Il y a cinq ans, Hélène Duval fait le pari de vivre de sa passion pour le yoga et de quitter son travail dans les médias. Elle fonde Yuj, une gamme de vêtements et accessoires éthiques pensés pour les yogis et des studios imaginés comme des refuges urbains où l’on pratique le « flow » sous la chaleur de l’infrarouge, des escapades ressourçantes et un centre de formation. 3 500 élèves se pressent désormais dans ces nouveaux temples du zen. Elle nous confie en exclusivité les secrets de sa réussite.

 


En cinq ans, vous avez créé un petit empire du yoga : ligne de vêtements, école de formation des professeurs, retraites collectives, manuel, méthode de yoga sous infrarouges, studios à Paris et maintenant à Chamonix…

Hélène Duval : J’ai travaillé dix ans dans la pub avant de tout plaquer pour devenir prof de yoga en 2008. En 2014, j’ai créé la première marque française écoresponsable de vêtements et de yoga avec l’intuition et l’ambition que le yoga devienne un phénomène de société. En 2017, j’ai ouvert le premier Yuj Yoga Studio à Paris, un concept nouveau de « refuge urbain » où l’on pratique le yoga dans l’obscurité, dans la chaleur et en musique.

 

Hélène Duval

 

Vous surfez sur un phénomène de mode ou une tendance durable ?

H.D. : Aujourd’hui, on estime à 2,8 millions le nombre de pratiquants du yoga en France, avec une croissance annuelle de +20 % [Source Kantar Media]. Il y a cinq ans, quand j’ai fait le pari de vivre de ma passion pour le yoga, la pratique était bien loin de connaître le succès d’aujourd’hui. C’est maintenant un phénomène de société en France et dans le monde car cela correspond à ce dont l’époque a besoin. La marque que j’ai créée, Yuj, s’impose désormais comme une marque au concept fort qui propose une approche globale, innovante et révolutionne entièrement les codes du yoga.

 

Comment avez-vous réussi à lancer avec succès la marque de vêtement ?

H.D. : Depuis le début, j’ai voulu créer un vestiaire dédié à la pratique du yoga, avec des pièces techniques, pensées par et pour des yogis. J’ai tout conçu moi-même avec l’aide d’un agent d’usine pour l’aspect technique. Dès le départ, le principe était de concevoir une marque éthique. Les pièces sont fabriquées dans une seule usine au Portugal avec une faible empreinte carbone. Yuj véhicule l’art de vivre du yoga urbain pour les femmes actives, féminines, qui prennent soin d’elles tout en étant épicuriennes. Mais porter du Yuj, c’est véritablement faire partie d’une communauté et c’est ce qui rend la marque unique et complètement addictive. Aujourd’hui, la marque est distribuée dans nos studios de yoga mais également dans les grands magasins, au Bon Marché, dans des concept stores en Europe et dans le monde entier. Le legging et le tapis en gomme écologique sont des best-sellers vendus à plusieurs milliers d’exemplaires chaque année.

 

Puis sont venus les studios et la méthode Yuj ?

H.D. : Au contact de mes élèves, j’ai analysé les besoins des yogis d’aujourd’hui et compris qu’il fallait proposer en France un yoga urbain, adapté à nos modes de vie occidentaux. Yuj est un concept disruptif qui rompt avec les codes du yoga traditionnel. Les studios sont des refuges urbains au cœur de la ville pensés pour lâcher prise, se désengager de l’ego et s’adonner complètement à la pratique : les studios ne contiennent aucun miroir et les cours se déroulent dans l’obscurité, éclairés simplement à la lumière de la bougie. Un élément innovant complète le concept pour le rendre complètement singulier : les lampes infrarouges qui remplacent les bons rayons du soleil. Ils pénètrent le derme jusqu’à 4 centimètres et éliminent 97 % des métaux lourds. Un puissant effet détox qui permet de se nettoyer de la pollution et du stress quotidien.

 

Vous avez breveté ce concept ?

H.D. : Oui. J’ai même créé un institut de formation pour l’enseigner aux profs qui s’occupent de nos 3500 clientes dans nos six centres parisiens. Le dernier a ouvert en décembre dans le 9e arrondissement.

 

Comment voulez-vous étendre la marque ?

H.D. : L’univers de Yuj ne cesse de séduire de nouveaux territoires. Récemment, ce sont les acteurs de l’hôtellerie qui nous ont fait confiance pour créer des expériences holistiques différentes au sein de leurs établissements. Le Lutetia à Paris a ouvert son premier studio permanent hors de la capitale au sein de la Folie douce Hôtels à Chamonix en décembre 2018.

 

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