Le Forum économique mondial (WEF) a publié aujourd’hui un rapport annuel sur la transition énergétique. La France et le Royaume-Uni, classés 9e et 7e sur 115 pays évalués, sont les seules grandes économies mondiales à se positionner dans le top 10. 

L’édition 2021 du rapport “Fostering Effective Energy Transition”, publié ce mercredi, évalue 115 pays en fonction des performances actuelles de leurs systèmes énergétiques en fonction de 3 aspects : le développement et la croissance économiques, la durabilité environnementale, la sécurité et l’accès à l’énergie. On appelle cela l’indice de transition énergétique (ETI).

Les résultats du rapport 2021 montrent que 92 des 115 pays couverts par l’ETI ont augmenté leur score global au cours des dix dernières années,  confirmant ainsi l’orientation positive et la dynamique constante de la transition énergétique mondiale. Cependant, les progrès ne vont pas assez vite dans une grande majorité des pays. Seuls 13 pays avancent à un rythme satisfaisant pour se décarboner, au vu de leurs scores ETI. 

Le top 10 est trusté par des pays d’Europe de l’Ouest et du Nord. Les économies de ces 10 pays “ont montré de fortes améliorations en matière de durabilité environnementale, notamment en réduisant l’intensité carbone de leur bouquet énergétique, grâce à un engagement politique fort et à des investissements dans la transition énergétique” estime les auteurs de ce classement. 

Les 3 premières places reviennent à 3 pays scandinaves avec en tête la Suède pour la quatrième année consécutive, suivie de la Norvège et du Danemark. Ils ont particulièrement développé les filières hydroélectriques et éoliennes ainsi que le secteur de la biomasse afin qu’une part importante de leur consommation finale d’énergie provienne de sources vertes.   

 

Les pays pollueurs absents des premières places

 

Le Royaume-Uni (7e), la France (9e) et l’Allemagne (18e) sont les seuls pays du G20 à atteindre le top 20.  Au cours de la dernière décennie, la France a considérablement augmenté son score relatif à la dimension de la durabilité environnementale grâce à “un cadre réglementaire solide et des objectifs politiques ambitieux – par exemple en adoptant des lois visant à rendre les objectifs de croissance verte juridiquement contraignants”. 

Il reste encore des progrès à faire pour les États-Unis (24e) et l’Italie (27e) s’ils veulent prétendre au top 20. Le score du Japon (36e) a connu une amélioration en raison d’une forte baisse de la consommation d’énergie par habitant. Cependant celle-ci est atténuée par des “problèmes de sécurité énergétique causés par l’augmentation des importations d’énergie”, estime le rapport. 

Des améliorations pas assez significatives 

La Chine (68e) et l’Inde (87e), qui représentent collectivement un tiers de la demande mondiale d’énergie, ont toutes deux enregistré de fortes améliorations au cours de la dernière décennie, même si le charbon reste leur principale source d’approvisionnement. Pékin a notamment réussi à réduire l’intensité énergétique de son économie quand New Delhi a opté pour un engagement politique fort avec la mise en place de réglementations propices à la transition énergétique.    

Pour ce qui est des pays exportateurs de ressources fossiles, on remarque une grande disparité en matière d’objectifs environnementaux. Le Canada (22e), et l’Arabie saoudite (81e) ont affiché des scores en légère diminution. L’Australie (35e), au contraire, a amélioré ses résultats grâce à sa volonté d’abandonner le charbon et de miser sur les énergies vertes. La Russie a elle aussi amélioré ses résultats grâce à sa réglementation favorisant la transition énergétique. Cependant, la part des énergies renouvelables reste faible et le pays continue d’exporter des ressources fossiles.

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