Face à des consommateurs de plus en plus en plus concernés par les questions liées à l’impact environnemental du fast fashion, H&M a annoncé vendredi dernier que sa marque haut de gamme COS s’associait à YCloset, une plateforme de location de vêtements en Chine. Cette décision permet alors à H&M de pénétrer un secteur industriel en pleine croissance.

  • Le partenariat entre COS et YCloset est en test durant trois mois, selon Reuters, qui a annoncé la nouvelle en exclusivité.
  • YCloset est la plateforme la plus importante de location de vêtements en Chine et compte 15 millions d’utilisateurs qui paient des frais d’abonnement chaque mois. H&M affirme que la location de vêtements est un « modèle commercial en croissance, en particulier en Chine ».
  • H&M, la deuxième plus grande enseigne de mode au monde, a également lancé sa propre entreprise de location, le 29 novembre dernier, par le biais de son navire amiral de Stockholm. Sa plateforme est également à l’essai pendant trois mois.
  • Selon un rapport du cabinet mondial KPMG, l’incursion de H&M dans la location intervient alors que la question de durabilité devient un facteur plus important dans les décisions d’achat des vêtements des acheteurs.
  • Les Etats-Unis étaient responsables de presque 25 millions d’euros de vêtements jetés en 2015, selon l’Environmental Protection Agency, qui a rapporté que ce nombre représentait une augmentation significative de 5,4 milliards d’euros par rapport à 1980.
  • La réutilisation des vêtements, cependant, contribue à la durabilité : prolonger la durée de vie d’un article vestimentaire de trois mois, participe à une réduction de 10% de ses empreintes carbone, eau et déchets, selon les recherches du groupe consultatif britannique Waste & Resources Action Programme.

Des chiffres importants : L’industrie de la mode est responsable de 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Selon l’ONU, elle consomme plus d’énergie que les industries du transport maritime et de l’aviation.


Informations déterminantes : les locations « nous permettront d’étudier les exigences des clients, le modèle commercial, le potentiel d’évolution et différents facteurs du développement durable », a déclaré dans un communiqué de presse, Laura Coppen, spécialiste du développement durable chez H&M.

Contexte clé : les détaillants du fast fashion comme H&M sont extrêmement populaires et devraient générer aux alentours de 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2028, tandis que l’industrie de la mode était évaluée à presque 2,3 milliards d’euros cette année. Les détaillants traditionnels tels que Banana Republic et Urban Outfitters entrent également dans le commerce de la location. En 2018, les locations ont généré presque 1 milliard de dollars, selon Michael Bloomberg.

Digression : Patriot Act with Hasan Minhaj a consacré un épisode à l’étude de l’impact environnemental de la fabrication, puis de la destruction, de tant de vêtements bon marché.

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