DECOUVERTE | Connaissez vous l’osmium ? Ce métal rare est en pleine expansion mondiale. En 2022, plus de 450 millions d’euros en osmium seront livrés. En France, son développement est en train d’accélérer. Rencontre avec Virginie Grondin, présidente de l’Institut Osmium France.


Qu’est-ce que l’osmium ?

Virginie Grondin : L’osmium est un métal noble qui fait partie du groupe de platine au même titre que le platinium, le palladium ou encore le rhodium et le ruthenium. L’osmium a été découvert en 1804 mais il a été cristallisé pour la première fois de manière reproductible en 2013 avant d’entrer sur le marché en 2014. Il reste donc relativement nouveau sur le marché. Les métaux de ce groupe sont connus pour leur extrême rareté et leurs caractéristiques sont uniques et inhabituelles. L’osmium est en réalité le plus rare de tous les métaux, environ 23 fois plus précieux que l’or. Les ressources d’osmium sont inférieures à 17 m³ et la réserve d’Osmium qui peut être utilisée est d’environ 1 m³. L’osmium est extrait des minerais des métaux du groupe de platine : 10 000 tonnes de platine contiennent seulement 31 g d’osmium. Contrairement à l’or que l’on trouvera même dans 1 000 ans, l’osmium pourraient connaître ce qu’aucun autre métal n’a connu jusqu’à présent : une pénurie.

 

Le procédé de cristallisation a été découvert en Suisse après plus de 40 ans d’expériences en laboratoire

 

Tout l’osmium présent dans la croûte terrestre aura été extrait et l’osmium ne circulera alors qu’entre les mains des investisseurs. La théorie du “big bang de l’osmium” appelée par les Américains consiste à ce que les ressources primaires épuisées entraînent une pénurie, ce qui pourrait donner lieu à une explosion incroyable des prix. Les scientifiques ont fait une estimation de 8 à 15 ans avant d’atteindre la pénurie de l’osmium sans néanmoins pouvoir prédire l’avenir. L’autre atout indéniable de ce métal est que l’on ne peut pas le contrefaire. Une caractéristique qui rassure les investisseurs, notamment dans une période où beaucoup d’autres métaux précieux subissent un marché important de contrefaçons. Considéré comme investissement à fort rendement, l’osmium est également connu pour son éclat particulier qui reflète la lumière et brille. C’est pour cela qu’il est également utilisé dans l’industrie de la joaillerie de luxe, remplaçant de plus en plus le diamant.  L’Institut mère allemand, dirigé par le scientifique M.Wolf, est chargé d’authentifier la pureté de chacune des pièces via un certificat (99,9995 % de pureté garantie). Les instituts ont le monopole mondial de l’osmium, ce qui permet une circulation fluide et économique.

 

 

Comment est née cette idée ?

Virginie Grondin : Le procédé de cristallisation a été découvert en Suisse après plus de 40 ans d’expériences en laboratoire. Avec les résultats de ce travail, le commerce d’osmium en tant qu’investissement tangible a pu donc voir le jour en Allemagne. Les toutes premières commandes ont ensuite très vite afflué, venues d’Autriche ou encore de Suisse. La langue de base étant l’allemand, il a facilité l’ouverture des pays qui parlent la même langue. L’osmium est si unique qu’il a très vite su se faire une place. C’est ainsi qu’il s’est répandu sur toute la planète, dans un premier temps sans réelle structure. Il a été naturel par la suite de tout traduire en anglais, ouvrant la porte aux pays anglo-saxons. Il a donc été nécessaire de créer une structure afin de fluidifier le réseau pour que chaque personne intéressée par l’osmium ne pose pas de question dans un espace vide.

 

Quel est le rôle de l’Institut Osmium France ?

Virginie Grondin :  Avec le développement mondial de l’osmium, de plus en plus de personnes s’y sont intéressées, et nous avons vu apparaître des questions dans toutes langues confondues. Chaque pays a une langue différente, des coutumes ou encore des règles différentes. Il était donc indispensable de repousser les frontières et d’implanter un institut dans chaque pays.

Les instituts sont maintenant présents dans plus de 30 pays, comme aux USA, au Brésil, au Portugal… Nous pouvons donc trouver de l’osmium n’importe où sur la planète et depuis 2020 chez nous, en France.

 

Mon premier objectif est de pouvoir informer un maximum pour introduire ce métal complètement nouveau en France

 

Il est donc possible de poser des questions dans sa langue maternelle et recevoir l’aide nécessaire un peu partout dans le monde. De plus, il est vrai que l’osmium a des caractéristiques extraordinaires connues mais si vous voulez prendre conscience de l’ampleur du métal le plus rare sur terre, il n’y a pas meilleure solution que de le tenir dans ses mains, de sentir son poids, sa densité. Les instituts sont donc également là pour cela.

L‘Institut Osmium France a pour mission d’introduire l’osmium, de former tous les grossistes et vendeurs du pays qui souhaitent travailler avec ce dernier. La formation est un point important pour que le réseau puisse se développer via des informations vérifiées et contrôlées.

 

Quels sont vos objectifs à court terme ?

Virginie Grondin : Mon premier objectif est de pouvoir informer un maximum pour introduire ce métal complètement nouveau en France. Dans un deuxième temps : développer le réseau de revendeurs osmium afin que l’osmium soit présent partout avec de nombreux points de revente. L’institut français connaît un départ fulgurant avec de nombreux clients et il a déjà accueilli ses premiers revendeurs venant de toute la métropole mais également d’outre-mer comme la Réunion. Mais l’idée serait de se développer comme l’Allemagne qui reste le pays le plus avancé en termes d’osmium avec l’Autriche juste derrière. En Allemagne, il y a déjà plus de 400 personnes dans les ventes qui travaillent avec l’osmium, comme les gestionnaires d’actifs, conseillers financiers et vendeurs privés. Après avoir séduit de nombreux clients privés, l’entrée des family offices vient de marquer un tournant important dans l’histoire de l’osmium. L’osmium est maintenant acheté non seulement en milliers, mais également en millions.

La France est connue mondialement pour son côté investisseur mais également pour son goût de la mode et de la bijouterie. L’osmium est déjà bien lancé sur le chemin de l’investissement et devrait également très prochainement séduire les bijoutiers français qui sauront sûrement apporter leur « french touch ». J’ai donc hâte de voir ce que la France va pouvoir proposer autour ce métal si unique.

 

Quel est le modèle économique ?

Virginie Grondin :  L’osmium connaît une courbe de prix stables qui ne cesse d’augmenter depuis sa commercialisation en 2014. En 2017, l’osmium avait une valeur de 800 euros par gramme et vaut aujourd’hui (environ) 1627 euros. Son prix est fixé et évalué quotidiennement en Suisse sur différents critères. Ces 4 dernières années, l’osmium a vu son prix augmenter de 14% en 2018, de 34% en 2019, 8% en 2020 et 20% en 2021. Le développement mondial de l’osmium est en pleine expansion et, qui plus est, rapide. À la fin de cette année, environ 10 millions d’euros d’osmium auront été vendus et les instituts seront en mesure de livrer en 2022 plus de 450 millions d’euros en osmium. Il est possible que la moitié de l’osmium disponible, soit 10 tonnes, soit cristallisée. Avec une augmentation possible des prix de 300 % en moyenne au cours des prochaines années, on estime que l’ensemble du marché atteindra alors un volume de 45 milliards d’euros.

 Toute personne souhaitant se procurer de l’osmium peut se rendre sur notre site officiel www.buy-osmium.com afin d’observer le prix et le grammage de chaque pièce présente sur la plateforme et de pouvoir poursuivre sa commande.

Avec moins de 750 kilos par an, l’osmium est certainement le métal tangible de notre époque. Il est question de trouver de nouveaux et modernes moyens d’investir de l’argent. Il n’y a donc pas meilleur moment pour investir dans l’osmium qui est et restera le dernier métal noble.

 

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