La PropTech a le vent en poupe. Flatlooker annonce aujourd’hui une levée de fonds de 1,5 million d’euros pour améliorer ses services et s’exporter. Lancée en 2016, la start-up propose de simplifier la location d’appartements en permettant une gestion 100% en ligne. S’adressant à la fois aux locataires et aux propriétaires, l’entreprise a pour ambition de couvrir tous les aspects de la location immobilière.

Côté locataire, on connaissait Spotahome, le Airbnb de longue durée. Côté propriétaire, on connaissait Proprioo, l’agence immobilière sans commission. Voici Flatlooker, la plate-forme en ligne qui s’adresse aux deux parties. Ce mardi matin, la start-up lancée en 2016 annonce une levée de fonds d’1,5 million d’euros auprès de Partech, Kima, Bpifrance et des professionnels du secteur immobilier, dont l’ancien CEO de SeLoger. Objectifs : améliorer les services et s’exporter.


L’affaire commence par une histoire de famille. Nicolas Goyet doit s’occuper de la location de l’appartement de son frère. Pour aller plus vite, il réalise une petite vidéo de visite. Une locataire de Toulouse trouve l’appartement à son goût et décide de le louer, depuis l’autre bout de la France. De là est née l’idée d’une plate-forme de location 100% en ligne. Lancé en 2016 par Nicolas Goyet et Nicolas Parisot, rencontrés chez A.T. Kearney, deux anciens de Polytechnique et Centrale, l’entreprise compte aujourd’hui 250 clients professionnels et 700 locataires.

Rapidité

« En moyenne, pour louer un appartement, les locataires font sept visites, là, une seule est nécessaire », indique Nicolas Goyet. Après avoir choisi leur appartement à distance, les clients bénéficient d’un droit de rétractation une fois sur place si le logement ne correspond pas à la description et la vidéo. « Et nous leur assurons une rapidité de traitement de leur dossier : quand ils font une demande sur la plate-forme, les potentiels locataires reçoivent une réponse définitive sous 48heures. »

Pour s’assurer de la solvabilité des locataires, l’entreprise demande un dossier solide, comme le ferait un propriétaire ou une agence. Des dossiers stockés et cryptés, puis rapidement effacés, assure l’entreprise. D’ailleurs, Flatlooker est un agent immobilier, mais 100% en ligne. « Nous pensions avoir essentiellement des expatriés, des étudiants, mais nous avons beaucoup de locaux en raison de la tension du marché locatif parisien », explique Nicolas Goyet.

Côté propriétaires, les profils sont mono ou multi biens. L’entreprise souhaite se distinguer des agences immobilières classiques par une rapidité de services et une gestion à distance. Le bail est également signé sur la plate-forme. « L’autre avantage est de minimiser la vacance locative et donc augmenter les revenus des propriétaires. » Flatlooker assure de son côté veiller à la qualité des appartements proposés grâce à des prestataires qui visitent les appartements et réalisent les vidéos. Des prestataires freelance « pour plus de flexibilité »…

Avec cette levée de fonds, la start-up compte passer à la vitesse supérieure en améliorant ses services et en s’exportant dans d’autres villes. « Nous voulons doubler le chiffre d’affaires tous les ans. »