En 2017 aux Etats-Unis, le mot de l’année est : féminisme. Le mot a été l’un des plus consultés cette année selon le dictionnaire américain qui publie son palmarès annuel. Rien d’étonnant vu l’actualité de l’année entre les attaques verbales de Donald Trump et l’affaire Weinstein.

Féminisme, nom masculin, du Latin femina : « mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société », selon le dictionnaire Larousse. Ce mot, et précisément son homologue américain « feminism », a été élu mot de l’année 2017 aux Etats-Unis par le groupe Merriam-Webster, un dictionnaire en ligne parmi les plus consultés aux Etats-Unis.

Chaque année, le dictionnaire effectue un palmarès des mots les plus consultés de l’année. Sans surprise, au regard de l’actualité de l’année marquée par la marche des femmes en janvier et l’affaire Weinstein en octobre, « feminism » est en première place. 

Le dictionnaire Merriam-Webster, définit ainsi le « feminism » : « La théorie de l’égalité politique, économique et sociale des sexes ET l’activité organisée en faveur des droits et des intérêts des femmes. »

« Le féminisme a connu un regain après la couverture médiatique de la marche des femmes à Washington en janvier », analyse le site du dictionnaire en ligne. Après l’investiture de Donald Trump, des milliers de femmes étaient descendues dans les rues de Washington, et d’autres villes aux Etats-Unis et dans le monde, pour protester contre le comportement présumé de ce nouveau président envers les femmes. Couvertes de « pussy hats », des bonnets roses à oreilles de chats, elles comptaient protester contre Donald Trump qui se serait enorgueillit de « prendre les femmes par la chatte » dans une vidéo datant de 2005 et qui avait fuité lors de la campagne présidentielle.

Mais le mot féminisme a aussi été mis en lumière par l’Entertainment, notamment avec le succès du livre et de la série The Handmaid’s Tale.

 

Plus récemment, le mot a connu un nouveau pic de recherches autour de l’affaire Weinstein et des dénonciations d’agressions sexuelles avec le mot-dièse #MeToo et de leurs conséquences : dépôts de plainte, démissions, licenciements.

Depuis les accusations de nombreuses actrices contre le producteur Harvey Weinstein, ce n’est plus uniquement le monde du spectacle qui tremble, mais également les sphères de la politique, des médias…

Le magazine Time vient de nommer « personnalité de l’année » les personnes qui ont brisé le silence et contribué à lancer un mouvement. En une du magazine, des femmes qui ont osé prendre la parole et dénoncer des situations de harcèlement et de violence sexistes et sexuelles.

Empathie

Et quels sont les autres termes qui apparaissent dans ce palmarès ? Complice arrive sur la deuxième marche du podium, qui a également connu des pics de consultation en lien avec le président des Etats-Unis Donald Trump. Surtout, le mot a connu un pic particulièrement fort quand l’émission Saturday Night Live a mis en scène la fille de Donald Trump Ivanka dans une publicité pour parfum, « la fragrance de la femme qui aurait pu arrêter tout cela… mais ne l’a pas fait ».

Juste derrière, le terme récuser, quand un procureur général Jeff Sessions a dû se retirer. Enfin, en quatrième position, le terme « empathy », l’empathie, « même s’il n’est pas apparu au centre d’événements notoires », constate le dictionnaire en ligne, qui traduit « empathy » par : « la capacité de partager les sentiments d’une autre personne ».