Cela fait dix ans déjà que Simon Sinek donnait sa célébrissime conférence TED “Comment les grands leaders inspirent l’action” sur l’extraordinaire réservoir d’énergie et de motivation que libère la réponse à la question “Pourquoi ?”. Son mantra “Les gens n’achètent pas ce que vous faites mais pourquoi vous le faites” n’a pas pris une ride et semble depuis plus d’un an faire des émules en Occident en général et en France en particulier, notamment dans le sillon de la loi PACTE et de ses dispositions destinées à renforcer la responsabilité sociétale des entreprises. Cette lame de fond a poussé et continue d’encourager de nombreuses entreprises françaises à publier leur Raison d’être, et à aller, pour certaines, jusqu’à ambitionner de devenir société à mission. Qui l’eut parié il y a encore 18 mois ?

Derrière l’enthousiasme que suscite ce vent de changement s’exprime aussi çà et là un certain scepticisme quant à sa portée concrète. Le mouvement autour de la Raison d’être suivra-t-il la courbe du Hype pour se dégonfler prochainement comme une bulle de savon ?


On est en droit de vouloir l’éviter si l’on est convaincu – avec notamment le professeur émérite Michael Porter – que l’entreprise est en excellente position pour résoudre les grands défis auxquels les sociétés modernes font face. Or la pratique permet de relever un certain nombre d’écueils que les entreprises contournent avec plus ou moins de succès dans l’énonciation de leur Raison d’être. En voici quatre parmi les plus fréquents. A bon entendeur, salut !