la deuxième année consécutive, Transavia a remporté la palme des compagnies low-cost préférées des voyageurs. Transavia est très bien notée sur l’expérience à bord de nos vols. Nos équipages, hôtesses et stewards tirent la note vers le haut et font que le client apprécie l’expérience Transavia. C’est l’une des promesses de la compagnie : « make low-cost feel good ».

Quelles sont les raisons de ce succès ?

Au cœur de la stratégie de Transavia France réside la conquête de la préférence de marque. Pour développer l’attachement des voyageurs à la compagnie, Transavia France capitalise sur deux atouts clés de différenciation : d’une part, son positionnement alternatif, où prime l’expérience client, et d’autre part, son appartenance au groupe Air France.

Que permet justement l’appartenance au groupe Air France-KLM ?

Appartenir à un grand groupe comme Air France-KLM est un atout indéniable. C’est d’abord le gage d’une crédibilité, d’une confiance. Suite à un accord entre les syndicats de pilotes et la direction, Transavia peut maintenant s’appuyer sur sa maison-mère. Nous allons avoir la possibilité de commercialiser nos vols sur le site Air France (fréquenté par 10,5 millions d’internautes chaque mois) et sous les numéros de vols d’Air France, ce qui va permettre non seulement de doper les ventes de la low-cost, mais aussi d’attirer une nouvelle clientèle de passagers sur les routes touristiques, en correspondance et de voyageurs d’affaires (une clientèle qui ne représente que 10 % du trafic à ce jour).

Vous placez le digital au cœur de la relation client : quelle est la stratégie ?

Notre service client est très performant grâce aux efforts que nous avons mis sur le digital. Nous avons  beaucoup misé sur le smartphone (un quart de nos clients achètent aujourd’hui va ce support), où au-delà des réseaux sociaux classiques, nous avons lancé le service client sur Whatsapp. 50 % de nos contacts  réseaux sociaux en France se font via Whatsapp car cela permet un lien « one to one ». C’est assez unique à ce jour en France et c’est un vrai plus qui nous différencie dans la relation client. Stratégie payante puisque Transavia a été élue par Google « 1ère compagnie aérienne en termes de « user experience » sur smartphone en octobre 2016

Le voyageur de Transavia va aussi bénéficier du programme de fidélité Flyng Blue… ?

Oui. Nous avons étendu le programme de fidélisation Flying Blue à Transavia. C’est l’un des programmes de fidélité leader en Europe, conçu par Air France-KLM. Il compte 27 millions de membres, rassemble 38 compagnies aériennes et plus de 100 partenaires non aériens. Jusqu’à présent, les passagers d’Air France membres de Flying Blue pouvaient utiliser leurs miles sur les vols de Transavia. Désormais, ils pourront aussi engranger des miles sur ses vols.

Transavia est engagée dans une « politique verte » : de quoi s’agit-il ?

Transavia France développe positivement son empreinte locale en étant le moteur d’une croissance respectueuse de l’environnement. Pour ce faire, la compagnie a initié plusieurs projets ambitieux avec des start-up innovantes. Depuis 2013, la mise en place d’une politique de réduction du fuel et des émissions de CO2 en collaboration avec Open Airlines. Depuis 2015, le lancement du projet Opticlimb, visant à réduire la consommation de carburant selon le profil de montée en vol des avions de la compagnie (phase la plus consommatrice habituellement). En 2016, il s’est traduit par une économie de 60 kg de fuel en moyenne par vol. Elle a permis de faire en 2016 une économie de 1 681 Tonnes de carburant et de 5295 tonnes de CO2.

Quelles sont les visées de développement ?

Notre offre France devrait augmenter de près de 14 % sur la saison d’hiver 2017-2018 (11% depuis Lyon et Nantes), après avoir déjà progressé de 29 % l’an dernier. D’ici à 2020, la flotte devrait passer de 28 à 40 appareils.

Nous allons étendre nos lignes : après avoir ouvert Palma de Majorque (Espagne), Tivat (Monténégro) et Tanger (Maroc) pour l’été 2017, la compagnie va desservir Dakhla (Maroc) et Beyrouth à partir du 4 septembre prochain. Et renforcer nos fréquences sur les pays clés de la compagnie, comme le Maroc (l’offre à l’hiver 2017 augmentera de 38% par rapport à l’hiver 2016 !), le Portugal, l’Espagne et Israel.