« À l’heure où même la plus vertueuse des marques aura un impact écologique, il existe des alternatives au neuf. Le vintage est l’une d’entre elles, le stock dormant en est une autre », déclarent les jeunes fondateurs et amis d’enfance Timothée Linyer et Edouard Caraco. Avec des ventes choisies avec soin et joliment présentées, The Bradery entend redonner vie à des pièces qu’ils qualifient de « belles endormies ». Un déstockage qui lutte à sa manière contre le gâchis et s’adresse à une jeune communauté qui se reconnaît dans une mode plus responsable.

 


Comment est venue l’idée de The Bradery ?

Nous sommes amis depuis l’enfance et avons étudié dans les mêmes établissements (à Paris) puis dans nos études supérieures à Londres. Une belle amitié et l’envie d’entreprendre ensemble puisque nous avons monté notre première boîte de gestion locative pour Airbnb à 18 ans en Angleterre. Une incroyable expérience qui nous a beaucoup appris en termes de gestion et de management, on a même appris à nettoyer les toilettes ! Nous avons ensuite co-fondé une start-up de logistique e-commerce, et maintenant The Bradery, une plateforme de déstockage mode. On ne se quitte jamais !

 

Le déstockage par ventes privée en ligne n’est-il pas un marché très concurrencé ?

Avec notre start-up de logistique e-commerce, nous avons beaucoup travaillé avec Veepee. A cette occasion, nous avons beaucoup discuté avec les marques afin de bien comprendre leurs besoins. L’idée de monter The Bradery est née du besoin de permettre à ses marques de mieux protéger leur image.

 

En quoi The Bradery se distingue-t-il ?

Nous sélectionnons nos marques partenaires (Vanessa Bruno, Swildens, American Vintage, Des Petits Hauts ) à qui nous allons offrir un écrin qualitatif et protecteur. De plus, nous recréons pour chaque événement du contenu qui raconte l’histoire de la marque et redonne envie aux gens d’acheter des pièces qui n’attendent qu’être aimées. Enfin nous évitons d’inonder d’offres notre communauté ultra qualifiée et très jeune.

 

Quelle est votre cible, en termes de communauté ?

Les jeunes. S’il fallait caricaturer, une plateforme comme Veepee est la meilleure pour cibler nos mamans, nous (The Bradery) nous adressons à nos copines.

 

Vous être très présents sur Instagram avec une communauté de 90K. Est-ce là que tout se passe pour les marques et pour vous ?

Nous sommes “born and raised” sur Instagram. C’est un support exceptionnel pour raconter l’histoire de nos marques partenaires. Instagram nous permet aussi de faire découvrir à notre communauté l’envers du décor de The Bradery, et de personnifier l’expérience e-commerce qui peut trop souvent être froide et impersonnelle. Enfin, le fait d’être né sur un réseau social nous permet aussi de prendre toutes nos décisions en écoutant notre communauté que nous questionnons régulièrement.

 

Quelle est la tendance mode de The Bradery de l’été ?

Je ne préfère pas mettre des marques en concurrence.

 

Quel est le meilleur conseil que l’on vous ait donné pour entreprendre ?

“Never take no for an answer.” On a essuyé tellement de refus que si on avait écouté toutes les personnes qui nous ont dit non, nous serions probablement en train de faire quelque chose de complètement différent ! Mais sûrement tous les deux.

 

The Bradery dans deux ans ?

Etre le partenaire privilégié de toutes les marques premium et être présent dans plusieurs marchés européens. Enfin atteindre les 100 M de chiffres d’affaires dont plus d’1 M € reversés à des associations via « The Bradery Cares » qui sont des ventes ponctuelles mais régulières où nous reversons une partie de nos bénéfices à des associations qui nous tiennent à cœur.

 

The Bradery, site de ventes privées affiche un chiffre d’affaires d’un million d’euros par mois avec  20 000 produits vendus chaque mois,  un an et demi après sa création.