Lorsque l’on parle d’artisanat, on pense généralement à la réalisation d’objet d’art de manière traditionnelle, à la main ou avec des outils particuliers, le plus important restant le savoir faire de l’artisan. Cette définition, certes réaliste sur l’importance des compétences et de la tradition, ne permet pas de se rendre compte de la richesse des domaines concernés.

L’artisanat est défini comme la transformation de produits ou la mise en application de main d’oeuvre (remise en état de pièce usinée par exemple) grâce à un savoir faire particulier et en dehors de l’industrie de masse. Ainsi, l’artisan doit généralement prendre en charge toute la chaîne de transformation, de la vente ainsi que de la réparation et le dépannage des produits dont il est responsable. Certains artisans ont, merci pour le consommateur, choisi d’opérer dans des secteurs peu ragoutants (par exemple : mr-debouchage-degorgement.fr).

Les métiers de l’artisanat ne se limitent donc pas aux objets d’art. En France par exemple, l’artisan est inscrit au répertoire des métiers et exerce une activité manuelle (que ce soit son activité première ou secondaire) à son compte, il ne doit pas employer plus de 10 salariés dans son entreprise. Les differents titres de l’artisan (artisan d’art, maitre artisan,…) sont régies par une loi spécifique : la “loi artisanat, commerce et très petites entreprises“, ce qui apporte de la crédibilité aux entrepreneurs concernés et affirme l’importance de l’artisanat . En effet, il s’agit d’un des secteurs majeurs pour le pays, avec 1,1 millions d’entreprises, 2,7 millions d’actifs et près de 280 milliards d’euros de chiffre d’affaire.

L’artisanat englobe plusieurs secteurs et offre ainsi une grande diversité de métiers.

Le premier secteur, représentant 49% de l’activité, est l’industrie du bâtiment avec plus de 450 000 entreprises. Il regroupe les carreleurs, les charpentiers, les électriciens, les maçons, les serruriers (dépanneurs et installateurs), les peintres,…toutes les professions essentielles pour la construction et la rénovation.

Les services (29%) englobent des professions telles que cordonnier, couturier, costumier, fourreur, bijoutier ou encore les métiers de l’esthétique.

La production (14%) concerne le traitement des matériaux et la fabrication de matières premières (minéraux, composants électroniques et mécaniques, prothèses, imprimerie, textile,…)

L’alimentation (8%) est le secteur composé des métiers permettant à la gastronomie de garder ses lettres de noblesse. On peut citer les boulangers, les chocolatiers, les bouchers, les pâtissiers ou encore les volaillers et les poissonniers.

Enfin, l’artisanat d’art, avec plus de 200 métiers, est un dernier secteur lui-même diversifié, avec 3 grands domaines, la fabrication traditionnelle (utilisation de méthodes traditionnelles pour créer ou reproduire des pièces existantes), la restauration (domaine très important permettant de continuer à entretenir le patrimoine culturel tel que les bâtiments ou les objets anciens) et la création (l’ensemble des méthodes permettant de réaliser des pièces plus contemporaines selon les inspirations de l’artiste). On trouve 19 domaines dans ces métiers, représentant les différents matériaux travaillés par les artistes ainsi que les types de pièces réalisées.

Pour conclure, il faut savoir que l’artisanat est un milieu en perpétuelle évolution, qui perdure et évolue avec les nouveaux besoins, s’adaptant à la demande et aux exigences de la société.

De nouveaux métiers sont ainsi créés en régulièrement, notamment dans le secteur des nouvelles technologies, de l’énergie ou encore du traitement des matériaux et des déchets et bien entendu le bio et l’éthique. Les méthodes de production et les outils sont modernisés pour rendre la fabrication et la production plus efficaces, tout en préservant au maximum le savoir-faire traditionnel.