La crise du Covid a eu un impact indéniable sur les habitudes de travail des français. Des milliers d’employés ont dû cesser leurs activités tandis que d’autres ont été contraints au télétravail. Cela a été une occasion pour nombreux d’entre eux de reconsidérer leur statut professionnel. D’après une enquête menée par Malt et Drag’n Survey, 43 % des actifs sondés envisageraient de devenir freelance. 

 

Alors qu’on aurait pu s’attendre à une recherche de stabilité, de sécurité, matérialisée par un attachement encore plus profond au salariat, la pandémie semble avoir incité les français à la freelance. C’est en tous cas ce que montre les résultats d’une enquête réalisée par Malt et Drag’n Survey sur 4 CSP de personnes (Cadres et professions  intellectuelles supérieures, professions intermédiaires, employés, sans activité professionnelle). 43 % des personnes interrogées déclarent envisager la freelance prochainement. Parmi eux, un peu plus de 40% déclarent vouloir effectuer ce changement dans les 6 prochains mois. 

 

La confiance des français éreintée par la crise 

D’une manière générale, la volonté de devenir freelance est principalement conjoncturelle puisque 73% des personnes souhaitant le devenir affirment que la crise a eu un effet déclencheur. Les évolutions induites par la pandémie sur la nature même du travail devront perdurer ce qui pourrait expliquer ce phénomène. De nombreux travailleurs seront contraints de changer de poste dans les prochaines années, certains secteurs auront plus de mal à revenir à leur niveau d’avant, le télétravail sera encore privilégié… Tant de raisons qui ont éreinté la confiance des français et peuvent les pousser à sauter le pas. Presque une personne interrogée sur deux affirme avoir un confiance élevée voir très élevée dans le statut d’indépendant.

 

Un statut ambivalent 

Pour 8 personnes interrogées sur 10, ce changement de paradigme professionnel est un choix et non une contrainte dû, par exemple, à la perte d’un emploi. Les 3 raisons principales qui les poussent à changer de statut sont : l’autonomie et la flexibilité (39,5 %), un meilleur équilibre vie professionnelle / Personnelle (23,6%) et un salaire plus élevé (17,6%). Le français espère donc trouver un meilleur cadre de vie en épousant la freelance. Cependant, il reste conscient des risques avec plus d’un tiers des personnes ayant répondu qu’ils craignaient de ne pas trouver de clients. Les lourdeurs administratives, le manque de protection sociale, de retraite sont également cités comme des freins potentiels. 

Entre 2009 et 2019, le nombre d’indépendants a augmenté de près d’un million, ce qui porte le total à 3,6 millions d’entrepreneurs. La freelance n’a donc pas attendu le Covid pour être à la mode mais son aura semble avoir été renforcée par la pandémie. A en croire cette enquête, on pourrait s’attendre à ce que le nombre d’indépendants croît ostensiblement cette année. Alors la vie est-elle plus belle en tant qu’indépendant ?

 

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