Cette année, le classement Forbes des 100 femmes les plus puissantes du monde comprend 40 PDG, 19 femmes politiques de haut rang, une immunologiste et, pour la première fois en plus de dix ans, une nouvelle no 1 !


 

À l’instar de nombreux domaines en 2021, le classement des femmes de pouvoir dans le monde semble un peu différent cette année. Dans le milieu des affaires, les femmes ont gagné du terrain. Le classement reflète ce constat avec 40 femmes PDG présentes dans le top 100 : une première depuis 2015 ! Cependant, ce que les femmes ont gagné dans les affaires, elles l’ont perdu ailleurs. Ainsi, il y a deux dirigeantes politiques en moins dans le classement cette année.

Rien n’illustre mieux cette nouvelle dynamique au sein du classement 2021 que les changements en tête de liste. Pour la troisième fois seulement depuis la création de ce classement (soit 18 ans), la chancelière allemande Angela Merkel n’est pas no 1. Cette année, la première place du classement revient à la milliardaire philanthrope MacKenzie Scott. Troisième femme la plus riche au monde, MacKenzie Scott dispose de ressources quasi illimitées et d’une détermination sans faille à faire don de sa fortune. « Nous essayons tous de faire don d’une fortune qui a été rendue possible par des systèmes qui ont besoin de changer », a déclaré MacKenzie Scott cet été.

À la deuxième place du classement, l’on trouve la vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris, qui gagne une place maintenant qu’elle a prêté serment. Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, descend à la troisième place.

Le podium cette année montre bien qu’il ne suffit pas d’avoir de l’argent ou une position de pouvoir pour figurer sur les plus hautes marches du classement des 100 femmes les plus puissantes au monde. Il faut utiliser sa fortune, sa voix ou sa position pour le bien commun. C’est le cas notamment de Rosalind Brewer, ancienne directrice de l’exploitation de Starbucks, qui a pris la tête de Walgreens en mars dernier et qui est actuellement la seule femme noire à diriger une entreprise du S&P 500. Championne de longue date de la diversité sur le lieu de travail, Rosalind Brewer a gagné 15 places pour se retrouver 17e du classement cette année. Quant à Özlem Türeci, cofondatrice de BioNTech et immunologiste, elle fait son entrée à la 48e place du classement, non seulement parce qu’elle a cofondé une entreprise de biotechnologie, mais aussi en raison de son rôle dans le développement du vaccin à ARNm contre le covid-19, en collaboration avec le géant pharmaceutique Pfizer.

La nouvelle présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, fait également son entrée dans le classement, à la 94e place. Elle a joué un rôle déterminant dans la mise en œuvre des protocoles covid-19 en Tanzanie. La présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen passe de la 28e à la 9e place du classement grâce à son discours permanent en faveur de la liberté et de la démocratie face à la pression croissante de la Chine. « Nous devons préserver nos valeurs communes pour garantir notre mode de vie libre et démocratique », a déclaré Tsai Ing-wen fin novembre.

Certaines femmes figurant dans ce classement ont vu leur pouvoir s’éroder l’année dernière, notamment en Chine où la répression de Xi Jinping contre le secteur des technologies et des activités commerciales a entraîné une perte d’autonomie et, par conséquent, une perte de places au classement cette année. C’est le cas de Dong Mingzhu (11 places en moins, 58e) et de Joey Watt (39 places en moins, 73e). Même la reine Elizabeth n’est pas à l’abri : désormais 70e du classement Forbes des 100 femmes les plus puissantes au monde, la monarque britannique a perdu 24 places en raison de la diminution de ses apparitions publiques et des nombreuses crises qui ont frappé la Couronne cette année.

Cette année, les personnalités figurant sur le classement Forbes des 100 femmes les plus puissantes au monde viennent de 30 pays et territoires différents. Elles travaillent dans les domaines de la finance, des technologies, de la politique, de la philanthropie et du divertissement, entre autres. Toutes ces femmes sont unies par le sens du devoir. Frances Haugen, ancienne employée de Facebook et lanceuse d’alerte, fait son entrée à la 100e place du classement. Frances Haugen n’avait pas l’intention de divulguer toutes ces données sur son ancien employeur, mais elle a déclaré qu’elle ne pouvait pas rester sans rien faire alors que l’entreprise faisait passer les profits avant les utilisateurs. Taylor Swift (78e place) n’a pas réalisé ses premiers albums dans le but de les réenregistrer dix ans plus tard, mais c’est ce qu’elle a dû faire pour conserver ses droits d’auteur et pour prouver aux autres artistes que leur travail a de la valeur. « Notre expérience ne peut pas être dictée par ce que l’on nous permet de faire ou ce que l’on nous autorise à faire », a déclaré la réalisatrice Ava Duvernay (80e place).

S’il y a bien un enseignement à retenir du classement cette année, c’est celui-ci : ce sont les femmes qui réécrivent les règles du monde des affaires, de la finance et de la politique. Leur travail est plus nécessaire que jamais.

 

CLASSEMENT DES 100 FEMMES LES PLUS PUISSANTES DU MONDE EN 2021 (51e À LA 100e PLACE)

 

#51 Tricia Griffith

#52 Roshni Nadar Malhotra

#53 Cathie Wood

#54 Jennifer Salke

#55 Tokiko Shimizu

#56 Donna Langley

#57 Hana Al Rostamani

#58 Dong Mingzhu

#59 Yuriko Koike

#60 Elvira Nabiullina

#61 Suzanne Scott

#62 Lynn Good

#63 Ann Sarnoff

#64 Judy Faulkner

#65 Melanie Kreis

#66 Sri Mulyani Indrawati

#67 Paula Santilli

#68 Rihanna

#69 Laura Cha

#70 La Reine Elizabeth II

#71 Mette Frederiksen

#72 Kiran Mazumdar-Shaw

#73 Joey Wat

#74 Reese Witherspoon

#75 Wang Feng Ying

#76 Beyoncé Knowles

#77 Güler Sabanci

#78 Taylor Swift

#79 Zhou Qunfei et sa famille

#80 Ava DuVernay

#81 Solina Chau

#82 Magdalena Andersson

#83 Sanna Marin

#84 Mary Meeker

#85 Serena Williams

#86 Zuzana Caputova

#87 Dominique Senequier

#88 Falguni Nayar

#89 Lee Boo-jin

#90 Anne Wojcicki

#91 Ngozi Okonjo-Iweala

#92 Raja Easa Al Gurg

#93 Julia Gillard

#94 Samia Suluhu Hassan

#95 Kirsten Green

#96 Renuka Jatiani

#97 Chrystia Freeland

#98 Mo Abudu

#99 Christiana Figueres

#100 Frances Haugen

 

Article traduit de Forbes US – Auteure : Maggie McGrath, Moira Forbes, Nicolette Jones et Erika Burho

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